‹ Aide-mémoire général et alphabétique des ingénieursChapitre 17 sur 208 · S AIR CHAUFFÉ · texte numérisé non relu

S AIR CHAUFFÉ

t( machine recommencera, et aora lieu ainsi autant de fois qu'on ren commencera la même manœuvre. »

Les substances qu'ont employées MM. Niepee ont été tantôt le lycopodc, tantôt un mélange de houille pulvérisée et de résine; mais il parait que ces substances déterminaient une combustion trop vive. (Foy. lo Rapport de Berthollet et Camotj l«i' semestre 1807, ou le Traité des machines de Hachettej p» 283.)

Enfin 9 M. Burdin, ingénieur en chef des mines, aujourd'hui membre correspondant de l'Académie des Sciences ^ dans un mémoire intéressant, inséré aux Annales des mines de 1836, a indiqué lesavantages^A^oTtgu^âdercmploî, comme moteur, de l'air échauffé eipréalaUemenieomprimé. Imaginez un cylindre en tôle revêtu intérieurement de briques^ et renfermant un foyer recouvert d'une couche assez épaisse de charbon , puis en communication avec ce cylindre deux corps de pompe, chacun muni d'un piston^ et sous lesquels, et tour à tour, l'air comprimé et échauffé dans le cylindre se rendra alternativement, et vous aurez une idée de la machine.

Soit introduit au moyen d'une pompe foulante dans le cylindre qui porte le foyer de l'air à 0 température et 4 atmosphères de pression, et soitla masse de charbon assez épaisse pourconvertir la moitié de l'oxygène de l'air en acide carbonique et pas assez pour donner naissance à une trop grande quantité d'oxyde de carbone. Bien que la loi de la dilatation de l'air à de très hautes températures, et sous de grandes pressions, soit tout à fait inconnue'; bien qu'on ne connaisse point lecaloriquespécifiquede l'air dans ces mêmes circonstances , ni la chaleu rdéveloppée par sa compression , ni le froid produit par sa détente, si l'on étend & ces cas extrêmes les chiffres donnés par l'expérience pour de faibles pressions et de basses températures, on trouvera pour la température acquise par les gaz (Voy. Chaleur), 1518o.7. M. Burdin, pour faire la part de l'imprévu, réduit celte température i 800«>.

Il est facile de voir que, à cette température , l'air quadruplerait de volume sans changer sa tension.

Or, d'une part le travail nécessaire pour refouler dans le foyer un mètre cube d'air ordinaire sera de environ 14020*^°*.

De l'autre cet air rendra par sa dilatation et par sa détente 30900*" -f- 26100*" = 57000.

Réduisant l'effet 26100 de la détente à moitié, h cause de rabaissement de température, il restera 43950*".

Mais on a dépensé pour refouler l'air. . . . 14020.

Besle. . . 29930.

Or, le calcul donne pour le poids du combustible quia brûlé, la moitié de l'oxygène du mètre cube d'air O.*05 ou ~ de kil. négligeant l'effet qu on pourrait obtenir en refroidissant l'air dilaté par

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