‹ Aide-mémoire général et alphabétique des ingénieursChapitre 162 sur 208 · nr.u · texte numérisé non relu

nr.u

ii'tm

JÊtX

£a plus petite YÎtesse est d'environ. .

U dépense d'eau étant alors de 50tO>^"*

- et -la pente. • •

HHONE, de Ljon à Beaucaire. . .

— Vitesse à Beaucaire dans les basses

eaux,

' — vitesse à Arles dans les basses eaux — vitesse moyenne dans les crues.

RIVIÈRES (petites) des environs de Paris. . .

SAONE (grande), de Verdun à Lyon. .

—^ (pctitej, de Vamont de Verdun à

Graj.

SEINE , de l'embouchure du canal de . Saint- Denis à son extrémité aval. .

— de Paris, à Rouen

— entre Suréne et Neuillj, la hauteur

sur Les l)asses eaux étant 1 .26. • .

— dans l'intérieur de Paris, l'eau étant à 0.60 sur l'étiage

-^ l'eau étant h 6"<^ sur Vétîage. . .

-TAMISE , plus grande vitesse à Lon-

H dres pendant le flux

^ — pendant le reflux

Longueurs.

TIBRE, à Rome, dans les basses eaux

TORRENT provenant d^une fonte de neige causée par l'éruption d'un volcan en Amérique (Bouguer). . . .

Différences

de niveau.

Pente niQjeDiie

par mètre.

teiseï

observées.

7iO

COCVERTURES. (Planches XXXIV, XXXV, XXXVI.) Les qoalilés qu'oa doit rechercher dans une couverture sont : 1» de ne pas laisser passer rhumidilé qui pourrit les charpentes des combles eo liois^ 2"^ de ne pas se déranger par Faction du vent ou par les dilatations et contractions qui accompagnent les variations de température ', 3^ de ne point charger avec excès les fermes afin de ne pas avoir à augmenter Téquarrissage des pièces dont elles se composent; 4* d^étrc à Tabri de Fincendie^^ 5"" de n'exiger que des frais de pre-

COVVEftTDRES. Mfk

mier établiMemeot qui soieDi en rapport av^ la destination du bfttiment; 6* de n'exiger que peu d'entretien.

Les couvertures en dutume, en planeketj en bardeaux y en imk$ plates y en tuiles creuses de direrses formesy en arMses, les couyer* lures métalliques en. xinCy en tôkj en flamb, en cuivre satisfont plus ou moins bien & toutes ces conditions; le prix des matériaux rendus à pied-d'œuvre, la durée présumée du bâtiment « les frais d'en* tretien pendant cette durée, le prix auquel on pourra espérer re- .vendre les matériaux de la couverture , le prix du comble que le mode de couverture exigera » le taux de l'intérêt sont les éléments que ringénieur devra soumettre au calcul, avant tout. Les résultats comparatifs auxquels il parviendra .ainsi lui indiqueront toujours avec certitude quelle €t3pëce de couverture il devra préférer. (Yojet Tarticle Économis dés constructions. ) Il trouvera presque toujours, au reste, que par suite de Taçcroissement rapide de Tinlérét du capital de première mise, l'espèce de couverture dont la dépense de premier établissement sera la plus considérable, restera la plus chère même après une longue durée, lors même que les frais d'entretien de cette couverture seraient à peu prés nuls.

Observations générales. Nulle couverture ne doit reposer sur des matériaux dont la durée soit moindre que celle des matériaux de la couverture elle-même; ainsi des tuiles plates dont la durée pourrait atteindre un siècle, ne devraient point reposer sur des lattis rendus tellement faibles aujourd'hui que leur durée est de trente ans à peine: il en résulte que le renouvellement du lattis oblige à relever toute la couverture et que les frais causés par les dcchels sont presque aussi grands que si elle devait être refaite à neuf. — Plus les maté* riaux d'une couverture sont minces, moins leurs rebords offrent de prise au vent qui tend à les relever. — Plus la pente d'une couver* turé sera forte, plus le comble exigera de matériaux, moins sera grande la composante des vents horizontaux qui tend à relever la couverture et à chasser les eaux pluviales entre les lames. qui la composent, plus la gravité combattra avantageusement Faction capillaire de ces lames qui tend à élever et à retenir les eaux dans les parties où elles se recouvrent, plus la quantité dont ces lames se récouvrent dans le sens de la pente du toit^ pourra être diminuée* -—Plus les lames dont l'ensemble forme une couverture auront d% surfacç> moins cette couverture présentera de solutions de. conti^nuilé ou de joints par lesquels l'humidité pénètre toujours plus ou moins; il sera donc en général plus avantageux d'employer des métaux laminés en feuilles d'une grande surface que de lesdccou-' per en petites feuilles ou ardoises métalliques; — Enfin, plus les matériaux d'une couverture sont légers, plus on peut, en général, réduire les pentes des toits et diminuer la charpente des combles, jus-

4«f COUyKItTUAKÇ («w#w^).

qu'àvQDO certaine Ji^ile, toiiti^fois » qu^il ne cooTiçnt p^ 4e scr dans nos climats.

lÀmiitê. de Vindinaiicn des ioiiureê. Si Von considère que dans nos cliniats la surcharge causée par raocumulation des neiges sur lo toils surbaissés s'élèvesouTenl jusqu'à 50 ou 60*^ par mètre carré, que dus vents plongeants peuvent exercer parfois des efforts équivalents, que la faible inclinaison des toits rend les assemblages dei charpentes fort obliques et par conséquent moins solides, qu'en aucun cas une couverture ne doit reposer sur des surfaces flexibles dont les vibrations désorganiseraient Tcnsemble, on se trouve conduit à/Cegarder l'angle de 32 ou mieuii 95o environ comme la limite inférieure de riaelinaisoD des toitures. Quant à sa limite supérieure, elle est déterminée par k condition que les matériaux de la couver* ture ne glissent pas les ons sur les* antres par Teflet de la pente, et parait fixée à 45<^ environ pour les ardoises et les (uiles plates, qai sont retenues par des clous ou -des talons.

Qibe dei baie, etc. A ces limites extrêmes, on peut, dans une pre mière approximation, évaluer à 0»^<>».06 et 0«>»».09 le cube de boiii employer par mètre carré de couverture pour soutenir celle-d fet M assurer une solidité et une rigidité convenables. Quant aux parties en plomb ou en fer-blanc des cbéncaux, lucarnes, leur surface par mètre carré de couverture est d'environ 0**.03.

Couvertures en chaume (planche XXXIY, fig. 1). Le meil^ear chaume est celui de seigle. On incline le comble à 45^, et Ton doDoe à Tégont du toit une sâilHe de 0«.50 sur les murs.

Description, a b pannes rondes ou carrées. suivant le bois que Von a. — c c perches rondes parallèles en brins de chêne écoreés oo même en jeunes sapins, chevalées sûr les pannes contre lesquelles elles sont retenues par des chevifles en bois dur, comme en a. — d perches-lattes ou perchilles rondes, attachées horizontaleiuent sur les chevrons r par des harts d'osier ou de coudrier, et que Ton espace de 0^.15 à 0<».20. — e, bottes de chaume ilies javelles, réunies deux à deux comme en /*par un lien commun de paille et mieux dV sier qui les entoure en s'entrclaçant de Pune à l'autre. Chaque js; Telle est d'abord égalisée d*un bout par quelques secousses qu^on lui imprime en la maintenant verticale sur un sol uni ; Tantre bout est ooupé avec la faucille. On fixe les deux javelles aux perches-lattes par un lien d'osier qui passe entre elles et enveloppe le lien qui les unit.

Pose. On commence le travail par le bas du toit et on le contiooe en remontant successivement par rangées horizontales dites orgnsfi et de telle sorte que les javelles d'une orgne répondent aux joints des javelles de Torgne inférieure, les orgues se recouvrant d'ailleui'

éâns te sens de la pente de la moitié au moins de la partie pendailtè des javelles. L'épaisseur du chaume acquiert ainsi environ 0». 30.

La première orgno o« la plus basse est disposée sur un rangp de coussinets en chaume enlacé d'osier, très serrés les uns contre les autres, et qui détermine ainsi la contre-pente du chaume. Toutes les orgnes qui 8uiv<>nt en remontant reçoivent la même inclinaison. Quant au faite, il est formé de javelles failiéreê posées à cheval sur les deux pentes, et outre les liens qui les attachent on les charge d'un mortier de terre grasse à défaut d'autre.

La couverture terminée, on la laisse tasser pendant trois mois, puis on recharge les endroits creux en insinuant entre les javelles posées d'autres javelles simples de remplissage. Enfin on peigne lé^ gérement le toit avec un rAteau, et l'on rase tous les brins qui s'élé* vent au-dessus de la surface générale ou dépassent la saillie utile de i'égout.

Quab'tés ei défauts. Ces couvertures offrent une grande économie sur les frais de premier établissement. Elles garantissent les habitalions de la chaleur en été et du froid en hiver; maiselles'se recou«vrent de mousses qui les pourrissent et entretiennent l'humidité. Elles servent de repaires à une foule d'insectes et d'animanx. Elles sont facilement incendiées et ces incendies deviennent fort dangereux pour le voisinage. J'ai vu toutefois dans les forges prussiennes de très grands dépôts de charbon de bois couverts en chaume. Cette couverture convient très bien aux glacières.

Couverture» enj&nc» etroieaux. A défaut de chaume, on emploie parfois dans les pays marécageux les joncs et les roseaux qui y croissent en abondance. Le travail est le même que pour le chaume, si ce n'est que l'on écarte moins les perchettes, afin de pouvoir multiplier les liens. Sans celte précaution, les joncs et roseaux dont la surface est lisse pourraient glisser. Ces couvertures sont d'une exécution plus difficile que celles de chaume , mais elles durent plus longtemps. ;

Couvertures en planches. Elles se font avec plus ou moins de soins et de dépenses, suivant la durée qu'elles doivent avoir. On y emploie de préférence le pin et le sapin .

Description {planche XXXIY , fig. 2). Sur les pannes a portent des chevrons b distants d'environ 0"*.50. Ces chevrons sont coupés en erémaillère à leur partie supérieure, él Ton engage dans les endents les planches e qui se recouvrent d'environ | de leur hauteur. Ces planches sont mamtenues sur les chevrons qu'elles croisent par trois vis au moins et entre ces chevrons, elles sont maintenues les unes sur les autres par d'autres vis à bois espacées de 0°>. 1 5 à 0<n.20. Los joints montants toujours disposés le long du milieu d'un chevron, sont recouverts par une forte tringle /*, taillée supérieurennerit

COGVEBTUIIES (Jhfikaux).

es éêê d*âiie et entaillée iaférieureiMDt en crémaillère, aia deVt^ jostersurles planches, contre lesquelles elle est* retenue par en clous i défaut de vis.

Lorsqu'elle est bien exécutée et couverte d*une bonne couleur i l'huile, cette couverture dure assezlongicmps, coûte peu d'cntrctko; elle parait très bien convenir aux scieries qu^on établit dans les forêts.

Àuireê syêUmes. Pour un établissement tout à fait provisoire, on s'épargne des frais de main-d'œuvre en disposant les planches comme Tindiquc la fig. 3. Ces planches sont simplement clouées sur les chevrons aux points de recouvrement, et maintenues entre elles par des clous que Ton rive è T intérieur. Les joints mootaots disposés comme on Ta dit ci-dessus sont encore ici recouverts par une tringle en crémaillère^ semblable à celle / de la /Sjf. 3, planche XXXIV. Enfin, on peut encore disposer les planches comoie l'indiquent suifisamment les fig. 4 et 5 qui représentent. Pudc e( l'antre les coupes faites par des plans perpendiculaires à la longueur des planches. On oVmploie ordinairement que des clous dansTuo et Tautre système j mais il est presque toujours nécessaire de mastiquer les joints avec soin et de peindre pour intercepter le passage à Teau.

Couvertures en bardeaux (Planche XXXIY, fig. 6 et 7). Les meilleurs bardeaux sont en chêne. On en fait aussi en bétrc el en châtaignier, et le sapin lui-même lorsqu'il est très résineux en ioarnit dVxcellents. — L^inclinaison des toits recouverts en bardeaux doit atteindre 45o.

Forme et poee. Les bardeaux sont ordinairement reelangoiaires, mais souvent aussi on arrondit leurs angles inférieurs (^. 6), quaol on ne les taille pas tout à fait en pointe comme {fig, 7). Ils sont percés à leur partie supérieure de deux trous dans lesquels oo passe les clous en fer par lesquels on les fixe sur Jes lattes hori7ontales cionces elles-mêmes sur les chevrons.

Les lattes sont écartées dans le sens de la pente du toit du tiers de la longueur des bardeaux^ chaque rangée de bardeaux reeouvit la rangée inférieure des deux tiers de sa hauteur, ce qui lai^^ os pureau de |; et comme dans toutes les couvertures en lamelles oe dispose toujours les pleins sur les joints {fig. 6).

Dimensione et potc/^. Inclinaison ,du comble à 45»; — longueur des bardeaux 0'".406, largeur 0.135, épaisseur O.OH^ avec oo pureao au |, il entre 55 bardeaux par métro carré de couverture qui pèse ainsi 44*^ ou 21^ suivant qu'ils sont en chêne ou en sapin.

Défautêtt qualités. Couverture assez légère, peu dispendieuse es frais de premierétablissement — sujetteàpourritureet par conséquent d'un entretien assez coûteux, quand on ne Ta pas garantie par une

a«ui Tenis f ue les tuiles et les. arifoise»^ ...;-,. /i

Les bardeaux ont formé rooique couyerture de^maisons dc^Paii-' ' eteone Rome jusque ?ers l'année 600 aTUoruotreère. ^

Couvertures en tuiles. Les tuiles sont formées d^un mélangé dfe terre argileuse et de sable réduit on pâte fine et homogène /et qui , doit être bien exempt de matièrps calcaires On moule ce mélange

3ui reçoit ainsi la forme voulue ; on laisse sécher les tuiles moulées 'abord à Pombre puis au soleil, on les cuit dans les fours à briques* et on les y laisse refroidir. — Les bonnes tuiles doivent alors être^ sonores, presque vitrifiées ou présenter au moins k la cassure des indices de vitrification , et nulle trace de chaux. On les vernissait souvent autrefois, ce qui les. rendait complètement imperméables en' augmentant presque indéfiniment leur dorée. Le prix des tuiles vernissées, qui est aujourd'hui le double de celui des tuiles qui ne le sont pas, parait avoir fait renoncera leur emploi.

Couvertures en tuiles plates. (Planche XXXïV, fig. 8 et 9.) Forme. Leur forme la plus ordinaire est celle d'un reetstngleÇfig. 8) dont le grand côté se place parallèlement à la pente du toit {fig. 9). L'an des petits cAtés du rectangle est muni vers son milieu d'un crochet on ^a/oi» d en saillie sur le plan inférieur de la tuile et qui sert à là' retenir aux lattes ce. Quelquefois la tuile est en outre percée de deux trous k dans lesqdels on engage des clous par lesquels on la fixe au lattis^ Enfin, lorsque le lattis est remplacé par un plancher jointif, on emploie avec avantage des tuiles plates sans crochet ou talou (/Sg. 6) que Pou fixe au plancher comme les dernières par deux clouS'* L'arrondissement de leur partie inférieure s'oppose ptus cfiicacement à ce que Teau remonte dans les joints en vertu de la capil* larité.

Pose. Sur les chevrons bb sont clouées des lattes de chêne de 1™.30 de long sur lesquelles on accroche les tuiles par leur talon d qui doit toujours avoir plus de longueur que la latte n'a d'épaisseur. Le taloD ne po^rte donc jamais sur un chevron. Quant aux lattes, elles sont clouées par cours horizontaux distants entre eux de milieu en mîKcu d'une quantité égnie au pureaudes tuiles. Ce pureau ou cette partie découverte de leur surface en est ordinairement le tiers, quelquefois les deux cinquièmes. Chaque latte de 1<°.30 doit porter et étf^ clouée sur quatre chevrons qui sont ainsi espacés de quatre d la latte dans le sens de la largeur du toit. On dispose d^ailleur^ les lattes «A /Voi'^on^ c'est-à*dire de telle sorte que les bouts de latte soient autant que possible également distribués entre tous les chevrons du loit, an lieu d'être cloués seulement sur quelques-uns.

On commence le travail par le bas du toit et Ton remonte vers le iâlle par rangées horizontales de tuiles joinlives, une rangée sopè-

47# COUVRRTURES {Tuihi fiaie$).

riiditfo recouvrant rioférienre ies deux tiers de sa longueur ftoÎTant la pente cl toujours pleins sur joinU. Il en résulte que chaqae latie est recouverte par trois épaisseurs de (uile. Le premier rang de tuiles à Pégout du toit est formé de deux ou trois tuiles superposées sur une latte clouée au bord du chevron , et dont Pobjet est de donner au premier rang la même contre-pente que celle que recevront les rangs supérieurs.

Il y a économie, rarement bien entendue, à disposer les tuiles à mi-voie comme en gg^^ c^est-à-dir« à les écarter de la moitié de leur largeur au lieu de les poser jointives comme en ee. Il conviendrait au moins, en un cas pareil , de maçonner les joints df^s tuiles à mesure de leur pose par un filet de mortier qui du reste y adhère très bien. Ou remplace aussi quelquefois les lattes de chêne jMr des lattes en sapin aébilées à la scie de long,' mais à la condition de donner plus de force à celles-ci, ce qui peut permettre d'écarter davantage les chevrons.

Le faite, les arêtiers, les noues se font avec des luiks creuêes.

Dimemicm et poids. L'inclinaison des toits en tuiles plates à crochets ne doit pas être au-dessous de â7o ^, on la porte souvent à 45», quelquefois, comme à Strasbourg, bien au delà. Une inclinaison de 33"* parait être une moyenne convenable à des usines. Les tuiles sont dites du grand moule ou du petit moule. Les tuiles du grand moule ont : longueur 0°^.311, largeur 0». 2 3, épaisseur O'*.0f6; celles du petit moule ont, pour dimensions correspondantes:

O'^.SS? X ^'^^^ X ^-^^^* ^ ^^^ ^^^ premières pèse 196 kit., le cent des secondes 132 kil. Ayec un pureau dey, il faut 42 tuiles du grand moule par mètre carré de couTertnre, et 64 du petit. Le mètre carré de couverture pèse dans Pun et dans l'autre cas de 83 k 85 kil. Les tuiles ont quelquefois moins d'épaisseur et le poids du mètre carré se trouve réduit à 60 kil. — Les lattes avaient autrefois, longueur 1™.30, largeur 0.054, épaisseur 0.007 au moins; le eent pesait 60 kil. On a eu le tort de réduire leur largeur et leur épaisseur à 0.045 X 0.0034; ce qui a réduit leur poids à 25 ou 30 kil. le cent. — 11 entre par mètre carré de couverture en tuiles plates, savoir:

Îiour le grand moule 7 lattes au plus et 0^.06 de clous à lattes; pour e petit moule 9 lattes et 0^094 de clous.— Le cube de bois des fei^ mes non compris les tirants est évalué à environ O^'^.OGS par mètre carré de couverture en tuiles plates, pour des inclinaisons eomprises entre 33o et 45^.

Qualitét et défauts. La tuile plate absorbe moins d'eau que Gardoise, elle est plus dure, s'altère moins à l'air. — Sa plus grande épaisseur fait qu'elle offre plus de prise aux vents — Le crochet casse souvent. Les tuiles plates ne joignant pas très bien, cette cou- Torture n'abrite pas complètement, et les neiges et les pluies abon-

COUTERTUHES (TutUê creuiu). 471

dao^ ft^lrodoisent par les joints cl pourrissent les lattes et lesobafpentes.

Prix. Le corps dn génie compte que le mètre carré de convcrtare .en tuiles plates lui coûte avec les faux frais pour cornicbes, Iran* chisy etc.» savoir : k Paris, 5^659 à Lille^ 3^.20^ à Strasbourg, 3'.60, è Metz» 3'.50.

Entretien.. Lorsque les couvertures en tuiles plates sont tout à fait neuves, il s'écoule ordinairement neuf à dix ans avant qu'on ail à faire aucune réparation importante. Passé ce terme» on a non-seulement à remplacer les matériaux cassés ou dérangés, mais encore il convient de refaire annuellement quelques parties neuves» de ma* niérei renouveler peu à peu toute la couverture pour la maintenir en bon état. Ce relèvement sur plancher ou lattis neuf est d'environ j^f ce qui fixe à 50 ans la durée totale de la couverture en tuiles plates.

L'artillerie compte que» à Paris» outre le renouvellement en parties neuves fixé à -^^ Pentretien annuel, j compris celui des parties en plomb telles que revêtement des lignes de faite» aiétiers; Ichéneaux» lucarnes, revient à 0^025 -f- 0.007= 0'.082 pifr mètre carré de couverture. — Les particuliers trouvent à s'abonner avec des maîtres-couvreurs qui se chargent de l'entretien à raison de O'.O^ à 0^05 par mètre carré» mais il faut que la couverture ait été préalablement mise en bon état. — Enfin, la ville paie pour ses bâtiments 0^07» et de plus OMO pour l'entretien des parties en plomb. Le renouvellement annuel de ces parties est évalué à ~ ou

Couvertures en tuiks creuses (planche XXXY). La fabrication des tuiles creuses est la même que celle des tuiles plates, à cette diffé^ rence près que le moule est un trapèze et que» lorsqu'elles sortent de ce moule et qu'elles sont encore molles, on les courbe sur un mandrin dont elles prennent la forme extérieure. Ce mandrin est conique Iiour les tuiles en arcs de cercle de la fig. 1> auxquelles on réserve e nom de tuiles creuses.

Pose. Sur un plancher jointif (fig. 1) dont Tinclinaison à l'horizon ne doit pas dépasser 26^» on dispose par rangées distantes de O^.Oê les tuiles a tangentiellement à la surface du plancher», et on les cale des deux côtés {fig. 2) par des fragments d'autres tuiles» quand on ne se décide pas à les maçonner sur le plancher ou toutes ou au moins de trois en trois rangs. Le bout le plus large de chacune des tuiles a est tourné dn côté du fiilte et reçoit intérieurement le bout le plus étroit de la tuile de même espèce du rang supérieur qui y pénètre de O'^.IO à 0"*. 1 2. Les vides laissés entre les tuiles a sont re-* couverts par des tuiles b {fig. 1 et 3)» en tout semblables aux prc^ mières, mais placées au contraire de telle sorte que leur convexité

47« COUVERTURES ( TmTêi creuiei).

«si tournée en dehprs et que leor petit bout regarde le fatlage. CoiniM les premières, elles pénètrent Pune dans Feutre, mais c'est ici la toile supérieure qui enveloppe la tuile inférieure. Ces tuiles h se nomment les chapeaux. Les tuiles qui forment le bord inférieur doivent, dans tous les cas, être maçonnées avec du plfttre ou du mortier pour retenir plus ef6cacement les rangées supérieures et les empêcher de glisser.

Dimenstotii. — Poids. — Prix. Les dimensions des tuiles creuses varient avec les localités. Le maximum d'inclinaison qui Icor convient pour qu'elles ne glissent pas est de âe*", lorsqu'elles sont posées à sec. On donne ordinairement au toit qu'elles recouvrent une pente de 2lo, il est bon alors de garnir leurs joints de mortier pour empêcher l'eau de remonter par PcfTet des vents et de la capillarité.

A Paris, les tuiles creuses ont C.dS de longueur et le mètre carré de couverture pése74^; il ciige environ 0"'""'.058 de bois aux fermes sans Ips tirants, et revient, posées à sec', à 5 fr. 85 -f- l.âO ponr corniches-tranchis, en tout 7ir. 05, sans le bois; l'entretien "annuel e^t0^021.

Si cites sont maçonnées, le mètre carré revient, à Paris, à €.Stl -1- 1 .20 = 7 fr. 70. L'entretien annuel est de 0 fr. 01 , et le cube de bois ordinairement cmplové 0™">.070 par mètre carré de couverture sans les tirants. Dans l'un et Tautre cas, le renouvellement annuel ou relèvement sur plancher neuf est évalué à j^, ce qui fixe & cent ans la durée totale de iacouTerture en tuiles creuses.

L'artillerie compte que à Rayonne le mètre carré de coaverture neuve en tuiles creuses coûte ^^88 et Tcntrctien annuel O'.OOS. Les chiffres correspondants pour Perpignan sont 3.90 et 0,007, bien que les tuiles soient maçonnées de trois en trois rangs. A Metz , le pris du mètre s'abaisse à 2 fr. 40.

Défauts. On reproche aux. tuiles creuses de ne point laisser ae couvreur d'espace sans porte à faux pour poser le pied lors des réparations. Ce qui occasionne des dégâts.

Autres systèmes. Dans quelques villes du Midi , on pose les tuiles creuses inférieures a en les maçonnant entre des chevrons triangolaires convenablement espacés, et sur lesquels elles s'appuient de part et d'autre (fig. 3); tous les chapeaux b recouvrent les arêtes supérieures des chevrons et sont souvent eux-mêmes maçonnés.

Dans d'autres villes du Midi , ce sont des briques de plat de O^.S^ X 0- ^ S X ^- ^ ^ ^ 4°^ remplacent le plancher jointif. Elles sont portées par des chevrons en sapin espacés de O'^.SS de milieu en ni* lieu, ayant 0<».07 X 0.08 équarrissage et 1".75 de portée entre les pannes. Les briques sont réunies avec du plâtre et recouvertes d'un enduit de O^.OOS d'épaisseur sur lequel on pose ensuite les lotiet ab en les maçonnant.

COUVERTURES (7\itfeȣfifierw). 473

• Ix mètre carré de celte espèce de ooaverture pèse, ehevroDS compris, 136^; il saffii de rejoiotoyer eo dessous les briques de plat et de les blanchir pour rendre les greniers très logeables.

Tuile$ diverses. On a employé et Ton emploie encore des tuiles de formes assez yarièes qui présentent quelques avantages sur les tuiles creuses ordinaires. Nous nous contenterons de signaler les suivantes.

Tuiles en dos d^âne (fig. 4). Elles se posent comme les tuiles creuses ordinaires. Le plat des chapeaux b doit s^appliquer en entier sur le plat des chèneaux ou ehanées a. Les dimensions ordinaires de ces

tuiles sont d>».435X 0-1^ X^-^^^> ''^'^ entre 40 par mètre carré de couverture qui pèse alors 60".

Tuiles plates à rebords {fig. 5). On voit en Italie des tuiles plates à rebords qui rappellent en partie la forme des anciennes tuiles romaines (fig\ 15). Elles se placent sur un plancher jointif sur lequel elles se maintiennent beaucoup mieux que les tuiles creuses, et leur forme plate n'offrant point de porte-à-faux, il y a moins de dégra* dations à craindre lors des réparations. Ces tuiles sont d'un excellent' emploi et d'un bel aspect.

On voit encore {fig. 7) un système où les rebords des deni tuiles oontiguës se touchent immédiatement et forment, par leur réunion» une portion de cène à base circulaire qui peut être enveloppée exactement par un couvre-joint de même forme. La partie inférieure du cône formé par les deux rebords est creusée de manière k recevoir à la fois la partie supérieure du c6ne suivant et de son couvre-joint. — Le mètre carré pèse environ 80''.

Les figures 6 et 8 offrent encore deux combinaisons entre beaucoup d'autres. Je craindrais dans le système de la fig, S que les joints ne fissent, jusqu'à un certain points l'office de siphons et n'attirassent en partie les eaux pluviales sur le plancher jointif qui les porte.

Tuiles romaines. Enfin, la fig. 15 rappelle, à titre de document historique, la forme des tuiles romaines, les plus anciennes que Ton connaisse. Elles sont encore en usage en Italie : aa chevrons distants d'environ O^.SSS; bb briques dites /^ton^/fe^ longueur 0.31, largeur O.lft, épaisseur 0.029. Elles sont jointes avec du mortier. — ce tuiles dites tegokj posées à bain de mortier sur les piandle; dd toiles creuses dites cono/t qui recouvrent les espaces laissés entre les tegole.

Le temple de lHonneur et de la Vertu, connu aujourd'hui àRome 0OUS le nom d'église de Saint-Urbin, est couvert en tuiles de ce genre. Le sceau imprimé sur quelques*uncs d'entre elles porte le nom de 1/impératrice Faustine, femme d'Antonin, et constaterait ainsi une dorée de seize siècles.

i74 COUVERTURES {Ardoisée).

Cwmerluftê en ardoisbs (ploneAe XXXIV, fig. 10 <?< 1 1). I^osar doues s'emploient absolainenl comme les tuiles plaies, à cela près qne, au lieu d'être releoues sur, le lattis e c par un crochet, elles j sont fixées chacune par deux clous, et que ce lattis lui-môme est souvent renforcé par des contre-lattes d d placées au-de<isous du Uuis entre les chevrons. Toutefois, dans les localités où le bois est à bon marché, on préfère à ce système de laites et contre-lattes des plaih ehers jointifs e 0, en feuillets de chêne d^eoviron 0».015 d'épaisseur ou des planches de sapin d^une épaisseur double. On Kxe les ardoises //"prés du bord supérieur des planches, et, dans tous les cas, on ne leur donne que f de pureau.

Le faite et les parties saillantes (arêtiers) du toit se rccouvreot le plus souvent avec des tuiles creuses maçonnées, quelquefois par des feuilles métalliques qu'on emploie toujours au contraire pour les parties rentrantes, les noues, etc.

l>tfii«iiMoiM et poids. Les couvertures en ardoises doivent recevoir une forte pente, 33® au moins ; leur inclinaison habituelle est de 4V. Sons des pentes plus faibles, Tardoise qui ef^t spongieuse ne s^égoollerait pas assez promptement, et Teau qu'elle absorbe la décompoK* rait bientôt; la composante des vents horizontaux refoulerait TesQ 80118 ses nombreux joints, la capillarité favoriserait cette absorption, et le^ lattes et planchers pourriraient en peu de temps. Il n'est pis rare, en effet, lorsqu'il tombe des pluies fines, que le dessous destf' doises soit presque aussi mouillé que le dessus, quand les toits ool trop peu de pente. — Il ne faut pas employer les ardoises dontr^i^ Feur n^atteint pas 0».00d5. — Les grandes ardoises d'Angers onl 0^.298 X 0.217 X 0..003; il en entre 46 par mètre carré de oooverlure qui pèse alors 28*^. — La cartelette d'Angers porte 0.217 X p.U2 X 0.0025; il en entre 85 par mèlre carré de 00averture qui pè^e ainsi 24-*^. — Les moyennes de Charleville oit 0.271 X 0.189 X 0.003; il en entre 59 par mètre qui pèse2S^ Enfin, celles de Fumay ont 0.244 x 0.1€2 X 0.003; il en entre 76 par mèlre qui pèse aussi 28*^. — Les ardoises d'Angers passeol

pour inférieures à celles de Fumay Le clou a ardoises est de 570

au kilogramme; il en fiiut de 0^.160 à 0^.250 par mètre carré, savant que l'ardoise est plus grande ou plus petite Le cube de bois

des combles couverts en ardoises sous des inclinaisons de 33» à 4ô^ est évalué, sans les tirants des fermes, à environ 0">°>».056 par mètre carré de couverture.

Frais de premier iiabUssemeni et d'entreiien. L'artillerie com|ilc que, à Paris, le mètre carré de couverture en ardoises sur voiif0 lai coûte 5'.40, savoir : 4^20 pour ardoises sur voliges^ l^ 20 potf les parties métalliques des corniches, lucarnes, arêtes, tranchis, bltages. Elle évalue l'entretien annuel à 0^04, et le renouvellement ei

COUVERTURES {MéiaUtipieÈ). 475

parties neuves à ^, ce qui fixe à 85 ans la durée de la coaveitare. La ville de P<iiis paie 0^08 pour l'entretien par môtrey et les particuliers 0.06 k 0.08, après que la couverture a été mise à leurs frais en bon état, les parties neuves à refaire étant d^ailleursà leur charge. Dans les vieux' bâtiments dont la couverture aurait dû être refaite depuis longtemps, les frais d^entretien annuels peuvent s'élever jusqu'à 0^55 par mètre carré. Le génie compte que les frais de premier établissement du mètre carré de couverture en ardoises lui coûte* savoir : k Lille, 5'.45; à Strasbourg, 7'.â8; à Metz, 6^

Couvertures métalliques. Les couvertures métalliques sont à gran* des ou à petites feuiUes. Le premier système a sur le second Tàvanlage de diminuer les joints, aussi est-il généralement préféré, bien que le système à petites feuilles ou k ardoises métalliques offre moins de chances d'accidents graves, en ce que les points d'attache y sont plus multipliés, et que de plus la pose de ces espèces d'ardoises puisse s'exécuter partout avec plus de facilité, à cause de leur analogie avec les matériaux plus communément employés. — Quelque soit le métal qu'on emploie, ces feuilles doivent être assemblées à dilatation libre, et leur recouvrement dans le sens de la peûle doit être d'autant plus grand que cette pente est plus petite. À 1 de base sur 2 de hauteur, ce recouvrement ne dépasse pas O^'.IS, il atteint O'^^SO A 0°^.25 pour 6 de base sur 1 de hauteur. L'inclinaison ordinaire des couvertures métalliques est de 21» à 2^^-, et comme, en outre» ces couvertures sont extrêmement légères, le cube de bois des combles qui les portent se réduit par mètre carré de couverture et sans les tirants des fermes à 0"»<°°'.0V3. — Ces couvertures se posent d'ailleurs sur des lattis en bois ou en. fer, ou sur des planchers en voliges.

Lattis des couvertures métalliques d grandes feuUles, Lorsque le comble est en fer, la couverture s'établit sur des châssis en fer forgé qui s'encadrent exactement entre les arbalétriers et reposent sur des taquets boulonnés. Ces châssis sont divisés en rectangles do

O°".40X^--3^*n^'">^iP*''^® petites tringles de ferdeO*.02XO.d3, de manière à former des grils sur lesquels on fixe les feuilles qui s'accrochent par le bas, a l'aide de divers moyens que nous examinerons tout à l'heure.

Lorsque le lattis est en bois, il ne consiste quelquefois qu'en une série de tringles de 0*^.06 à 0.08 disposées horizontalement, comme des pannes, et espacées de 0<».18 à 0.20. Mais, plus ordinairement, le lattis est formé de voliges de 0"*.014 d'épaisseur, au moins, presque jointives, entre lesquelles on ne laisse que le jeu nécessaire à la dilatation. La largeur de ces voliges ne doit pas dépasser 0». 12 à 0.1 5, afin qu'elles se tourmentent moins et qu'elles ne déplacent pas les feuilles métalliques qui les recouvrent.

Assemblage des feuilles métalliques, La nécessité absolue de laisse^

476 œUYERTUBES (Àgrafei).

aox feuilles méUlUques la liberté de se dilater et de se oontncter sous riofluenoe des yariatioDS de la température^ a donné Daianaoe à un assez grand nombre de modes d'assemblage^ soit dans le sens de la pente^ soit danslesenshorizontal^etdont nous rappellerons les principaux.

Dans le sera de la pente j on forme des agrafures sfmplee en enroulant Ton dans l'autre (fig. 9j pi. XXXY) les côtés de deux feuilles contignëâ, cl, pour plus de solidité, on enroule même, de distance en distance, dans ce double boudin, des lames de métal dont une extrémité m forme une main d'attache (fig. 10), que l'on cloue sur le lattis ou le plancher. Le sens de Tenroulement doit être tel qae le dos d soit tourné du côté du vent de la pluie. Le zinc exige que ces boudins soient formés à chaud ; ils se feraient parfaitement bien à froid avec le cuivre et les bonnes tôles françaises au bois. — On échauffe le bord de la feuille en la promenant sur un feu décos- ▼ert , on la place sur le bord d'une table , et on abat , avec mi battoir à manche , la portion de métal nécessaire pour former le rouleau. — On retourne rapidement la feuille, et & l'aide d'un omddrin en fer rond,de0.015à0°'.02O de diamètre, sur lequel on fnppe la feuille, on forme un des rouleaux, dont on relire le mandrio.— l'autre rouleau, celui qui embrasse le premier, se fait, de la même manière, avec un manarin un peu plus fort ; de plus , on le cambre en frappant sur un mandrin en bois posé sur la feuille , tandis que le mandrin en fer se trouve encore engagé.

On fait encore des agrafures doubles, grossièrement indiquées ptr la fig. ii'f elles sont formées par deux boudins a b, recouverts par un chapeau c dont le diamètre extérieur ne doit pas être trop faible.

Mais le meilleur dispositif pour les couvertures à grandes feuilles, parait être celui de la /^j. 12 : I est une tringle en chêne bien sec de 0*.027de large et d'euvironO">.035 de saillie, dont le dessusest légèrement arrondi et qui porte le chapeau e. Les rebords des feuilles si doivent s'élever sous le chapeau autant que le permet la dilatatioo. La tringle est maintenue sur le lattis avec des vis à bois k tête perdue, espacées de 0*1^. 50, et le chapeau est cloué sur la tringle, à raison d^on clou pour 0™.6O de longueur.

Dans le sens horizontal^ les grandes feuilles métalliques peuvent être attachées à dilatation libre par l'un des procédés suivants :

Lorsque le lattis est en bois, chaque feuille est fixée par le haut avec des vis v v placées sous le recouvrement de la feuille supérieure (fig, 13); elle porte en dessous et par le bas des agrafes aaa d'environ 0".10 X 0-.13, soudées à 0«».10 du bord de la feuille et qui passent sous la feuille inférieure entre les vis, de manière à ne pouvoir être soulevées par le vent, tout en laissant libre TefFet de la dilatation.

COUVERTURES {Zinà) . 477

Souvent aussi les agrafes aa, aa nombre de deur^seulement]; sont placées assez haut pour ne point rencontrer le bord supérieur de la feuille înrérieure -, on engage alors leurs languettes sous des crampons en fer fixés d'avance sur le voligeage, comme fig, 6, planche

Si le lattis est en fer, les grandes feuilles s^attacbent par le bas aux tringleaT, à l'aide d'un repli (fig. 14) fait au bas de la feuille même, et qui embrasse la tringle du chftssis en même temps que la feuille inférieure qui se trouve ainsi recouverte par le haut ; de plus^ ce repli est fendu longitudinalement de distance en distance pour recevoir les dents abc, découpées à la partie supérieure de la feuille inférieure. Les plis sont toujours plus arrondis que la figure ne l'indique.

[ Pose, En général, on commence par fixer sur le bord du toit un ^ cbéneau ou une bordure en ^îllic sur la corniche pour servir de larmier. Celte bordure ne doit avoir que peu. de largeur^ afin que le vent ait moins de prise pour la relever. On place ensuite les feuilles en remontant vers le faite et les fixant diaprés le mode d'assemblage qui a été adopté.

Noues^ faîtières et arêtiers. Les noues se couvrent comnie dans les couvertures en ardoises par des feuilles solidement fixées et recoud vertes latéralement par les feuilles des longs pans.

Quant aux arêtiers et faîtages, on couvre les intervalles compris entre les bourrelets des agrafures simples ou doubles par des bandes ^ métalliques recourbées, suivant l'angle des deux longs pans, puis ^ repliées sur ceux-ci de 0'".16 à O^'.SO, et fixées au toit par des clous L ou des soudures. Les bourrelets et les joints sont ensuite couverts f eux-mêmes par un chapeau soudé et convenablement contourné. ^ Dans le système à tringles et à chapeaux, /î^r. 12, on place sur les ^ arêtes du toit des tringles en bois l, semblables à celles qui recou- '\ vrent les joints des longs pans, les chapeaux c sont entaillés {plan- :^ cke XXXVI, fig. 3) pour recevoir ceux des tringles latérales. On ^ soude ensuite tous ces joints à leur pourtour. Il est souvent avanta- ^f genx en pratique d'employer des feuilles d'inégale longaeur, afin "^ de diminuer les fausses coupes et d'éviter les correspondances des

jointures.

^f Le long des murs et contre les cheminées, on relève les bords des 4 feuilles de la couverture d'environ 0'".10, et l'on couvre les joints ^ï dans ces parties par des bandes métalliques engagées dans la ma- ^ çonnerie et qui rejeUcnl les eaux sur le toit {planche XXXVI, fig. 9).

}(<' Couverture en sine. Le zinc a sur beaucoup d^autres métaux cet

P avantage que son oxyde adhère très fortement à sa surface, et pro-

\i tége ensuite les couches inférieures de métal de toute altération de la

\ï part de l'air et de Tcan. Il importe énormément toutefois qu'il ne

478 COUVERTURES (Tôle).

soit pas en contacl avec le fer sous l'influence de l'humidité; aussi ne doit-on employer que des clous recouverts de zinc dits clous gaWanisés, pour le fixer au lattis. Les acides les moins énergiques Tattaquent toutefois facilement, et probablement il conyiendrait peu pour recouvrir des usines exposées à l'action de gaz sulfureux.

Les feuilles pour couvertures ont à peu prés 0"'.001 d'épaissear, leur longueur peut varier de 1 à 6 métrés et leur largeur de 0.66 à 1 métré. Le poids du métré cube de zinc pèse 7190*^; le poids du métré carré de couverture de 0".OOl épaisseur est de 7* à 7^.75. Les cent kil. de zinc en feuilles coûtent environ 60^

On emploie quelquefois à Paris des feuilles qui ont moins de 0<".001 épaisseur, et que des entrepreneurs livrent au prix de 6' à 7.50 le métré toutes posées. Ces feuilles n'ont pas une épaisseur suffisante.

On a donné plus haut le cube de bois nécessaire pour porter cette couverture et indiqué son inclinaison'^habituelle.

Sa durée est encore inconnue : elle est au moins de 20 à 25 ans» car il existe des couvertures en zinc en bon état qui datent de 1820. Parmi les établissements pour lesquels on a adopté ce métal, on peut citer dans le Nord de grands hangars des docks du Londres et de Liverpool, les cales couvertes d'Amsterdam, Rotterdam; à Paris, plusieurs théâtres, une foule de maisons particulières, et le marché de la Madeleine dont nous avons reproduit les fermes en fer.

On a reproché aux couvertures en zinc, dit M. le colonel Bclmas, l'inconvénient de s'enflammer avec déflagration dans les incendies; mais cette objeclion n'est pas fondée, et les expériences faites à Liège et à Paris prouvent que dés que la chaleur se fera sentir à 36Qo^ qui est son point de fusion, il coulera et ira se figer dans les cendres ou sur le sol. — (Voy. encore p. 480.)

Couvertures en tôle. On emploie beaucoup ce mode de couverture en Russie dont le climat secest peu favorable à Toxydation du métal. On ne donne aux feuilles de tôle qu'une épaisseur de 0".0007, ce •^ni porte le poids de la couverture par métré carré avec les agrafes et recouvrements à environ 7^. On peint la tôleà Thuile tous les hait ou dix ans, et Ion présume qu'ainsi sa durée peut atteindre 50 ans. Krafft portait cette durée à 1 00 ans.

La nécessité de replover les feuillescommande l'emploi exclusif de bonnes tôles françaises au charbon de bois, qui se paient aujourd*hoi 0^70 le kil. à Tusine. On ne pense pas que, pose comprise , la couverture en tôle coûte plus de 7'. le mètre carré. La vieille tôle se levendrait à raison de 0^20 lekil., soit 1^40 le mètre carre de couTerture. C'est peut-être Tune des couvertures les plus économiques et les plus convenables à des usines.

Tôle cannelée. On a fait aussi en Angleterre des couvertures en

COUVERTORES (Phmi). 479

tôle cannetéo qui présentent quelques ayantagx^s. M. Rénaux a imité ce mode dans sa couverture de l'usioe «^ gaz de Perrache , à LyoD (Voy. Tarticle fbbvbs et les planches qui s'y rapportent). Les tôles employées avaient épaisseur 0™.0015; les feuilles ont été cannelées à i*aide d'une paire de cylindres en bois de 0™.2S diamètre^ manœuvres par des leviers. Avant de les passer au cylindre, on les perçait sur les bords, puis^ après leur passage, on les assemblait et on les réunissait entreelles de manière à former toute lahauteur du revers du toit et par portion de 2 à 2*". 30 de large. Les clouures dans le sens longitudinal étant faites sur le chantier. Ton n'avait plus à s^occuper en pla'ce que de celles qui restaient à faire par intervalles dans le sens de la largeur. Les rivets nui ont servi à fixer la tôle ont reçu 0'".01 de tige et ont été espacés Je 0°'.02 à 0.03 de milieu en milieu, et les rivures et les (êtes relevées ensuite et resserrées à la bouterolle. La cfaevauchure des feuilles les unes sur les autres est de 0".04 au plus.

La couverture est fixée sur la charpente en fonte au moyen de brides ou de petites équerres également en fonte, espacées de mètre en mètre, embrassant les deux cours de panne et le failage, et rivées sur la tôle par les deux extrémités. Pour s'opposer mieux encore aux efforts du vent, on a fixé de plus la couverture sur les murs de faite au moyen de petits crochets de fer scellés dans la maçonnerie et sur les dalles du couronnement. Enfin, le faîtage est rec(fuvert par une portion de cylindre en tôle de C^.SO de diamètre, placée de manière à empêcher Tinlrodoclion de Feau de pluie et à permettre cependant le passage aux fumées de Tintérieur. Ce cylindre est place à cheval sur rexirémilé des deux revers et attaché sur chacun d'eux au moyen de brides eu fer ruban aussi rivées sur la tôle.

Il a fallu 1°>.50 de développement de tôle pour avoir 1 ™ de tôle cannelée. Le mètre carré de couyerture de tôle cannelée pesait, rivets compris, environ 20 kil.; il est revenu ayec déchets, façon et main-d'œuvre, à près de 23 fr., quoique la tôle n'ait coûté que 65 fr. les 100 kil. C'est un prix fort élevé.

La toiture achevée , elle a été peinte à double couche » en dessus et en dessous, avec du goudron minéral provenant de la distillation de la houille.

Couverture en plomb. Les tables de plomb employées pour couvertures doivent avoir épaisseur O^'.OOSS au Bioins et mieux O'°.0045; leur longueur est d'environ 3 mètres et leur largeur 2 mètres; le môtro carré de couverture de 0.0035 d'épaisseur pèse cDyiron 40 kil. et revient, pose comprise^ à 24 fr. , plus les accessoires. Le même poids de vieux plomb vaudrait encore environ 19 fr. Cette espèce de couverture n'exige presque aucun entretien; sa durée est de plusieurs siècles. L'église de Notre- Dame-de-Paris

490 COUVERTURES (Cuivre).

eo offre an exemple. Sons une inclinaison de âl^ elle exigerait, sans les tirans, o°°°^°'.064 de bois pour les fermes, par mètre carré de couverture.

Couverture en cuivre. L'épaisseur des feuilles de cuivre' est d^environ 0'°.00075: lorsqu'elle est moindre il convient d'étamer les feuilles en dessous. Leur longueur et leur largeur sont ordinairement de i^'.iO X 1-1^- Le kilog. de cuivre neuf, mis en place, coûte environ 4 fr. ; le même poids de vieux cuivre se revend 2 lir, A la chambre des députés, pour laquelle on a adopté ce mode de couverture, Tépaisseur des feuilles est de O^'.OOOB; le mètre carré pèse environ 6^.11; le kilogramme a été payé à Pentrcpreneur

3 fr. 80 c. , ce qui porte à 23 fr. 22 c. le prix du mètre carré de couverture.

Sous Pinclinaison de 21» cette couverture exigerait par mètre carré environ 0™°^.045 bois aux fermes, sans les tirants.

î.a halle au blé, la Bourse, sont couvertes en cuivre.

Quoique la durée des couvertures en plomb et en cuivre soit très longue et Pentretien presque nul, les frais de premier établissement sont en général trop élevés pour convenir à des usines industrielles.

Couvertures en métaux laminés d petites feuilles. Le seul systènc de ce genre que je connaisse est celui indiqué planche XXXYI et qui a reçu d^son inventeur le nom de système Chibont Je l'ai reproduit d'après les dessins de l'auteur. Les ardoises métalliques de 0'".76Xû*35 reçoivent la forme indiquée, fig. 7 et 8, on les Gxesar le voligeage par des crampons, fig. 8 et 6. Leur partie inférieure est munie d'un biseau et leur partie supérieure d'un repli en sens inverse, fig. 6. L*un des longs côtés porte un boudin, fig. 8, et le côté opposé un rebord retroussé qui s'engage dans le boudin des deux feuilles adjacentes, fig^i et 3; le voligeage, fig. 1, 3 et 8, prend la forme des feuilles. Les figures, assez détaillées, indiquent suffisamment les autres dispositions de ce système qui parait très bien entendu, et permet en particulier de démonter et do replacer facilement une ou plusieurs feuilles en plein comble.— On a adopté ce système pour Tècole d'Àlfort.

Prix. Lorsque les feuilles métalliques sont en zinc et qu'elles coûtent 60 fr. les 100 kil., l'entrepreneur se charge de cette couverture à raison de 7 fr. 25 le mètre, savoir : feuilles de zinc (n^ 14),

4 fr. 20; préparation des feuilles, 0.80; pattes et crampons, 0.25; voligeage en peuplier, 1 fr.; main-d'œuvre, 0.50; bénéfice etfiiQi frais, 0.50. Il convient d'ajouter par* mètre courant pour solinsen plomb de 0.08 de large, 1 fr. 50; deviures, 1 fr.; poues, 1 fr. 25: tranchis, 0.75; égouts, 1 fr.; faîtage, 1 fr. 50; la pose d'un châssis, 2 fr. — Il se charge des réparations d*entretien et de propreté k raison de 0^05 le mètre carré par an.

COUZERANITE. — CUBILOTS. Mi

CoosuUez sur les couvertures le Traité de Ckarpmterie de M. le colonel Emy, qui m'a rouroi une partie des figures, le Mémoire sur k$ couvertures de M. le colonel Belmas {Mémorial de l'officier du génie, n^ 11), auquel yai aussi beaucoup emprunté.

€0l]ZERA1WITE. Substance noire grisâtre tirant quelquefois un peu sur le bleu indigo, découverte dans Pancienne province du Couzerans (Ariëge). Elle raie le verre, foud au chalumeau en un émail blanc; son poids spécifique est 2.69; sa composition, diaprés M. Dufrenoy, est :

Silice 52.37 -j-alun^ÎQ^ 21.02 -|-cbaux 11.85 -f- magnésie 1.40 4- potasse 5.52 -{-soude 3.96 = 99.12.

CRISTAL DE ROCHE. C'est le quartz bjalin; il raie fortement le verre; pur, il ne contient que de la silice. Mais les substances étrangères qui j sont mêlées le colorent de toutes les manières. Il prend l'électricité positive par le frotlement, donne une lueur phosphorique par le frottement de deux morceaux et répand alors une odeur particulière. Il donne au toucber une impression de froid qui le distingue des verres artificiels. Il ne fond pas au chalumeau ordinaire. Son poids spécifique est 2.654.

CUBILOTS. Fourneaux dans lesquels on refond les fontes et qui donnent ainsi celles que Ton nomme fontes de seconde fktsion. Ils se composent d'une enveloppe prismatique ou cylindrique en fonte ou en tôle à l'intérieur de laquelle, à l'aide d'un moule, on foule du sable en laissant un vide cylindrique ou tronc conique dont l'axe coïncide avec celui de l'enveloppe. Le trou de coulée est au niveau de la sole qui s'incline un peu vers le debors; l'enveloppe et le sable sont percés de trous cylindriques à diverses hauteurs par lesquels une ou plusieurs tuyères fournissent le vent nécessaire à la combustion. On élève les tuyères à mesure que la fonte liquide s'accumule dans le fourneau. Le combustible le plus généralement employé est le coke, rarement le charbon de bois. Le chargement s'opère par le gueulard qui reçoit des charges alternatives et distinctes de combustible et de fonte cassée.

Les cubilots doivent être soufflés sous des tensions extrêmement faibles et avec des buses d'un grand diamètre; le ventilateur est le genre de machines soufflantes qui leur convient le mieux. La consommation de combustible augmente notablement, lorsque, comme dans la plupart des hauts fourneaux, c'est la machine soufflante des fourneaux eux-mêmes qui les alimente sous la même tension que ceux*ci et avec des buses d'un petit diamètre. En un mot les cubi<lots exigent un très grand volume d'air animé d'une très faible vitesse.

482 CUBILOTS.

Les dimensions qu^ils reçoivent dépendent^ d'ailleurs^ du poids des pièces que Ton coule habituellement. Voici quelques résultats d^observation :

Un cubilot a ^^.60 de hauteur; le vide extérieur moyen a 0''.85 de diamètre. Il est soufflé par deux tuyères opposées ayant cJiacune diamètre O'^.IS, soùs une tension mesurée par une colonne d'eau de 0™.09, à Paide d'un ventilateur à quatre ailettes faisant 650 tours par minute ; le diamètre extérieur du volant à ailettes a l^n.sd; chaque ailette vcourbéc en développante a, développement dans le sens du rayon, O'^.iS, largeur, 0°>.33. Ce cubilot peut accumuler jusqu'à 4000 à 4500 kil. de fonte liquide en trois heures, et consomme environ 29 kil. coke pour 100 kil. de fonte liquéfiée. La fonte perd 7 à 8 p. 0/0 par le déchet et l'oxydation.

Un petit cubilot a 1"'.40 de hauteur, 0"'.40 pour le diamètre do vide. Il est souillé pair une seule tuyère ayant 0".055 de diamètre, sous une tension mesurée par une colonne de mercure de 0°'.03; il ne peut guère accumuler plus de 300 kil. de fonte. Dans un travail assez continu, il a rendu 100 kil. de fonte de seconde fusion pour 106 kil. de fonte passée au gueulard^ et consommé 30 ktl. dd coke déchet compris.

D'après M. Ebelmen, le cubilot du haut fourneau de Vienne a de diamètre au gueulard 0°^.64; largeur entre les deux tuyëi*es opposée qui le soufflent 0*". 70; distance du fond du creuset k la premièft tuyère 0°>.80j distance du fond du creuset à la deuxième 1"^. i % . basteur totale du cubilot, Sq'.IO. Les buses ont O^^.Oi de diamètre, U tension du vent est 0*^.04 mercure; il refond 1000 kil. à l'heure, qui exigent 1080 à 1090 kil. fonte brute « une addition de 25 i 30 kil. do casline, et, sauf erreur, il ne consommerait que 18 à âO kil. decoke pour 100 de fonte.

M. Ebelmen, qui a analysé les gaz qui s'en échappent, a trooTC en moyenne, sur 100 parties : acide carbonique 11.65, -f-oxydede carbone 14.16, -[" hydrogène 0.83, -{- azote 73.09.

Les cubilots chauffés au charbon de bois doivent, suivant Karstei, avoir plus de hauteur que les cubilots au coke. Sans cette dispositioi, on ne pourrait donner aux couches de charbon de bois une épaisseur capable d^empécher la fonte d'arriver froide dans la partie inférieure de la cuve, parce que le charbon de bois, plus léger et friable que le coke, serait facilement déplacé. On voit facilement, au rcste^ que,

i)Our produire un même effet calorifique, il faut un plus grand v^ urne de charbon de bois que de coke.

Il cite un cubilot alimenté an charbon de bois et dont la consommation s'élevait à Pénorme chiffre de 60 à 80 kil. de charbon pour 100 de fonte ; mais comme il évalue ailleurs la consommation des cubilots au coke à 48 kil. pour 100 de fonte^ il y a lieu de croife

CUIVBË. 4S3

qoe le travail des cubilots était fort mal oondaît en Allemagne, à Tépoque où il écrivait.

Les consommations, au reste, sont toujours moindres dans les grands cubilots que dans les petits , et il paraîtrait qu'on a trouvé quelquefois de Tavantage à les alimenter avec de la houille crue.

CUIVRE. Métal connu dés le temps de Moïse, presque uniquement employé par les anciens, et remplacé dans les temps modernes par le fer et par la fonle. Malléable à chaud et à froid, d'une couleur rouge particulière, d'une odeur et d'une sapeur désagréables. Sa densilc varie de 8788 à 8878 lorsqu'il est pur, et s^abaisse à 8500 lorsqu'il est chargé de proloxyde. Il fond vers 800 degrés centigrades.

— Un fil de 0<°.002 de diamètre exige un effort de 137 kil. poiîr se rompre.

Action de Vair et de Veau. L'air sec lie Pahère pas, mais Pair humide j développe une rouille verte appelée vert-die^gris ^ et qui, d'apré^ M. Berthier, parait être un hydrocarhonate de deutoxyde. Le cuivre ne décompose l'eau pure dans aucune circonstance, môme à l'aide des acides les plus énergiques.

Action des principaux acides et alcalis. L'acide nitrique l'oxyde rapidement au second degré, et le dissout avec dégagement de deutoxyde d'AZOïE. — L'acide sulfurique étendu ne l'attaque pas, mais l'acide concentré et bouillant le convertit en deutoxyde , avec lequel il forme un sel insoluble dans l'acide concentré. — L'acide hydrochlorique concentré attaque le cuivre très divisé, et il se forme un bydrochlorate de protoxyde. — L'eau régale le dissout rapidement.

— Les acides végétaux, les huiles grasses, les graisses ne l'attaquenl que lorsqu'il y a contact de l'air, et il se forme des sels de protoxyde très vénéneux. — L'ammoniaque dissout le cuivre métallique très divisé, et, lorsqu'il y a contact de l'air, il se forme du deutoxyde qui se dissout et colore la liqueur en bleu céleste.

Oxydes. Le cuivre forme avec l'oxygène, savoir : !• Un protoxyde rouge = cuivre 0.8878 -|- oxygène 0.1122 dont l'hydrate est de couleur orange -, c'est Voxyde cuivreux ^ 2^* un deutoxyde brun foncé presque noir =:z cuivre 0.7983 -j- oxygène 0.2017, dont l'hydrate, d'un bleu clair» passe au brun en se desséchant ; on l'appelle oxyde cuivrique^ 3° un peroxyde jaune olivâtre = cuivre 0.6643 -(- oxygène 0.3357. «

Tous se réduisent facilement sous l'action des gaz hydrogénés ou carbures.

L'oxyde cuivreux est très fusible, et, chauffé au contact de l'air, il passe à l'état d'oxyde cuivrique. — L'acide hydrochlorique le dissout et le transforme en protochlorurc^ l'ammoniaque le dissout aussi et

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forme une dissolutioo incolore qui prend rapidement à Tair abe bdie couleur bleue.

L'oxjdc cuivreux forme la base de sels cuivreux peu stables, qui, pour la plupart, se transforment en sois cuivriques et en cuivre métallique, à la longue ou lorsqu^on les dissout dans une grande quaiH titë d^eau. L'acide nitrique, le chlore les convertissent aussi, à froid, en sols de deutoxyde. — L'acide hydrochloriquc seul, mis en contact en excès avec l'oxyde cuivreux et à Pabri du contact de Pair, le convertit en chlorure cuivreux qu^il dissont.

Cette dissolution précipite, par la potasse versée en petite quantité, du chlorure cuivreux en poudre Hlanche, et, par la potasse, en plus grande quantité, de l'hydrate cuivreux jaune-brun qui, exposé à l'air, passe au brun noir en se suroxydant. L^ammoniaquc colorerait la dissolution de chlorure cuivreux en blanc, si ^opération se faisait à l'abri du contact de Pair; muis, sous Tinfluence de ce contact, la liqueur passe au bleu clair et bientôt au bleu foncé, en commençant par la surface.

Détermination de Voxyde cuivreux. Lorsqu'une substance contient de l'oxyde cuivreux, on la dbsont dans Pacidc nitrique qui convertit celui-ci en oxyde cuivrique qu'on détermine comme nous le dirons tout à l'heure. Il est souvent préférable de la dissoudre au contact de l'air dans Pacidebydrochloriquecn excès, qui convertit, au bout de quelque temps, Toxydc cuivreux en chlorure cuivrique.

Voxyde euivrique est très difficilement fusible, il absorbe rapidement Thumiditéde Pair; calciné, il se dissout encore dans les acides, mais il ne se dissout pas dans Taromoniaque. Â rétal d'bydrate, il s'y dissout en petite quantité et colore la liqueur en bleu céleste. Il est soluble dans le carbonate d'ammoniaque, et dans l'ammooiaqae caustique lorsqu'il y a contact de gaz acide carbonique. Les liqucon aont d'un bleu intense. L'oxyde cuivrique est très soluble dans les acides, et la dissolution a ordinairement une couleur bleue; celle qui s'opère dans l'acide hydrochloriquc est d'un vert d'émeraude. Cependant, lorsque les sels cuivriques sont anhydres, ils sont bleus oo bruns.

.Lesdissolutions cuivriques précipitent, par la potasse, un yolumi- Deux précipité d'hydrate cuivrique bleu, qui noircit et se rassemble quand on le fait bouillir avec elle. Le fer poli et le zinc au'on y

t longe en précipitent le cuivre à l'état métallique : le premier avec \ couleur rouge quf lui est propre, le second sous forme d'enduit Doir* Cependant on reconnaît surtout ces dissolutions à ce que le cyanure ferroso-potassique y forme un précipité rouge-brun qui est insoluble dans Pacide hydrochloriquc, et le sulfhydrate d'ammoniaque un précipité noir, si la liqueur est neutre.

Le peroxyde de cuivre tCn qu'une existence pour ainsi dif e éphé^

CCIVRE. M5

lAère. Les alcalis le décomposent et en chassent Poiygène. Les acide» le transforment en un selcaivrîqueeten eau oxygénée.

Alliages. Le cuivre se combine avec un grand nombre d'autres métaux. 20 Fonte grise -|- 1 cuivre forment un alliage très dur et très compact; 1 fonle grise -|- 20 cuivre donnent un autre alliage bomogéue très ductile a froid. — Allié au zinc en diverses proportions, le cuivre forme toutes les variétés de laiton. Allié à Pétain, il donne toutes les variétés de bronze. — Il entre dans le cuivre blanc d'Allemagne = 0.50 cuivre, -|- 0.25 nickel, -|~ ^-^^ ^inc; il forme la base du maillechorty = 0.650 cuivre, -|- 0.168 nirkel, -{- O.f 30 zinc, 4~ '^'*> ^(^ii^y cobalt. Voyez alliages pour tes méthodes d'analyse, indépendamment de celles qui sont données plus loin.

Espèces minérales. Laissant de côté les espèces peu répandues, je me borne à signaler, savoir : le cuivre natif, qui se dissout dans Fammoniaque qu'il colore en bleu. — Le cuivre oxydulé dont la poussière rouge colore en vert l'acide nitrique dans lequel elle se dissout avec eflervescence et Tacide bydrochlorique dans lequel elle se dissont sans effervescence, et qui colore aussi Tammoniaque en bleu. — Le cuivre pyrileux jaune doré formé de cuiVre 0.302, -j~ fer 0.323, -f- soufre 0.370, fusible en un bouton, que Tacido nitrique colore en vert. Il forme des filons et des couches dans les gneiss, les schistes talqueux oi micacés, et mémo dans les calcaires anciens ; il est exploitéen ^uéde en Nor\rége, dans leCornwalL en Silésic, en Savoie, en Piémont, à Chessy et Saint- Bel en France. — Le cuivre gris dont la couleur ordinaire est le gris de Tacier poli , dont la poussière est noire, quelquefois rougeâtre, qui est réductible sur le charbon en un grain de cuivre rouge, et dans lequel on a trouvé environ 0.255 cuivre, -f- 0.255 soufre, -|- 0.270 antimoine, -f- 0.132 argent, -ffer, arsenic, zinc; il partage les gisements et les localités du cuivre pyriteux, où il est le moins abondant, avec le cuivre sulfuré dont la couleur est aussi le gris de fer, dont la poussière est noire et soluble dans l'ammoniaquequ'elle colore en bleu et qui serait formé decuivre 0.785 , -|- soufre 0.1 85, -[" f^"* 0.022, + . . . — Le cuivre carbonate : ou vert d'émeraude, et alors contenant cuivre 0 66, -|~ acide carbonique 0.18, 4- oxygène 0.08, -{- eau et perte 0.08» colorant l'ammoniaque en nleu : ou bleu d'indigo, et formé alors de suivre 0.58, -[- acide carbonique 0.18. 4- oxygène 0.125, -|-^a° 0.115; tous^ deux solubles dans l'acide nitrique, qu'ils colorent en vert et que Voa trouve associés aux autres minerais de cuivre. — Le cuivre hydro^ atlfVretijr^ demi -transparent, d^unc couleur verte, souvent associé ai» cuivre carbonate vert, mais dont on le distingue facilement en ceqn'il perd sa couleur dans l'acide nitrique où il devient blanc el translucide, et en ce qu'il ne colore pas l'ammoniaque en bien. Il est formé de cuivre 0.496, 4" ^î''<^ 0.284, 4~ ^^^ 0.175, -f* acide eai^

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