COMBUSTIBLES— CHARBON DE BOIS
meilleur cbarbon qu'un bois qui ne croit plus, et celui-ci est préférable à un bois sur le retour. Suivant le général Gassendi, quel- 3ues cbarbons peuvent prendre jusqu'à 36 et 40 pour 100 d'huroi. ité (sapin et mélèze). J'ai constaté que 1 mètre cube de charbon de sapin qui venait d'être pesé et avait accusé 146kil. avait acquis un poids de 159^.5 après avoir reçu pendant une demi-heure une très forte averse, à laquelle il n'était exposé que par une surface de un mètre carré.
Les bois qu'on veut carboniser doivent être abattus au moment où ils ont perdu leurs feuilles, on les débite ensuite à la longueur d'environ O'^.SO, et on les laisse sécher jusqu'à ce qu'ils aient à peu près perdu l'eau qui les împreigne, car le bois sec donne plus de charbon en poids que le bois vert. M. Berthier pense que les bois colorés et les bois résineux donnent une proportion de charbon beaucoup pins considérable que les bois ordinaires, et que le bois mort en donne autant que le bois vif. Il me parait certain toutefois que ce cbarbon de bois mort est d'un emploi détestable dans les fourneaux métallurgiques. Les bons charbons sont durs, compacts, sonoresy brillants, se cassent aisément et ont une cassure irisée - s'ik sont ternes et insonores, ils ont été trop cuits ; s'ils sont grisfttres, s'ils rompent difficilement, ils ne sont pas assez cuits.
Opiniom et préjugés de forges. — Les charbons en très gros morceaux provenant de bois de grand diamètre ou de quartiers d'arbres, échaulTent moins le fourneau parles vides qu'ils y forment : il faut les briser. Les cbarbons trop menus se tassent, étouffent le feu. Les charbons doivent être de la grosseur du poignet environ. Les bois peUsrds ou écorcés sur pied donnent un charbon trop dur, moins propre pour les fontes. Le charbon provenant de bois dont on a extrait lé goudron brûle trop vite et donne un fer cassant à froid; Le charbon récemment fait se consume plus vile, élève la température du fourneau, mais produit moins de fonte que lorsqu'il a séjourné dans les halles. On consomme un quart de plus de charbon de bois blanc que de charbon de bois dur pour la même opération (Gassendi). Le charbon enfermé mouillé perd de sa qualité.
Le déchet du charbon dans les balles est de 0.10 à 0.1 a. J'ai bien constaté ce fait.
On attribue ce déchet aux secousses que les charbons éprouvent dans le transport, et dans les éboulements fréquents qui ont li?a dans les charbonnières. Il pourrait bien n'être que le résultat de la cristallisation^ sous l'influence de l'humidité, des sels terreux et alcalins qu'ils renferment, et qui constituent leurs cendres^ cette cristallisation brise et fendille les morceaux en produisant sur eux le même effet que la gelée sur les pierres. Il importe donc beaucoup de mettre les charbonnières à l'abri de l'humidité.
Fente des gros bois destinés au charbonnage. — A l'aide d'une ta-