‹ Aide-mémoire général et alphabétique des ingénieursChapitre 204 sur 208 · ETAIN · texte numérisé non relu

ETAIN

verticaux cl l'on étrésiUonne entre ceux-ci. A mesure que les déblais deviennent plus profonds, on ajoute de nouvelles planches, de nou^ veaux montants étrésillonnéSy et Ton doit même faire en sorte de substituer ank premiers montants des bois plus longs qui descendent du sol au fond des déblais.

Si la tranchée trop large ne peut être creusée en banquettes, on étaie les terres comme on étaie les murs, en donnant toutefois aux étais une inclinaison de 45<> et assemblant leurs pieds dans des semelles retenues par des pieux ou contre-butées sur les parois opposées. Si le teyain est coulant, on emploie le garnissage en planches retenu par des montants verticaux et Tabout des étais porte contre ces montants et s^y maintient par un embrévement.

Yoj. Rondelety Art de bàtir^ et la Gharpenterie de M. le colonel Emy, pour Pétaiement des grandes constructions et en particulier pour les travaux d'étaiement du dôme du Panthéon^ très habilement exécutés par jRomiefe/^ de 1798 i 1800.

ÉTAlN. Métal blanc d'argent très-ancieonemcnt connu^ et désigné par les anciens chimistes sous le nom de Jupiter. — Il a une odeur et une saveur désagréables que le frottement exalte. — Il so réduit en feuilles excessivement minces sous le marteau et peut être replié un grand nombre de fois sur lui-môme sans se rompre. — Il fait entendre alors un craquement qu'on a nommé cri de Tétaio, et qui est d'autant plus distinct que Tétain est plus pur. — Il est trè^ mou, nnllemont élastique et par conséquent point sonore. — Il se laisse entamer par Tongle comme le plomb, mais on peut y planter une forte épingle, ce qui n'a pas lieu pour le zinc, — Son poids spécifique varie de 7.28 à 7.29. — Ce poids augmente lorsque Tétain est impur. Les praticiens comptent 7.9. — Il fond vers 228^ et se liquéfie avant de rougir. C'est le plus fusible de tous les métaux. L'étain se dissout dans la potasse liquide, dans les autres alcalis fixes caustiques et dans le sel ammoniac. Il s'allie à presque tous les métaux. Yoy. Alliages.

L'étain forme deux oxydes : le protoxyde ou oxyde stanneiix=éiiia 88.06 -{- oxygène 1 1 .94 qui joue le rôle de base faible, et le péroxide ou oxyde stanmque znéUïn 78.62 -j' oxygène 21.38 qui jouant le rôle d'acide faible est souvent désigné sous le nom d'acide stcamiqtu. €es oxydes se réduisent facilement par l'hydrogène et les gaz du •charbon. Quand ils sont dissous par des acides, le zinc, le plomb et le fer métallique les réduisent en précipitant Tétain de la dissolution. — Les dissolutions d* oxyde starmeux dansles acides donnent avec la baguette de zinc un précipité d'étain métallique sous forme de paillettes d'un gris blanc; les dissolutions stanniques dégagent ainsi de rhydrogène sulfuré, et le précipité est blanc et gélatineux.

L*acide nitrique très concentré n'agit point sur Vétain; moins ton-

Page 1