‹ Aide-mémoire général et alphabétique des ingénieursChapitre 5 sur 208 · PRÉFACE. V · texte numérisé non relu

PRÉFACE. V

les praticiens que pour les rois, il n'y a de chemin particulier pour parvenir à la science, et^ comme le veut le proverbe arabe : le savoir sera toujours une serrure dont V étude seule sera la clef.

Croire que les hautes et fécondes méthodes de recherche peuvent et doivent être descendues, en bloc, au niveau de la phis vulgaire instruction, est une erreur I C'est celle dans laquelle tombait jadis ce bon patriote de 1793 dont les archives du Conservatoire me révélaient naguère l'étrange proposition, et qui donandait, s'il n'ordonnait pas, aux Lavoisier^ aux Lagrange, aux Laplace et aux autres aristocrates de génie qui formaient alors le bureau, qu'ils eussent à sansculottiser les sciences ! Hélas! Citoyen ! le savoir y pas plus que la richesse, ne se samculottise, mais le travail y conduit, et même par de pénibles degrés ; et pour parvenir aux résultats et les comprendre, il faut traverser le domaine des méthodes. Voilà comment les sciences exercent, activent et fécondent l'esprit, en dehors des fruits qu'elles donnent à ceux qui les cultivent, ce qui a encore son bon côté. Quant à ces méthodes elles-mêmes, elles ne se partagent pas en méthodes élémentaires et par cela même d'une application pratique immédiate et en méthodes plus élevées et par cela même inutiles. Rien n'est plus complexe que les problèmes d'applica- £io0, et ce n'est pas de trop de tout l'arsenal de la science pour Ifê attaquer et les résoudre seulement par approximation.

Ainsi, des méthodesy des procédés j des résultats ^ des faits : tel est le résumé de cet Aide-mémoire.

Je dirai peu de chose ici des immenses matériaux qui m'ont servi à le rédiger, parce qu'il n'est pas, dans ce livre, une théorie, une expérience j un fait d'observation, une idée originale, dont je n'aie religieusement cherché l'auteur, à travers les siècles ou le dédale des compilations^ pour offrir à son nom, français ou étranger, ancien ou moderne , mon tribut d'hommages et de respect. Je citerai pourtant ici^ parmi les auteurs vivants, MM. Henry Moseley, Robert Willis, Eaton Hod-^ gkinson^ qui m'ont généreusement communiqué et permis de mettre à contribution leurs magnifiques travaux ou les résultats

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