‹ Aide-mémoire général et alphabétique des ingénieursChapitre 129 sur 208 · COMBUSTIBLES-CHARBON ROUX · texte numérisé non relu

COMBUSTIBLES-CHARBON ROUX

Cette méttiode a été appliquée par MM. Yirlet, Fauvean-Deliars, etc.

Ce charbon (celai de chêne) complètement desséché est couleur chooolal et brun homogène. Ses fibres sont très resserrées et ça et là on ? oit interposée entre elles une substance noire^ brillante^ qui provient probablement de la carbonisation de la sève. Il ressemble beaucoup au bois fortement altéré qu'on rencontre dans les dépôts de lignite. QuoiquHl ait assez de ténacité, on peut le casser sans qu'il ploie, et les fragments peuvent être porphyrisés comme du charbon. Il n'est pas sensiblement hygrométrique.

Analysé à TEcoIe des Mines, il a donné

Charbon 29.9

Cendres manganèsées. . . 1.8 Matières volatiles .... 68.3

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Traité par 1» litharge, il a fourni, à cause de la grande Quantité d'hydrogène contenue dans les matières volatiles, 18.2 plomn^ chaque partie de plomb équivalant à 230 calories, son pouvoir calorifique est exprimé par 4186, c'est à peu près ce qu'on obtiendrait s^il contenait 53.5 carbone sur 100 parties.

Suivant M. Virlet, 1 stère de bois pesant 380kil. donne 220 kil. de ce charbon roux, ce qui revient à dire que IkiL bois donne 0*^.5789 charbon roux, ou qu'il faut 1^.727 bois pour obtenir 1 kil. charbon nouveau.

D'après le méme^ 6.125 bois produisent 4 charbon roux, d'où

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Ikil. de ce charbon occupe 0.002968.

Ikil. de charbon ordinaire sec ayant pour pouvoir calorifique

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moyen 7200 calories environ, et occupant un volume de 0.00466. Il en résulte que, à poids égal,

1 kil. nouveau produit 4186 calories,

ikil. charbon ordinaire 7200

Donc pour obtenir 7200 calories, il faudra contre ikil. fu ordmaire employer l''.720 charbon nouveau, et com

de charbon ordinaire employer l''.720 charbon nouveau, et comme nous savons que

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Ikil. charbon nouveau occupe un volume =r:0. 002968

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1 kil. charbon ordmaire occupant d'ailleurs 0.004666

on voit que si 2 litres 968^ ou 1 kil. charbon nouveau

donne 4186 calories, 1 litre donnera 1410 calories,

37 « GOMBUSTIBI^ES— HOUILLE.

et si 4 litres 666^ ou Ikil. charbon ordinaire donne 7200 calories^

1 litre donnera 1 543 calories;

donc, à Yolume égal, les quantités de chaleur dégagées par le nouveau charbon et par le charbon ordinaire sont enlre elles :: 141 6 : 1543, et il faudra, pour obtenir des quantités de chaleur égales, des volumes dé charbon ancien et nouveau qui soient entre eux comme 100 et 109; cette légère différence, qui, il est vrai, eût été un peu plus forte si Ton avait pris 225 kil au lieu de 214kil. pour le poids du mètre cube de charbon ordinaire, montre que remploi du nouveau charbon ne causera pas d^enoombrement sensible dans les fourneaux et n'obligera pas à en augmenter les dimensions.

D^un autre côté, ce procédé offre des avantages considérables là où il peut être adopté; en effet, admettons que par le procédé des forêts Ton obtient toujours 18kil. de charbon sur lOOkil. de bois, ou en d'autres termes, que pour obtenir Ikil. de charbon ordinaire on emploie ^= 5^.555 bois, il en résulte que, pour obtenir 7200 calories, on achète 5^.555 bois à la forêt.

Mais pour obtenir cette même quantité de chaleur du charbon nouveau, il faudra en employer 1*^*720, ce qui n'exigera que lk.727 X 1 -72 bois = 2^970 bois.

Il y aurait donc une économie de 5^.555 — 2. 970=: 2^.585 bois par 7200 calories; ce qui donnerait un profit annuel très considéra-* ble; malheureusement, les transports et les frais de carbonisation diminuent prodigieusement ce bénéfice, qui, pour certaines localités, est tout à fait illusoire. (Voyez mes études sur VAri d^ extraire Us fers de leurs minerais.)

Houille, M. Berthier considère les houilles comme des bitumes solides dont la matière se trouve entièrement mélangée avec la matière pierreuse qui constitue les roches dans lesquelles elles sont renfermées, et qui peuvent contenir en outre quelques substances minérales accidentelles, telles que des pyrites.

Il y a des houilles dans toutes les formations depuis les plus modernes jusqu'aux formations intermédiaires. Ce savant les classe comme suit, sous trois grandes divisions.

10 Les houilles des terrains tertiaires ou postérieurs à la craie, qu'il nomme lignites, parce qu'elles conservent souvent la structure du bois. On les rencontre dans l'argile plastique et les calcaires d'eau douce. Les lignites n'ont pas pu jusqu'ici être employées avantageusement comme combustibles par l'industrie;

20 Les houilles des terrains secondaires arénacés ou calcaires, qu'il appelle /loutïfef proprement dites ;

30 Les houilles des terrains de transition, qu'il appelle anthradieset qui s^cmbrasent difficilement.

COMBUSTIBLEÇ— HODILLE. 375

La houillo pèse de 7 h 900kil« le mètre cube. Plongée dans Teau elle en absorbe une quantité considérable et qui varierait suivant M. Berthicr^ de 0.10 à 0.60^ si ce dernier chiffre n'est pas le résultat d'une faute d'impression.

Puissance calorifique. — La puissance caloriGque des houilles évaluée d'après Vessaipar la litharge est, suivant M. Berthier,

Houille de Carmeaux 6923

d'Alais 5348

ftive-de-6ier 6808

Besseges • • 6210

Rouchamp 6279

Treuil 5842

Epinac 6164

Newcastle 7176

Gaîllette (Mons) 6463

Rayonnement, — Suivant M. Péclety les houilles rayonneraient environ I de la chaleur totale.

Le uocteur Ure évalue la puissance calorifique des houilles anglaises de la meilleure qualité à 5000calories seulement, et celle des nouilles ordinaires à 4166. Ces résultats sont déduits d^exp^riences faites à Paide d'un calorimètre particulier. Ce savant s'élève, du reste, contre les estimations faites d'après les proportions du carbone que contiennent les combustibles, ou d'après les proportions d'oxygène nécessaires à leur combustion. Il cite des exemples des méprises auxquelles donne lieu l'emploi de la litharge.

Résultais pratiques — La houille moyenne vaporise environ 5 fois son poids d'eau, 7 et 8 fois ce poids si elle est aussi bonne que celle de Newcastle. Des expériences faites à Paris avec diverses espèces de houilles sur de l'eau déjà échauffée à 100 degrés, ont donné de 8^ à lO^kil. de vapeur pour Ikil. de combustible.

Cependant, d'après M. Fyfe, il est rare, en Angleterre, que dans les meilleurs fourneaux de machines à vapeur on obtienne en pratique plus de 6kil. d'eau réduite en vapeur par kilog. de houille. II faut excepter toutefois certaines chaudières à foyers intérieurs adoptées pour les machines à l'imitation de celles de Gornouailles et qui servent à Tèlévation des eaux. A Londres, un kil. de houille du pays de Galles y vaporise 8 kil. d'eau et plus. L'emploi de ces chaudières parait donc fort économique, malheureusement il est aussi dangereux ; celle forme est précisément celle qui avait été adoptée pour les chaudières du bateau à vapeur la Cytis. Elles ont fait explosion au premier essai ^ et depuis^ quelques chaudières du même genre ont éprouvé le même sort.

Essai des houilles. — Indépendamment des essais directs ou indi-

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