AIR CHAUFFÉ
Qaant au refroidissement de Pair d*uneparietà la condensation de la yapenr de l'antre , on voit de môme, que la niasse refroidissante on condensante, de quelque nalure qu'elle soit^ sera toujours considérablement plus faible pour Tair que pour la vapeur.
On a objecté contre Temploi de Tair dilaté la grandeur des appareils qui devront le contenir (Hacbclte, Traité de$ tnachineSy p. 2Sû); mais cette objection n'est fondée que sur Pbjpothése où Ton se contenterait d'augmenter la température de Tair de 1 seul degré. Iln'en est plus ainsi dés que Ton admet un accroissement de température de 100 degrés par exemple qiy paraîtrait beaucoup plus convenable d'ailleurs sous d'autres rapports. En effet , cherchons le volume y k élever à la température t pour produire 1 kilogrammétre, on aura
PV a r = 1^
d'où
V / =3 l sa 0 09ft4l
Si l'on fait tz=i !<>, le volume d'air à échauffer devient effectivement 0.02641 par kilogrammétre, de sorte que une machine de 20 chevaux ou 20 X VSkil.m.rrlSOO*" exigerait au moins 39 ."""*6 à élever de 1 degré en une seconde, mais on n*a que le ~ de cette capacité ou O.^'^SOO, environ 0.4 si Ton augmente la température de J'aîr de 100 degrés, et 0."'"°132 seulement si Ton travaillait à 300 degrés, température que, contrairement à l'opinion générale, un volume d'air de 0.°"°"13"2 peut acquérir très facilement et en un temps très court, ainsi qu'on le verra plus loin.
Un autre mojen d'échauffer l'air consisterait à porter un corps incandescent dans l'intérieur de sa masse, et ce mojen est celui qu'avaient adopté MM. Niepce, ^UT leur pyréolophore^ sorte de machine à air dilaté qui, présentée à l'Institut vers 1806, obtint un rapport encourageant de MM. Bertfaollet et Carnot.
« Pour.se faire une idée de l'appareil de MM. Niepce, dit ce rap- « port, il faut concevoir un récipient bien clos de tous côtés. Alors ff si l'on trouve moyen de porter tout à coup au centre de ce réci- « pient une flamme très vive, la chaleur dilatera subitement ta masse « d'air contenue, les parois intérieures éprouveront du dedans au « dehors une forte pression ; et si Ton tait à ces parois une ouverture « à laquelle on adapte un piston de même grandeur, ce piston « sera repoussé et sera capable de soulever un poids quelconque « proportionné à la dilatation de l'air du récipient.
a Qu'après cela, en supposant la flamme éteinte, on renouvelle « cette masse d'air, pour remettre les choses dans leur premier état, « le piston reviendra h sa place -, et si l'on porte de nouveau au cen- « tre du récipient une flamme semblable k la première, le jeu de la