‹ Aide-mémoire général et alphabétique des ingénieursChapitre 159 sur 208 · Q = 1.96 LH |/H · texte numérisé non relu

Q = 1.96 LH |/H

Si la vitesse Y à la snr&ce du courant mesurée à Paido d'un flotteur à quelque distance en amont du barrage ou du déversoir, était assez grande pour ne pouvoir être négligée, le coefficient m changerait encore et l'on aurait, pour les deux cas, en tenant compte deV,

Q = 1.93 LH v/H+^oriisv*

Les torrents présentent souvent en plusieurs points de leur cours des barrages naturels dont la crête est assez . aiguë pour que Ton puisse se permettre d^appliquer immédiatement les formules ci-dessua qui fournissent alors des approximations.

Si la crête d^un tel barrage était au-dessous du niveau des eaux d'aval d'une quantité A', h étant la différence des niveaux des eaux pris à quelque distance à l'aval et à l'amont du barrage, on pourrait encore, an moins dans une reconnaissance, évaluer à peu près le débit par la relation approximative

Observations sur le jaugeage des cours <Feau, Lorsqu'il s'agit de l'établissement d'une usine, l'opération du jaugeage doit avoir pour but de déterminer le volume d'eau dont cette usine pourra disposer pendant le plus grand nombre de jours de l'année, ^t non la movenne entre les plus hautes et les plus basses eaux. C'est, en eflet, d après ce volume Aaii/ue/que les règlements administratifs détormioeroiit les hauteurs des déversoirs et, en général, la situation et la grandenr des orifices d^évacualîon. Il en résulte que toute augmentation

COIIJIS fftkV. M

aa delà de ce Tolume, loin de profiter en générai à l'asine» lui nuira le plus souvent en gonflant les eaux à Pavai, et diminuant ainsi la chute disponible dont la limite supérieure s^éléve peu. G^est ce qui a fait dire avec raison que le jaugeage fait pendant les eaux hanituclles donnait le maximum et non la valeur moyenne de la puissance utilisable des cours d^eau. ( VtoUet» Établissement des usinée hydrauliques. )

Effets des obstacles et des sinuosités. Un obstacle isolé opposé au cours des eaux les gonfle à Tamont et accélère leur vitesse à Taval , et si le fond peut céder sous Tinfluence de la nouvelle vitesse, il se produit un affouillement.

Un éperon insubmersible saillant sur une rive dé termine des tour* Doiemcnts tant à Tamont qu^à Taval . des affouillements à la pointe si le fond peut céder, des attcrrisscments dans Pangleaval de l'épe^ ron avec la rive et quelquefois môme à l'amont.

Un coude commencé tend à se prononcer de plus en plus. Le courant attaque la berge concave qui devient plus verticale. Il prend* an pied de celte berge, plus de profondeur et plus de vitesse et il dépose les matériaux entraînés du côté de la berge convexe qui 8*atterrit.

Lorsque le vallon est trop étroit pour que les contours puissent prendre un développement assez grand et diminuer suffisamment la pente et ia vitesse, le lit est continuellement modifié et les contours transportés en avant.

Exhaussement produit par un rétrécissement. On obtient une valeur approchée x d^un tel exhaussement en le faisant égal à la différence entre les hauteurs dues aux vitesses de surface avant et après rétablissement de fouvrage qui rétrécit le lit.

Soient donc :

L la largeur du cours d'eau avant son rétrécissement; •

/ celle de Tespace rétréci;

y vitesse movenne de surface en ce dernier point sensiblement — » U-

U étant la vitesse moyenne;

V vitesse à la surface lorsque le cours d'eaa était libre=r | «;

h profondeur de Feau en ce point à la même époque.

la section était aloi;i» LA;

le rétrécissement opéré, elle deviendra / [h-^x), on plutôt ml(h'\'X),

m étant le coefficient de contraction à l'entrée de ^espace rétréci,

les yitesses moyennes étant en raison inverse des sections^ on a

U : u :: LA': mi(* + x) :: V : «

d'où y vLh

LA

ml {h-\-x),

La hauteur duc à celle vitesse est 0.051 v^ , . „ , ,

ml (A-|-jc)^

La hauleur duc à t? = 0.051 t?^.

On a donc pour la différence de ces hauteurs ou IVxhausscmenl x

Lh \»

a? zz: 0.051 t>* M —

I \fnl

Pour calculer x, on néglige d'abord x dans le second membre^ oo tire de l'équalion une première valeur approchée do x qu'on introduit dans ce second membre, on calcule une nouvelle valeur de j? qui devient plus approchée, et ainsi de suite.

Lorsque le rétrécissement est causé par un pont, m = 0.855 si les avant-becs des piles présentent carrément leur face antérieure au courant, m = 0.95 lorsqu'ils lui présentent un angle aigu.

Gel exhaussement donne lieu, sous les arches, h des cataractes souvent extraordinaires pendant les, crues. M. Vicat a pu mesurer Pune d'elles, au pont de Souillac, qui ne s^clevail pas à moins de 2'".62.ll remarque que, à part les considérations de coup d'œiletde durée, les avant-becs triangulaires sont très préférables aux circulaires, sur les rivières rapides.

Conservation et défense des rives. On conserve et Ton défend les rives d'un cours d'eau : 1» par des plantations de gazon et arbres aquatiques et flexibles, comme le saule, dont les racines s^ épanouissent superficiellement et forment réseau; 2<> par des enrochemeots en gros blocs jetés au-devant des talus qu'on veut garantir. Ces en^ rochements se composent de moellons plats posant sur le sol par leur grandebase, et assez pesants pour n'être pointenlralnés par lecourant, sous l'action de la pente. Lorsque le lit s'affouille en avant de ces masses, elles descendent dans les creux; on recharge alors l'eDrochement. A défaut de pierres de dimensions suffisantes, on emploie des paniers d'osier qu'on remplit de cailloux et dé menues pierres. 3° en traçant un sillon dans le sable sous Tétiage, j fondant eu pierres sèches un massif que l'on consolidera par deux ou trois lignes de pieux équidislants de 1°", en appuyant contre ce massif, qui s'opposera ainsi au glissement, le pied d'un péré auquel on donnera trois de base sur deux de hauteur. 4» par des revêtements en charpente, à la condition d'employer des pieux très longs pour maintenir le pied de ces revêtements, et lorsque, d'ailleurs, les affouillements sont peu à craindre ; mais ces sortes d'ouvrages sont coûteux, et de premier établissement et d'entretien. 5® par des tcicages. 6^ par des

srisou éperoDS saillants sur la rive, submersibles ou insubmersibles^ exécutés, d'ailleurs, en enrochements, charpentes, faseinagesou combinaisons mixtes de ces matériaux. On calcule qu^un.cpi garantit à Pamont une longueur double^ et à l'aval une longueur triple de sa saillie sur la rive. Ce moyen de défense est souvent peu efficace, et lorsqu'il réussit à protéger l'une des rives, il devient toujours agressif pour la rive opposée, et môme pour la première vers laquelle le courant revient à Ta val de Fépi établi.

Législation des cours (Teau^ dispositions principales. Les lits des cours 'd^eaunavigablcsoufloltablcssurtrains.etradeaux,appar(ienncntà l'Etat à partir du point de leurs cours où ils le deviennent effectivement. •^L'Ëtatest également propriétaire du lit des bras des cours d'eau désignés ci dessus, quand bien même ces bras ne seraient ninavigables ni flottables. — Les lits des cours d'eau qui ne sont ni navigables ni flottables sur trains ou radeaux, appartiennent aux propriétaires riverains. La pente des cours d'eau, de quelque nature qu'ils soient^ ou (pour mieux rendre la pensée des législateurs) le travail de toutes les eaux courantes appartient à l'Etat, — qui le concède à certaines conditions. — Toutefois, celui dont la propriété borde un cours d'eau naturel non navigable ni flottable sur trains, peut, sans autorisation spéciale, s'en servir, à son passage, pour l'irrigation de ses propriétés, à condition : !<> de ne détourner que le Yolume nécessaire à la fécondité ; 2o de n'opérer ce détournement que par desimpies saignées et sans l'aide d'aucun ouvrage en rivière ; S^dc rendre l'eau à la sortie de ses fonds à son cours ordinaire. — Ce droit d'irrigation ne se perd point parla prescription. — Les fonds inférieurs soDtassujettisà recevoir les eauxquidécoulentnaturellement des fonds plus élevés sans que la main de l'homme ait contribué à cet écoulement.— Nul barrage, nul ouvrage servant à relever le niveau primitif d'un cours d'eau quelconque ne peut être établi sans une autorisation de l'administration compétente. — Celui qui se propose d'établir un barrage sur un cours d'eau quelconque, doit être propriétaire des deux rives, quand bien môme le barrage ne devrait s'enraciner que sur une seule. — L'autorité, qui possède seule le droit de concéder Te travail des eaux courantes, conserve celui de retirer la concession ou d'en modifier les conditions en vertu de motifs d'intérêt général, et ce avec ou sans indemnité aux concessionnaires, suivant des cas peu nettement définis. — Quand l'autorisation d'établir une usine sur quelque cours d'eau que ce soit a été accordée, il n'est pas permis de changer la destination de cette usine sans une nouvelle aatorisation, lors même que le changement de destination n'apporterait aucune différence quant au volume ou à la chute déjà concédés. ^^ Bien qu'un propriétaire d'usine se soit strictement conformé à toutes les clauses d'une toncession, au règlement d'eau que Tadmiiiistration compétente lui A prescrit, si un dommage quelconque

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était causé k des tiers par l'effet même de la stricle exécution des règlements administratifs, le propriétaire serait tenu à la réparaltOD de ces dommages et ce, sans recours aucun contre radminislration ou contre ses agents. — a Tout concessionnaire doit se rappeler qu^il « ne suffit pas qu'il se conforme aux condilions de Tordonnance (( royale^ il faut encore qu'il s'assure que ses constructions ne porte- <( ront pas préjudice à ses voisins; sans cela il court dos risques qui (( peuvent lui devenir funestes. » (Favard de Langlade.) Dura kx, sed kx!

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