‹ Aide-mémoire général et alphabétique des ingénieursChapitre 203 sur 208 · ESPACE— ESTRAN · texte numérisé non relu

ESPACE— ESTRAN

ESPACE. L'espace est nécessairement infini^ car si Toii suppose un instant quMI ait des limites^ comme ces limites doivent occuper un espace^ on se trouve ainsi conduit à ajouter indéfiniment l'espace qu'occuperaient ces limites £à celui qu'elles circonscrivent, et ainsi de suite jusqu'à Finfini.

ESTRAIV. Petite plage en glacis dont la majeure partie, limitée par des courbes horizontales qu'on appelle laisses de haute et de basse mer y n'est découverte qu'à marée basse.

ÉTAIEMENT. Eta;er, c'est soutenir provisoirement et à l'aide de pièces de bois un terrain ou une construction qui tendrait à s'écrouler.

L'étalement, une fois reconnu indispensable, doit être exécuté sans délai et surveillé avec le plus grand soin.

Mur de bâtiment. Si c'est un mur de bâtiment qui tend à se renverser, on Yare-boute-y c'est-à-dire qu'on le soutient par des étais plus ou moins multipliés portant par leur about dans des entailles faites avec soin dans le mur et par leur pied sur une semelle établie sur le sol ferme. Si le sol ne présentait pas une résistance suffisante, on creuserait pour trouver un fond ferme qui servit d'appui à Tétai, ou Ton placerait sous la semelle un nombre suffîsantdechantiersqui, la croisant à angle droit, répartiraient la pression sur une grande surface. L'angle aigu que forme un étaiavec la semelle horizontale ne doit pas être au-dessous de 70o. On amène l'élai à cette inclinaison en faisant glisser lentement son pied sur la semelle à Paide d'une loi^ue pince en fer et non en le frappant avec une masse qui pourrait causer des ébranlements dangereux. Le pied de Télai doit toujours être coupé en chanfrein, suivant une arête plus ou moins obtuse qui pénètre ainsi de quelque chose dans le bois de la semelle. Par quelques légers coups de marteau, on chasse une cale en coin, du côté de l'angle obtus que l'axe de l'étai forme avec l'horizon, et fixant la cale sur la semelle par quelques clous, l'étai se trouve roidi. — Lorsque plusieurs étais doivent concourir à soutenir le mur, il faut les roidir peu à peu, simultanément, de la même quantité, et l'on doit faire attention à ne pas dépasser la roideur convenable, car on risquerait alors de renverserle mur en dedans.

Il est souvent nécessaire d'interposer des madriers entre les abouts supérieurs des étais et la paroi à soutenir; l'about de l'étai pénétre dans le madrier par un embrëvement.

On en use ordinairement ainsi dans les mines, et l'étai y forme un petit angle aigu au-dessus de la plus courte droite qu'on mènerait du mur au toit. Dans les bâtiments très mauvais, ces plateaux verticaux sont fixés contre le mur à l'aide de forts boulons qui les traversent ainsi que le mur et dont les écrous sont reçus par d'autres madriers intérieurs. Les étais s'assemblent quelquefois euimêmes sur ces plateaux embrevés par les boulons.

ETAIEMENT. 711

EirësillonnemenL Lorsque le mur i soutenir est percé de fenêtres ou de vides quelconques^ il faut préalablement les remplir par des éirésillons, c'est-à-dire par des pièces de bois toujours plus longues que la largeur du vide, disposées en zigzags entre des madriers appliqués contre ses montants verticaux. Chaque étrésillon est coupé à ses deux extrémités suivant des plans qui se rencontrent et forment ainsi des arêtes qui pénètrent un peu dans les madriers. Le plan des deux arêtes passe par Taxe de Pétrésillon et ou Tinclinesur le madrier d'un angle aigu de 70o au moins. On commence par poser le premier étrésillon; on le serre en le f||isant glisser à l'aide d'une pince en fer. Ce n'est que lorsqu'il est convenablement rotV// qu'on place le second en sens inverse, et ainsi de suite jusqu'au dernier. Si celui-ci ne croise pas complètement le reste du vide, ou le serre fortement au mo^en d'une cale en coin qui remplisse tout ce qui reste entre l'angle du vide et l'extrémité de rétrésillon.

Chevalement. Le chevalement s'emploie lorsqu'il s'agit de percer dans un mur de nouvelles ouvertures de grandes dimensions ^ on de le reprendre en sous-œuvre. On pratique alors au-dessus du nouveau vide à créer et dans un axe de pleins du mur, une ouverture par laquelle on introduit le bout de la solide qui doit former le corps du chevalet. Les pieds du chevalet s'assemblent par le haut à entailles dans cette pièce, et leurs extrémités inférieures toujours taillées en chanfrein des deux côtés, sont reçues par des semelles. On roidit bien également ensemble les pieds à la manière des étais, on leur donne la même inclinaison qu'à ceux-ci et l'on s'oppose à leur glissement par les mêmes moyens à l'aide de coins toujours placés aux angles obtus. Le corps du chevalet doit être placé bien horizontalement et perpendiculaire au plan du mur à soutenir. Il convient de donner à ses pieds une légère inclinaison vers le mur et même, si l'on craint quelque balancement, de relier ces piedspar des croix de saint André quis'opposentà leur déversement. On multiplie d'ailleurs ces chevalets en raison de la largeur du vide. On peut alors procéder à la démolition des parties situées au-dessous des corps des chevalets; on pose les piédroits du nouveau vide, sa traverse ou poitrail qu'il convient de protéger par un arc en décharge, et l'on remplit l'intervalle entre cet arc et l'ancienne maçonnerie par une maçonnerie nouvelle, en enlevant les chevalets avec précaution.

Voûtes. On soutient les voûtes en y replaçant des cintres, des couchis et des cales pareils à ceux qui ont servi à sa construction. On peut alors enlever telle partie de la voûte qu'on voudra sans qu'il en résulte de mouvement sensible dans le reste de l'ensemble.

Etalement des terres dans les travaux à ciel ouvert. Lorsque la tranchée est étroite et le terrain coulant, on appuie contre les terres un garnissage de planches horizontales soutenues par des montants

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