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DÉBLAIS. — DECLINAISON

Od tronvera beaucoup d'autres méthodes dan» le Trailé de Qiarpenterie de M. le colonel Emy.

DÉBLAIS. Voyez Terrassements.

DÉGLINAiSOIV. La déclinaison d'un astre est la distance angulaire de cet astre au plan de Téquateur. Elle est boréale ou australe» et se compte de 0. à SO», soit du côté du nord« soit du côté du sud.

Le méridien céleste qui passe par le centre d^un astre est son cercle de déclinatêcn.

La déclinaison du eoleil est boréale entre le commencement du printemps et la (in de Télé, australe depuis leconiroencement de Paatorane jusqu^à la fin de PhÎTer, nulle aux deux points équinoxiaux, la plus grande possible aux points solsticiaux pour laquelle elle est = ±:23o28 environ.

On prend positivement les déclinaisons boréales et négativement les déclinaisons australes.

La déclinaison d'un astre et son ascbusion droite suffisent pour déterminer la position d'un point sur la sphère céleste. Elles se tirent toutes deux de \a connaissance des temps, L'Annuaire du bureau des longitudes donne aussi pour tous les jours de l'année la déclinaison du soleil à midi moyen, et à défaut de la connaissance des temps, on peut calculer son ascension droite par la méthode donnée à ce mot.

On introduit la déclinaison dans les calculs en la rapportant à rfaeure de Paris, au moment des observations ^ exemple :

On a pris la hauteur du soleil à midi, par 120» de longitude occidentale, le 21 janvier, je suppose; en veut introduire la déclinaison à cet instant dans un calcul de latitude; on voit facilement qu^au moment de Tobservation, on compte à Paris hpit heures du soir. Or, si la déclinaison du soleil, le 2t janvier, & midi, ét^it, par

exemple 20o 6'46"

et le 22, à la môme heure. . 19o52'30"

La différence pour 24 heures • -• 0ol3'l6''

ou pour 8 heures 4^25'^

La déclinaison pour le moment de Inobservation est donc

La plus grande erreur de ceprocédé pourrait s'élever à 3"5. La dccUoaison et l'ascension droites des principales étoiles sont données par la planche L

DÉGdRATION. Les constructions industrielles ne comportent d'autre décoration que l'aspect qui résulte naturellement des bonnes

proportions de lejir ensemble, de la simplicité des lignes et d'ooe certaine apparence de convenance et de solidité. Un let aspect s'obtient presque toujours facilement et à peu de frais lorsqu'on a salisfait d'abord aux exigences bien autrement importantes d'une bonne distribution cl d^une sage économie.

L'ingénieur chargé d'un projet d^usine doit donc s'attacher avant tout à sa dtstributt0n sans se préoccuper d^abord en aucune faconde TefTct plus ou moins monumental de ses constructions. Lorsqu'il sera parvenu à distribuer l'ensemble de ses bâtiments de telle sorte que les matières premières à mettre en œuvre entrent par un point et sortent par un autre à l'état manufacturé sans avoir parcouro deux fois un môme chemin ; lorsqu'il les aura disposés de manière i rendre faciles et promptes les communications indispensables an travail, impossibles au contraire celles qui pourraient provoquer les infidélités ou les pertes de temps; lorsque le bâtiment d'administration aura été placé de manière à satisfaire à la nécessité d'une surveillance générale de chaque instant; lorsque par des ouvertures

dans toutes les saisons, évité les chances d'incendie et d'accidents et satisfait avec économie à toutes les conditions de convenance que, à défaut de pratique, la méditation dirigée par un sens droit et de bons conseils lui indiqueront le plus souvent; alors, dis-je, mais seulement alors il pourra songer à la décoration de Pédifice et, l'art aidant, il lui sera facile d'en masquer les vices de forme, d^en mettre les qualités en lumière et de satisfaire de proche en proche à tous les degrés de vanité de l'ordonnateur. Un soubassement fortement indiqué, une corniche très saillante donneront seuls à TédiGcc un ce^ tain air de majesté. A-t-il trop de hauteur, des bandeaux ff étage îotmes de moulures plus ou moins riches atténueront ce défaut; sa Ion- - gueur est-elle excessive? l'emploi des chaînes verticales^ l'exclusion des bandeaux d'étages sembleront élever la façade en lui donnant de la légèreté. Les bossages, les refends, sur les parties en pierres de taille, en mettant celles-ci en relief, satisferont à ce principe des coA* slructeurs qui veut que la solidité soit non-seulement réelle mais encore apparente. Que si ce n'était point assez d'avoir donné à Pensemble tous les caractères extérieurs de la force, de la simplicité, de la convenance, et fait naître ainsi dans l'esprit du spectateur l'idée qu6 le bon goût allié à une sage modestie, que Tordre et réconomie régnent à l'intérieur de l'usine; que si l'on exigeait de l'ingénieur plus d'élégance, plus de faste, alors ses moulures deviendraient plus riches, ses chaînes verticales seraient décorées de pilastres, ses mors de pignons recevraient des frontons triangulaires;' ses hangars des arcadeSj'^ses baies porteraient des moulures, enfin un portail d'on^

belle ordonnance proclamerait au dehors la richesse et le fasle du propriétaire.

Pai cherché à réunir ici les moyens à employer pour satisfaire à ces diverses exigences, en les classant aussi méthodiquement qu'il m'a clé possible.

Soubassement. Tout édifice doit reposer sur un soubassement solide en réalité et même en apparence. Ce soubassement, construit en pierres de taille, s^éléve ordinairement jusqu'à hauteur d'appui des fenêtres du rez-de-chaussée, ou si elles sont trop élevées, jusques à 1™ ou 1°^.50 au-dessus du sol, selon que la hauteur totale du bâtiment est moins ou plus grande. Le parement de ce soubassement peut recevoir les mômes moulures que le piédestal; on peut aussi l'exhausser sur des marches, ce qui donne à l'ensemble beaucoup de majesté.

Etages, leur hauteur relative. Si les hauteurs d'étapes pouvaient n'être réglées que par des considérations de grâce et de coup d'œil, on diviserait la hauteur totale du bâtiment en un nombre de parties indiqué dans la seconde colonne et l'on donnerait à chaque étage le nombre de parties indiquées ci-dessous^ le rez de-chaussée compte pour un étage.

Nombre d'étages.

Divisez la hauteur totale en

*20 parties

Le rezde-chaussée

aura

6 \ parties

Le premier.

Le second.

L'aUique.

Quand il y a un étage en partie enfoncé sous le sol, un bel étage et des mezzanines, on divise la hauteur totale en neuf parties, on en donne 1 f an soubaisseroent, 5 à Tétage et 2 \ aux mezzanines y compris la corniche de couronnement.

Ces proportions conviennent au cas où la façade est décorée d'ordres,, comme au cas où elle ne Test pas.

Façades. Elles doivent être régulières, ou tout au moins symétriques. Les axes des vides seront donc également espacés dans chaque corps de bâtiment au moins, et si d'un côté de Taxe principal il existe une irrégularité dans cet espacement, il faudra reproduire symétriquement cette irrégularité du côté opposé, de telle sorte qu'il y ait toujours une parfaite correspondance entre le nombre, les dimensions et la position relative des parties situées â droite et à gauche du centre.

Tontes les lignes horizontales doivent être parfaitement continues d'une extrémité à l'autre et sans aucune déviation hors du plan ho-

AOO DEGORATIOX.

rieontai qaî les coûtieot. Tous les appuis ou les linteaai des portes et des fenêtres seront donc rigoareasement à la même haaleur. Cette continuité des lignes horizontales doit même être obsertèe entre les façades des bâtiments séparés les uns des autres, fosscnt^ils d^aillcnrs de hauteurs différentes.

Rapport de la hauteur d la largeur. En comptant la hauteur depuis le sol jusqu^au- dessus de la corniche , on peut donner une hauteur égale à la largeur aux façades qui ont des pignons, h celles des pa- Tillons isolés et à celles des pavillons en avant-corps; cependant ces dernières ont souvent des largeurs comprises entre \ ei\ hauteur. Quant aux façades principales des usines, on peut porter leur largeur jusqu'à neuf fois leur hauteur. — Les façades centrales en arrière-corps doivent toujours avoir plus de largeur que celles des bâtiments en avant-corps qui les flanquent.

Rapport de la largeur des pleins d celle des vides. Plus le plein est considérable par rapport au vido, plus Tédifice parait solide et grand; il semme d^autant plus léger, au contraire, que les ^ides sont plus rapprochés, pourvu que ces vides aient de bonnes proportions;

^^^ =: I est un bon rapport moyen ; plein = vide se rencoatre

fréquemment dans la construction des usines où l'accès de la lumière est souvent d'une grande importance ; plein= 3 vide est une limite vers laquelle la façade prend un aspect lourd et monotone, à moins que le bâtiment n'ait beaucoup^'étages.

Chaînes horizontales, bandeaux d'étage. Les chaînes horizontales ou bandeaux d'étages conviennent à la décoration des façades qui ont une grande hauteur par rapport à leur largeur. Lorsqu^aa contraire un bâtiment est très long par rapport à sa hauteur, il faut éviter l'emploi de ces bandeaux qui , en détoupa^t la façade en bandes de peu de hauteur, feraient paraître la longueur encore plus grande ; ce serait le cas alors d'emplojer les chaînes venieakj^

Les bandeaux d'étages doivent avoir une hauteur égale a« 1 on ^ de la hauteur de l'étage qu'ils couronnent; ils pensent être on tout unis ou ornés de quelques numlures^ dans ce dernier cm, leor saiUie n'est que la moitié de leur hauteur; les moulures de la-eorniche des piédestaux leur conviennent assez bien, La partie principale et prédominante de leur profil doit être la face verticale; ils devraient être placés à la hauteur des planchers et alors on prolongerait les jambages des fenêtres jusqu'à ces bandeaux ; mais le plus souvent on les place au niveau du bas des fenêtres et quelquefois au niveau de leur appui.

Lorsque les ouverturea d'une façade sont très rapprochées, il con* vient de supprimer ces bandeaux.

Chaînes verticales. Elles tendent à faire paraître les bàtineats phis

élevés qu'ils ne le sont eo cfTc(> et convieoneDt dés lors à la décoration des façades dont la largeur est très grande par rapport à leur hauteur.

Les chaînes verticales doivent avoir une largeur égale au | ou ^ de la distance qui sépare |es chaînes horizontales auxquelles elles aboutissent. Si les assises font harpe^ les pierres saillantes sont plus longues de \ que les courtes.

On peut varier beaucoup le dessin des chaînes verticales, les faire unies, les découper en refends^ les transformer en pilastreê auxqueb on donne une saillie du | de leur largeur en profilantautour de leur eitréroité supérieure les moulures des banaeaux ou des corniches qu'ils soutiennent.

Fmélreê. On leur donne ordinairement une hauteur égale i deux fois leur largeur. Lorsque celte hauteur atteint | largeur, la façade prend de Télégance et de la légèreté ; elle devient lourde an contraire si ce rapport s'abaisse à | ; en aucun cas il ne doit descendre au-des< sous de |, excepté pour les fenêtres d^un étage en partie enfoncé sous le sol oue l'on tait alors ou carrées ou plus larges que hautes. Ces règles s'appliquent également aux fenêtres cintrées et leur hauteur se compte de l'appui jusqu'au sommet du cintre. Lorsqu'on pratique à un même étage des fenêtres rectangulaires eC des fenêtres cintrées, la loi de continuité des lignes horizontales exige qu'on s'efforce de placer les linteaux des premières au niveau des bandeaux d'impostes des secondes.

La largeur absolue des grandes fenêtres varie de l'^.SO à 1"'.50 ; celle des fenêtres moyennes de 1"',10 à l^.SO . et celle des petites de O'^-SO à 1*. Il convient que l'ouverture monte à O'^.SO du plafond des logements qu'elles éclaireot; leur appui intérieur se place au maximum à O^'.SO ou 1*" au-dessus du sol.

La diitance entre une attvtsrture et Vangle (Tun bdtiment isolé on ea avant-corps doit être au moins ^«ale à celle qui sépare deux ouvertures. On peut réduire cette .distance à moitié pour oa bâtiment en arrière-corps.

Les pleins et les vides doivent se correspondre à plomb et bien exactement dans toute l'étendue de la façade, ce qui exige que lea fenêtres aient toutes la même largeur; leur hauteur qui doit rester la mêDM au moins pour chacun des étages peut diminuer proportion* nellement à la hauteur propre de ceux-ci.

Si Ton a cru devoir faire emploi des ordres pour décorer une façade^ le rapport de la hauteur à la largeur des fenêtres se règle d'après d'autres considérations : on divise alors la largeur du vide en six parties et sa hauteur est alors de onze de ces parties pour l'ordre M)8can, de douze pour le dorique, de treize pour Vionique et de treize et demi pour le corinthien. La largeur du bandeau ou cbam-

branle dont on les entoure doit varier aussi et diminuer à mesure que l'ordre devient plus riche; avec l'ordre toscan elle est de | de la largeur du vide ; elle est de \ de cette largeur avec le dorique et l'ionique, et de \ seulement avec le corinthien. Les moulures doivent être celles de Varchùrave de l'ordre.

Lorsqu'on décore une fenêtre avec des' colonnes il convient de faire reposer les colonnes sur des piédestau:^ qui s'élèvent à la hauteur de Pappui de la fenêtre, afin d'éviter la rencontre de la tablette d'appui avec le fût des colonnes; c'est même à peu près le seul em* ploi convenable que l'on puisse faire des piédestaux. Les fûts des colonnes ou des pilastres doivent d'ailleurs laisser voir intact un chambranle du ^ de l'ouverture des fenêtres. Une balustrade à jour ferme la baie entre les piédestaux.

Balustres, Les balustrades (planche XLII, fig. 1) prennent alors la hauteur du dé du piédestal de l'ordre; la tablette d'appui ainsi que la base reçoivent les moulures de la corniche et de la base du piédestal et quant aux balustres eux-mêmes ils ont des formes el des proportions très variées qu'il convient toujours de mettre en rapport avec le caractère de l'ordre. La distance entre depx balustres est ordinairement comprise entre le rayon et les | du rajron de la partie renOée ou panse, et l'on engage deux demi-bal ustrea dans les dés des piédestaux.

Corniches des fenêtres. On ne doit point donner de corniches aux fenêtres du dernier étage d'un bâtiment, parce qu'elles sont suffisamment protégées par la saillie de l'entablement; lorsque l'on donnera une corniche aux fenêtres des étages inférieurs, on peut la faire reposer immédiatement sur le bandeau ou chambranle qui entoure la baie ; mais le plus souvent elle en est séparée par une frise, et le bandeau tient alors la place de Varchttrave dans l'entablement qui se trouve ainsi complété. On divise répaisseur du chambranle en quatre

{parties ; on donne trois de ces parties à la frise» cinq à la corniche et a saillie de la frise sur le nu du mur est le | de sa hauteur. Dans les bâtiments plus élégants on place au delà du chambranle une platebande en arrière-corps moitié moins large que lui et qui sert à placer des consoles dont le but apparent est de soutenir la corniche. Les consoles doivent descendre au moins jusqu'au niveau du dans-œuvre du linteau de la baie.

Portes. De même que pour les fenêtres , les fôts des colonnes et des pilastres devraient laisser voir inUct un chambranle tout autour de la baie, mais il s'en faut bien que cette règle soit toujours obseryèe. — La distance entre le plafond du linteau et celui de rarchitrave se fait égale à une fois et demie ou à deux fois la largeur du chambranle, et la baie de la porte doit d'ailleurs avoir une hauteur qui

DËCOBATrON. 503

ne dépasse pas les f de l*élévation da plafond de' l'arcbilravc audessus du sol.

Quant à la hauteur des portes extérieures, si le bâtiment est décoré d'ordres, Scamozzy lui donne un peu moins de deux largeurs avec le toscan et le dorique, deux largeurs exactement avec Tionique, et un peu plus de deux largeurs avec les ordres riches. On peut au reste adopter les rapports qui ont été indiqués ci-dessus pour les fe« nétres et pour leurs chambranles : leur largeur absolue se régie toujours pour les^ usines par les besoins du service. A Tégard des entablements qui les couronnent quelquefois, on leur donne ou { ou | de la hauteur du vide selon que Tordre est moins ou plus riche. Cette hauteur d'entablement est ensuite divisée en quinze parties, dont cinq sont réservées k Tarchitrave, quatre à la frise et six à la corniche. Les moulures se font proportionnelles.

Moulures en général. La régie la plus sûre pour pro61er de bonnes moulures lorsque Ton nMmite pas servilement les anciens, consistée leur donner des mouvements très prononcés, à marier les moulures droites avec les courbes, à opposer des moulures extrêmement finies à de très fortes. Je donne ici les éléments constituants des moulures composées et leurs tracés.

Moulures. Le côté droit de la planche XL rappelle la forme des principales moulures; en les classant dans Tordre alphabétique^ on y distingue, savoir : ' .

UastragalSj petite moulure ronde dont la section a ordinairement la figure d'un demi-cercle; quelquefois le contour de cette section forme les- ou les \ d^une circonférence; l'astragale prend le nom do chapelet quand il est taillé en forme de petites boules qui ressemblent à des grains de chapelet, comme dans Tarchitrave et au haut de la frise de Tordre corinthien, planche XLL

Bossages, y oyez Refends.

Cavety quart de cercle rentrant dont la saillie est dès lors égale à la hauteur; la corniche de Tordre dorique offre un exemple de son emploi.

Congés courbe qui joint, par exemple, le nu de la colonne avec sa base.

Denticules^ membre carré recoupé par plusieurs entailles ou mé' toches et qu'on dislingue facilement dans les corniches ionique, dorique et corinthienne^ planche XXXIX.

Doucine ou gueule droite^ moulure sinueuse et dont la partie supérieure est concave et la saillie égale la hauteur; on en voit un exemple à la partie supérieure de la corniche ionique, planche XL. La figure 2 de la planche XLII indique son tracé. La saillie AC étant prise égaie à la hauteur Afi, on joint BOpar une droite qu'on

divise CD deux parties égales au point D; sur les côtés BD, DG on construit^ Pun en dedans, l'autre en dehors, deax triangles équilatéraux qui déterminent les centres O O' des arcs de cercle C DB qui forment la doucine.

Escape, synonyme de congé.

Listel^ ourlety petite bande ou bandektie. Planche XL.

ModiUons^ consoles ornées qui soutiennent ordinairement les parties très saillantes des corniches et en font uo des plus beaux ornements. Les modillons semblent représenter les extrémités des chevrons de la toiture. Vox/ez la corniche corinthienne» flanche XLL

Ovcy quart de rondj échme^ moulure dont le contour est un quart de cercle convexe; c'est Pinverse du cavet. Le membre supérieur de la corniche toscane est un ove.

Plinthe, membre carré et plat que Ton nomme quelquefois wle. Voyez la base des colonnes et des piédestaux.

Refende^ on appelle aipsi, fig. 7 et 8, p/. XLII, les refcaillemeats creusés dans les parements des maçonneries de pierres de taille sur les joints horizontaux et verticaux : on leur donne ^ de la hauteur d'assises en largeur et en profondeur.

Si l'on remplace lés arêtes des refends par des pans coupés on chanfreins^ on a des bossages ^ ces derniers peuvent se faire arrondis^ à pointes de diamants ou à pans; dans ce dernier caSj la largeuc du chanfrein et du refends font ensemble le tiers de la hauteur de l'assise.

Scotie; partie creuse, placée ordinairement entre deux tor^j les ouvriers la nomment nac«/fe. Les Ggures 3 et 4 de la planche XLII indiquent les tracés de cette moulure.

Tracer la scotie entre les parallèles MT ml tangente en leurs points respectifs T et t (fig. 3).

Par les points de tangence T, t et par un point n quelconque pris sur ml, élevez des perpendiculaires lO, Tt, nX.

Prenez Xy = { Xn et par y ainsi déterminé menez y t parallèle à XTqui déterminera le pointt par son intersection avecTt.Du point i comme centre et du rayon tT décrivez le quart de circonférence TK; sur le prolongement de y t portez t o = | « k. Du point o , ainsi déterminé comme centre, et du rayon oK décrivez Tare KH limité au point H déterminé lui-même par la condition que sa corde KU soit égale à la corde de { arc KT. Tirez Ho indéânie et portez en arrière ie 0 ozz=z\ Ho. Le point z étant ainsi déterminé , portez xH sur la perpendiculaire lO de I en Q ; joignez zeiQ; élevez une perpendiculaire sur le milieu m de zQ, elle rencontrera lO en O qui sera ainsi déterminé. Tirez OzL, puis du point O comme centre aree

illOH. SOS

0^ :;;:: OL poor rajon décrivez Tare th. Esfin 4e g a%^oe 2rL =: ji^H pour raj^A achevez la coorbe en décrivait t'arc LH.

Autre méthode (fig. 4). JoigoeE J tLt; gar Tr comme diamètre décrivez une deoiJ-circoDféreiioe. jnenes auiaot d'ordonnéea I ê, ^0, 50, 60 qiie vous voalezavoîr de poiols de la courbe. Tirez par 1,9... 5, 6 éiiê parallèles à MT mi, prenez respecâivameiil «ur eet parai* lèles 10'=:z 10 20' = 20 ... 50':==:Â0 60':=60 .,. et joignez les |)oiBt3 o' ainsi déierininés par une courbe.

Talon^ moulure formée de deux arcs de cerde raccordés et qui se tracent comme pour la doueme^ à cela prés4|ue la f artie supérieure de la moulure est convexe et la partie inférieure coocave^ La partic inrcj'ieurc des corniches toscanes est un talon.

Tore; gros aaaeau à la base des colonnes» dont le profil eu saiHie forme une demi-circonféreoce entière. Le tor0 parait tenir lieu de la frette qui renforçait le pied du tronc d*arbre et T^mpéchait de se fendre sous la charge, lorsque, à Toriginc de rarcbilecture, les co^ lonnes étaient en bois.

Les cinq ordres {planche XXXIX, XL> XLI). Chaque ordra com* plet comprend le piédestal ^ la colonne et V entablement, Q9 diistiqg«ie dans le picdeslal sa hase^ son dé et sa corniche; dans la colonne, la hase^ le /ttl et le rAajnïeati^* dans rcnlablemcnt, Varchitrave, là frise et la corniche.

Chacun de ces membres est formé d^un plus ou moins grand nombre dé moulures dont la hauteur et la saillie sont indiquées sur le desmn. Les chiffres de gauche y expriment les hauteurs , ceux de droite les distances à Vume de la^ colonne. L'unité de mesure est la feirtisj c'est-à-dire le douzième du plus grand rayon de la colonne fKMir les ordres toscan et dorique, plandie XXXfX, et le dix*fauitième de ce rayon pour les autres ordres. Ce plus grand rajon prend le fiom dei9iod«/e et se trouve désigné par M. Ces dimensions; au resrte, n'ont peint la fixité qu'on leur attribue généralement; elles varient sensiblement avec les auteurs qui nous tes ont transmises et îl B^y a pas dès lors nu grand inconvénient à les modifier un peu au tOQSOin.

Vusage de ces nonJ^res est facile. Yeut-on par exemple décorer une façade suivant Tordre dorique et sans piédestal. Tordre sans pié- «featal avant )0 modules, on divisera le nombre de mètres contenus alatts la baulbeur à décorer eu 20 parties égales , 4 de ces parties formemut la hauteur de TeBlaUement, les 16 autres seront la hauteur àe la odoone; Puned^eHes sera son plus grand diamètre, la moitié de ce diamètre sera le module M; en te divisant en li parties, Tune d'cUea sera Vjunité en fwctioo de laqueUe se Irouvrecoot exprimées UMOtes les hauteurs et Iiiu4^ les saillies dos moulures comme le montre la droîHe de la plaAcfae XXXIX. La distance d'une oolonue

à Tautre ou Vmtrâ-eolonnement est dooné ci-dessous pour chacnn des ordres. Cela posé, jetons un coup d'œii sur les parties constilaanles des ordres^ en commençant par la base.

Piéde9îal. Les piédestaum ne sont que des accessoires qoi n^'onf d'utilité cl que Ton ne doit employer que dans des cas très rares. On fait usage aes piédestaux lorsqu'un portique ou péristyle doit être fermé par une balustrade à hauteur d'appui , afin d'éviter la ren< contre de la tablette d'appui avec le fût dqs colonnes. Le piédestal a alors la même hauteur que la balustrade. C'est à peu près le seul cas où remploi des piédestaux soit excusable.

Colonne, La base. Los Grecs ne donnaient point de base à leors colonnes; cette base cependant ajoute à la force et à la grâce. La base d'une colonne doit être et doit paraître solide et stable. Les moularcs doivent diminuer de hauteur à partir du bas.

Le fût est la tige de la colonne comprise entre sa base et son chapiteau; le fût n'est point cylindrique; il diminue vers le haut de ^ environ, de plus il est souvent renQé suivant une sorte de conchoidb qui porte le plus grand diamètre de la colonne au tiers de sa hauteur à partir d'en bas.

Renflement des colonnes» Yoici comment se trace ce renflement da fût {planche XLIII, fig. 1) : la hauteur H C de la colonne et son plus grand diamètre DE étant connus, ainsi que le diamètre d^en haut AG, on trace le plus grand diamètre DE à la hauteur du tiers de la colonne à partir d'en bas et l'on prolonge indéfiniment sa direction ; du point A comme centre et d'un rayon AN = le plus grand rayon DM, on recoupe l'axe UC de la colonne, ee qui détermine un point N; par A et Non mène une droite qui par sa rencontre avee la direction de DE donne le point F pôle de la conchoïde; de ce point F tirez alors d'une manière quelconque et en nombre quelconque des droites indéfinies F €<> F (i\ F d".,. ¥d^¥d^; sur ces directions et à partir des points m m' m!^ ... m, m^ où elles rencontrent l'axe, portez les distances md = m^d' =m"<î" ... =zm^d^=zm^d^ toutes égales entre elles et au plus grand rayon MD, \espoiui»dd^ d"...d^d^ appartiennent tous i la génératrice du fût, et la courbe meoée par ces points est celle du renflement de la colonne. •

Chapiteau. Il est destiné à porter Varchitrave, on y distingue la tailloir ou l'abaque qui est carré dans tous les ordres, ce que le desna n'indique pas. Les faces de ce carré sont évidées dans le corinthien et le composite, suivant un arc de cercle {pi. XLIII , fig. 8). G^est surtout le chapiteau qui différentie les ordres.

Entablement. Il contribue beaucoup à donner un caractère à la construction : massif, elle prend un air de force et de solidité; moins il est épais au contraire, plus Tordonnance acquiert de légëieté.

Architrave. C'est la partie înfcricore de rcniablemcnt^ celle qui repose immédiatement sur le chapiteau des colonnes ou des pilastres. Uarcbilrave occupe la place des longrines de bois qui reposaient sur les troncs d^arbrcs» les reliaient entre eux et portaient le poids de la couverture, lorsque, à Porignc de rarchîlccturey le bois seul entrait dans la construction des bâtiments.

Uarchitrave est donc une sorte de sablière ^ on ne doit jamais l'entailler par des fenêtres ni des jours quelconques, et elle ne doit ellemême cacher à la vue aucune partie des ouvertures pratiquées dans les murs en arriére de la colonnade

Frise, La frise est Tespaco qui sépare Tarchitrave de la corniche. C'est la frise seule qui doit recevoir les emblèmes et ornements qui caractérisent la destination dd bâtiment.

Corniche (cor<ma). Couronnement de l'édifice. La corniche est destinée à protéger les murs contre Faction des eaux pluviales, d'où il suit que sa partie principale est le larmier^ membre nécessairement saillant; on le couronne d^une cvmaise qui augmente encore la saillie, et il est ordinairement muni ioférieurementde quelques moulures creuses ou en relief destinées à empêcher les eaux de couler sur la frise. Une corniche s*adaptc très bien aux édifices ordinaires, sans autre décoration d^ailleurs, et le bâtiment a un aspect d'autant plus majestueux que la corniche est plus saillante.

Ordre toscan (/>/. XXXIX) . Ordre simple, et même rustique, dont le caractère dominant est la force et qui ne supporte aucun ornement étranger. Si l'on était contraint de donner un aspect monumental à une u^ine, Tordre toscan devrait être préféré. — Ventre-- €ol(mnement dans Tordre toscan est de neuf modules d'axe en axe.

Dorique (pL XXXIX). Ordre majestueux et déjà riche. L'entrecolonnement est de sept modules et un tiers d'axe en axe.

Quand on veut Tembellir, il faut creuser les colonnes de vingt cannelures à vive arête décrites d'un rayon égal à la corde de leur arc, tailler des fleurs ou des feuilles en saillie sur le gorgcrin du chapiteau et refendre son ove de vingt œufs qui répondent à plomb aux arêtes des cannelures.

Trigh/phes. On distingue à la frise de l'entablement les triglyphes qui caractérisent essentiellement le dorique ; leur largeur est de douze parties ou un. noodule ; ils sont refendus par deux canaux qui ont chacun deux parties, et accompagnés de chaque côté d'un demi-canal; ils saillent d'une partie. Le creux des canaux est à angle droit, leur hauteur est do seize parties.

Métope. La distance d'un triglyphe à l'autre et que Ton nomme métope doit avoir exactement dix-huit parties; en d'autres termes les métopes sont parfaitement carrés. C'est dans les métopes que Ton

S«i DEGORATION.

place les embièmeft qui earactérisent Tédifiee. Ces devins doWent éire toujours simples.

Gouttes. An-dessous des trtgljphes et dans rarchitratreon distiogne Èix gouttes disposées de (elle sorte que leur largeur soit exactement celle du triglyphe. Leur saillie est égale k leur hauteur^ soit 1 p. \,

Ionique (pL XL). Le caractère de Tioniquc est Télcgance, il se distingue facilement des autres ordres par la volute de son chanheao. -^ L'entre^ colonnement pour cet ordfre est réduit à six uioaulcset demi d^ate en axe.

Tracé de la volute ionique {pL XLIIT, fig. 2). Tracez une droite AB d'une longueur égale à seize parties du mcldule; prenez sur cette droite A E rr 9 parties. E est le centre de Tceil de (a volute, A son point le plus élevé , L le plus bas. Du point E comme centré et d^on rayon r=: 1 partiedécrivez rœiiC D; partagez le diamètre G D en quatre portions égaies G]=:lE~E4:r=4D; sur 1,4 formez le carré i 2 3 4^ du point E menez les droites E 2, E 3 ; partagez 1 K et E4 chacune en trois portions égales; par les points de division mena les ordonnées (5, 6) (8, 7) (9, 10) (11, 12) t?oy. fig. 3; enfin roenex parallèlement au diamètre les droites (6^ 7) (10, 11)> vonsaarez ainsi treize centres (1, 2, 3 ... 1 2, E) numérotés comme Pindiqae plus clairement la figure 3 ; cela posé , tracez par quart de cercle, savoir :

du centre avec le rayon Tare

AF

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