COMBUSTIBLES— GHÀHBON DE BOIS
Charbon de bouleau 7232 Berthier.
— de bourdenne (pour la fabrieafion de
la poudre) 5750 id.
— de cbéne 7f99 id.
— de frêne . . .' r • . • «808 îd.
— de peuplier . 7038 id.
— de sapin 7429 id.
Les chiffres de M. Berthier ont été obtenus à Taide de la lilhargc.
M. Péclet éralue aux f ou tout au moius au ^ de la chaleur totale, celle qui est émise par rayonnement.
Le charbon ordinaire ne commence à brûler qu'à la température de 240 degrés.
A poids égaux, les effets caloriques des divers charbons sont peu différents, ou s'il y a de légères dilTérences, elles sont en faveur des charbons de bois tendres.
A volumes égaux^ au contraire, les effets sont extrêmement différents, et ils peuvent être relativement mesurés par les cbidres sui^ vants dans la pralique.
mmin
Si 1. charbon de chêne produit un effet calorifique
théorique = i.OOO
On aura pour celui d'un même volume de
Charbon de frêne 0.858
de hêtre. . j ^^
de charme, j ^-^^^
d'orme 0.654
de pin 0.627
de bouleau 0.599
de châtaignier 0.574
de peuplier d*Italie 0.346
Combustion spontanée du charbon. — Il est un genre d'accident fort grave dont il faut se méfier; le charbon et le poussier de charbon plus particulièrement, est pyrophorique^ c'est-à-dire qu'il possède la singulière propriété de s'embraser spontanément dans certaines circonstances. Il peut donc' arriver que, sans aucune espèce de communication directe avec un corps enflammé, le feu se déclare dans les charbonnières. On a remarqué qi\e cette propriété était d'autant plus caractérisée que le charbon était plus récemment cuit, et aussi qu'il était dans un plus grand état de division. Il serait donc extrêmement imprudent d'introduire du charbon dans les halles avant de l'avoir laissé complètement refroidir.
Charbon roux. — On désigne sous ce nom une sorte de charbon incomplètement carbonisé et qu'on obtient généralement en chauffant le bois on vases clos à l'aide de la flamme qui s'échappe des foyers.