‹ Aide-mémoire général et alphabétique des ingénieursChapitre 15 sur 208 · S AIGUILLE AIMANTÉE · texte numérisé non relu

S AIGUILLE AIMANTÉE

de celui dn méridien terrestre au môme Ueu> d'une valeur angalaire qu'on appelle la déclinaison de l'aiguille.

Cette déclinaison qui, dans notre hémisphère boréal, est Tare compris eotre le pôle austral de l'aiguille et le méridien terrestre , est yariabie arec le temps et avec le lieu. Orientale en t580 et 1618, nulle en 1663, elle est occidentale depuis cette époque, et après avoir atteint en 1819 une valeur de 22o 29'^ elle n'est guère ^ au^ jourd'hui que de 22o 20'.

Il j a des lieux sur la terre pour lesquels la déclinaison est nulle. Voyez au mot âzimuth^ comment on peut détermiocr la déclinaisoa de l'aiguille aimantée.

V inclinaison de Paiguilleest Pangle qu'elle fait au-deMotM de Tbo^ rizon, lorsqu'elle est librement suspendue par son centre de gravité dans le plan du méridien magnétique. Cette inclinaison^ qui augmente avec la latitude terrestre, et. a aussi varié avec le temps, est pour Paris de 70»; vers le pôle boréal de prés de 90<>, et vers certains points de la zone équatoriale= o. Dans l'hémisphère austral, l'iociinaison est en sens inverse, mais suit à peu près les mêmes lois générales que dans celui-ci.

Oscillations. On croit avoir observé qu'en un même lieu , sous l'action d'une même force, une même aiguille oscille d'autant plus vite que sa température est moindre.

Variations. L'aiguills aimantée des boussoles éprouve des varia^ tions diurnes. Généralement stationnaire à Paris pendant la nuit, son pôle austral fuit le soleil levant et se jette, le matin , vers l'ouest. Sa déviation occidentale augmente jusqu'à trois heures environ. Elle se rapproche ensuite du nord jusqu'à 10 heures du soir. La dévia^ tion qu'elle subit dans ces mouvements est pins grande en été qu'en hiver j elle peut s'élever à 15' en été et à 8 à i 0 minutes d'octobre à mars. Elle a quelquefois atteint 25', circonstance dont il faut se méfier dans les levés exacts. L'amplitude de ces déviations parait d'ailleurs diminuer en même temps que la latitude.

Précautions. Quelque emploi que l'on fasse de l'aiguilte aimantée, il importe de se mettre en garde contre les circonstances de plus d'un genre, qui diminuent ou même anéantissent en elle la vertu* magnétique. Parmi ces circonstances on cite les chocs, une forte élévation de température, un effort de torsion, subis par l'aiguille, les éruptions volcaniques, les tremblements de terre, les aurores boréales, mais bien plus communément les fausses positions qu'elle peut conserver pendant un long transport en voiture, ou pendant les repos, la simple chute de l'instrument qui la porte^ un orage (1).

(I) « AU mois de juillet 1801, étant à faire an levé aux environsde la petite

AIR CHAUFFE. t3

Eo conséquence, ringéniear en mission, dans des lieux éloignés des grandes villes, fera bien de se munir de deux barreaux aimantés qu'il emploiera de la manière suivante.

Aimantation des aiguiUet, Il fixera Taiguille bien h plat sur un petit bloc de bois , suivant la direction approchée du méridien magnétique. Il creusera dans le bloc une petite cavité pour rerevoir la ehappe de l'aiguille. Prenant alors ses barreaux Tun dans la main droite, l'autre dans la main gauche^ il les placera vers le milieu de Taigiiille, de telle sorte que le pôle austral A de Pun, soit du côté da pôle boréal fr de Faiguille, et le pôle boréal B de l'autre du côté du pôle austral a. Cela fait, il les inclinera chacun de 25 à 30o avec l'aigaille en sens contraire , et les faisant glisser sous cette inclinaison, d'un mouvement lent et uniforme, ils devront arriver chacun eo même temps à chaque extrémité de TaigniHe. Parvenus en a et Ironies relèvera pour les rapporter au milieu et recommencer une noorelle passe de la même manière , et ainsi de suite. On réitère la même opératioD pour le dessous de Taiguille.

Qoe si, pour s'épargner une rêaimantation, on emporte des aiguilles de rechange, on devra les disposer l'une sur Tautre par leurs p6les de noms contraires.

AIGUISER UN OUTIL. Appliquer le biseau de l'outil , autant qoe possible, dans toute son étendue sur la meule,« constamment kamectce d'eau ; et s'il j a deux biseaux les soumettre bien égaleneot à l'action de la meule.

hsser ensuite les biseaux sur la pierre fine (pierre du Levant, schiste ceticule ou même ardoise commune) imbibée d'huile, le plan du biseau toujours en contact partout avec celui de la pierre. (Foyez soie.)

AIR ATMOSPHÉRIQUE. Voyez Atmosphbrb.

AIR CHAUFFÉ, considéré comme agent mécanique. Depuis un domi-siécle environ, on s'est occupé à diverses reprises des moyens d'employer l'air échauffé comme agent mécanique. Bien que ces Teeberches aient été }usqu'ici à peu prés infructueuses, il peut ^ utile de montrer qu'elles méritent à tous égards d'être suivies ^Yec persévérance, et que du moins l'idée de substituer l'emploi de l'air échauffé à celui de la vapeur d'eau , par exemple, n'a rien d'absurde en principe, quoique la réalisation de cette idée présente sans contredit des difficultés pratiques qu'il ne faut point se dissimuler.

« ville de Gangeit, en Allemagne , il survint un orage précédé d'éclairs et de « lonnerreqoi détruisirent toialement la vertu magnétique de raiguillc de no- « tre boussole. » (Maissiat, Mémoire sur la bousiole,)

i % AIR CHAUFFÉ.

Parmi tous les moyens qui se présentent ponr transmettre le travail qui résalterait évidemment de la dilatation de l'air, arrêtonsnous, pour simplifier la comparaison, entre cet agent et la vapeur d'eau k celui qui consisterait à dilater une certaine masse d'air renfermée dans un cylindre, dans lequel se mouvrait un piston mobile, puisa ramener cet air par le refroidissement à son étal primitif.

Soit Y le volume d'air à dilater, mesuré à 0^ et sous la pression 0."76.

« le coefficient de dilatation de l'air pour un degré, a= 0.00366. t le nombre de degrés ou la température acquise par le volume Y.

Son accroissement de volume par l'effet delà dilatation sera évidemment y tt t

Et si P= 10335*" est le poids de l'atmosphère par mètre carré, on trouvera facilement, pour le travail total, produit par la dilatation de Y,

PY a t^^

en supposant dans ces calculs approximatifs que /n'a pas varié malgré l'accroissement de volume.

Soit maintenante le poids d'un mètre cube d'air à 0 et sous la pression 0.iP76,'v=seDsiblcment f.'^S,

«=: 0.26 sa capacité pour la chaleur, celle de l'eau étant représentée par 1 .

c le nombre de calories à dépenser pour élever le volume Y de o à /, on a

Si Ton emploie au contraire de la vapeur à 1 atmosphère , pour faire le même travail , il faut remplir de cette vapeur un espace = V a r, et si Ton admet en nombre rond que la vapeur occupe

.» . » 11. . 1» 1 . iOOOVal

alors 1700 fois l'espace de l'eau qui 1 a produite, on aura — j^j^q —

pour le poids de l'eau à réduire en vapeur, ce qui exigera comme l'on sait une dépense de calories

on a donc le rapport

G =e 4.3 c environ.

L'emploi de la vapeur exige donc ici 4 fois et j autant de combustible que remploi de l'air dilaté pour produire le même travail.

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