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BOMBES

forme d'excellents asssemblages -, il convient donc parfaitement à la menuiserie.

Poids spécifiques 0.648, 0.628.

Poirier. Bois pesant, fin, serré, doux, liant, très uni et éffai, se rabote et se coupe bien dans tous les sens, il prend très bien le poli, conyient particulièrement pour faire des modèles de machines; mais il faut attendre qu'il soit parfaitement sec pour l'employer, car il diminue prodigieusement oe 'volume en se desséchant. Il est très recherché par les sculpteurs sur bois.

Pommier. Facile à travailler, mais sujet à se déjeter et à se fendre s'il est mis en œuvre avant sa dessiccation complète. Il se rapproche do poirier par ses qualités, mais ne le vaut pas 5 donne cependant, dit-OD^ les meilleures vis d'établi.

Prunier. Dur, compact, prend un beau poli ; doux, liant, facile à raboter, donne de fort jolis petits meubles bien nuancés ^ ne doit être mis en œuvre que lorsqu'il est parfaitement sec.

Sapin. Environ vingt variétés. Convient parfaitement à la charpenterie ainsi qu'à la grosse menuiserie ; fournit mâts, bordages, madriers, poutrelles de pont, doublures pour meubles de peu de valeur. Les luthiers en emploient beaucoup.

II faut écorcer les sapins immédiatement après l'abattage.

Poids spécifique 0.753 à 0.464.

Saule. Uni, homogène^ léger, se travaille bien au rabot et sur le tour. Quoiqu'il puisse donner au besoin des solives pour des ouvrages peu importants , il convient mieux à la menuiserie qu'à la charpenterie; donne cercles, cerceaux.

Les jeunes rameaux de saule sont recherchés par les vanniers.

Poids spécifique 0 . 405 .

Tilleul. Bois blanc, uni, tendre et facile à travailler; trop mou pour faire de bons assemblages decharpenterie; il s'amincit considérablement en se desséchant. L'artillerie en fait un faible emploi. C'est un bois qui se prête très bien à la ciselure et au tour.

Tremble. Ne s'emploie comme bois de charpente que dans les campagnes ; bois mou qui ne convient qu'à desouvrages de peu de durée et de valeur.

BOMBES. De nombreuses observations ont appris qu'une bombe de douze pouces, animée de la plus grande vitesse qu'elle puisse acquérir dans l'air, ne s'enfonce dans une terre ordinaire, rassise, que de 1"* au plus; et moyennement de 0°^.50 à 0°'.60. Parvenue à cette limite de pénétration, elle ne produit pas dans les terres une compression sensible au-delà de 0™.i0 à 0™.20 du point on elle s'est arrêtée.

La même bombe ne pénétre dans la bonne maçonnerie que de

166 BOURIQUET.

0™.i3 à O.'^.IS, mais elle y produit un entonnoir de 0™.50 de diamètre.

Les bombes qui tombent sur les petits bâtiments de guerre, les cbaloupes canonnières, les bricks, etc., les percent entièrement et les coulent. Elles ne produisent pas cet effet lorsqu'elles tombent sur les vaisseaux de ligne.

BORAX, Borate de soude. C'est le fondant qu'on emploie le pins ordinairement, surtout dans les essais au chalumeau. On trouve aujourd'hui deux sortes de borax dans le commerce : le borax ordinaire et le nouveau borax. Yoici leur composition d'après MM. Berthier et Payen.

Borax, ordinaire. nouveau.

Soude, 0.164 0.213

Acide borique, 0.365 0.481

Eau 0.471 0.306

Densité, 1.740 1.825

Lorsqu'on chaufle ces borax, ils fondent dans leur eau de cristallisation, et perdent cette eau en éprouvant un boursoufllemcnt énorme; puis ils subissent la fusion ignée à une chaleur peu élevée et se changent en un verre transparent^ qui devient peu à peu opaque quand on le laisse exposé à Tair.

On ne doit se servir, dans les essais, que de ce borax vitreux ou fondu. On le réduit en poudre fine et on le conserve dans des vases bien bouchés , pour qu'il n'attire pas l'eau de l'atmosphère.

Le borax est un fondant qui n'oxyde ni ne désulfure; il décompose les carbonates. Il forme des verres avec une foule de substances (voyez chalumeau)', fondu avec son poids de bnttitures de fer, il donne un composé d'un noir très brillant. 84 Utharge et 12.63 ixK rax forment, d'après M. Berthier, un beau verre compacte, à larges cassures, conchoïde^ éclatant, d'un beau jaune de topaze et transparent.

BOURIQUET. Machine destinée à élever verticalement les déblais et les matériaux de construction. Elle se compose ordinairement à sa partie inférieure d'un treuil, dont l'arbre horizontal porte un tambour sur lequel s'enroule une corde, dont le déroulement s'opère ensuite par un cheval qui donne le mouvement à toute la machine. Une seconde corde s'enroule sur l'arbre même du treuil^ passe sur une poulie de renvoi, fixée un peu au-dessus du point où les matériaux doivent être élevés ^ le bout libre delà corde revient vers le sol, et on y fixe le plateau ou la caisse dans laquelle on a

BRAI. — BBâS des roues. 1 67

placé les matériaux. Un décHcy fiié & Tarbre, s'oppose à ce que le fardeau puisse jamais faire rétrograder le cheval. Dans cet élal^ la machine prend le nom de bouriquet d cheveU.

Il résulte des observations du colonel du génie Pinot, que, à Taide de celte machine, un cheval peut, en dix heures de travail, chargements et déchargements compris, élever 96 fois, à la hauteur de 14 métrés, le plateau chargé de 0°"°°'.132 de déblais, soit en tout 12™"™. 67 qui, à raison du foisonnement de un sixième, font à très peu prés lO"*"**". Le prix de machine est d'environ 300 francs.

Les localités ne permettant pas toujours au cheval de marcher en ligne droite sur un assez long parcours, on pourra remplacer le treuil par un manège de U mètres de rayon.

BOUSSOLE. (Voyez Instbuhbrts.)

BOUTISSE. Toute pierre qui a en parement sa moindre dimension dans le sens horizontal. Sa plus longue dimension est la qtietie de la pierre. La boutisse a à peu près les mêmes dimensions relatives que le carbeau.

BRAI. Mélange de goudron liquide, de brai sec ou poix et do quelques matières grasses, telles que les suifs, et qu'on applique sur les ouvrages en bois exposés aux injures du temps : les ponts en bois, les roues hydrauliques, etc., etc.

Le mélange se fait sur le feu, dans une chaudière en fer; on rapplique bouillant, avec une grosse brosse. Pour quMl remplisse bien son objet, il faut que les bois qu^on veut en enduire soient parfaitement secs. S'ils sont encore verts, le brai, au lieu de les conserver, bâte leur destruction, parce qu'il renferme la sève et Tempêcho de s'évaporer.

L'usage du brai, dans les grandes constructions, exige la plus minutieuse attention afin d'éviter les incendks pendant qu'on l'applique. Le pont de Dax sur l'Adour a été entièrement brûlé en 182$!, immédiatement après son achèvement, et malgré toutes les précautions ponrle braycr. (Le colonel Emy.)

BRAS DES ROUES. La forme et les dimensions des bras des roues se déterminent par la théorie de la Résistancb des matb- BiAcx, et je n'aurais rien à en dire ici, si je n'avais cru utile de prémunir les ingénieurs contre les fausses applications que la pratique vulgaire en a faites.

Les bras des roues, des volants, etc., sont ordinairement encastrés da côté du centre, comme du côté de la circonférence. Lorsqu'un effort est appliqué de ce dernier côté, le bras tend à rompre aux deux points d'encastrement, et la section du bras qui est située à égale distance de ces deux points, est celle qui présente le moins de chance de rupture. C'est donc bien à tort que Ton grossit le bras

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