‹ Aide-mémoire général et alphabétique des ingénieursChapitre 56 sur 208 · BOEUF · texte numérisé non relu

BOEUF

L'obserfation d'an assiez graod nombre de bocards, et Fapplicatiofi que j'ai souvent faite de la théorie précédente [m'ont conduit à calculer avec assez d'approximation le travail nécessaire pour faire marcher un bocard par la règle suivante :

Faites le produit du nombre de levées par seconde, du poids des pilons soulevés et de la hauteur à laquelle ils s'élèvent, vous aurez ' une première quantité de travail T. Ajoutez à T lesf de T, pour tenir compte des frottements et des pertes de force vive, vous aurez la quantité de travail total que la roue hydraulique devra développer.

Ainsi, si Tarbre doit lâire 18 tours par minute, et s'il porte liait i:aroes, il y aura ^ levées par seconde, soit 2.4 levées. Le poids da ' pilon =150 kil.^ sa levée est de 0^.35;

T = 150 X0"35X2.4= 120''"»0 Ajoutez I T = 100 8

Travail total de la roue 226 8 \

Le calcul exact m'a donné 222 2 (

BOEUF. L^efTet utile du boeuf ne parait pas avoir été exactemeniv déterminé pour tous les travaux auxquels on i'empIoie.On sait ftoii*^! tefois que :

Attelé à un manège et allant au pas, il exerce sur la barre àai manège un effort de 60 kil. , lorsqu'il décrit son cercle avec ane vî*i tesse de 0™.60 par seconde d'où travail par seconde = 36 kilog. *" métr.; et comme la durée du travail journalier peut, dans ces cir*^ constances, s'élever à 8 heures, sa quantité de travail journalière j s'élève alors à 1036800 kil. met.

Une paire de bœufs laboure dans une journée 25 ares.

Dans les mines, TefTet utile du bœuf est à peu près équivalent i celui du CHEVAL. — A la mine de la Ghanu, un Lœuf traîne deux . bennes, contenant ensemble 440 kil., à une distance de 230 mètres et fait vingt voyages par journée.

Les frais d'achat du bœuf ne sont souvent que la moitié de ceux. > du cheval. Si le bœuf éprouve quelque accident, on \e vend avec d'autant plus de facilité que la vie des mines Tengraisse beaucoup. — Le bœuf ne mange point d^avoine et ne consomme guère plus de foin et de son que k cheval. — Le ferrage et le bourrdage des bœufs est moins cher. — Les bœufs sont plus robustes, en général, et demandent moins de soins que les chevaux. — Ils occupent plus d'espace dans les galeries. — Ils sont moins intelligents.

Un bœuf de petite taille consomme environ 10 kiL de fourrages par jour. — Il occupe dans les écuries, savoir : 1 met. dans le sens de Tauge, et 2'°30 dans l'autre sens. — Abattu, il donne environ 220 kil. de viande.

BOIS. QuaUtéê et défoulé des arhres sur pied. Les arbres renas en (errains marécageux» ont un bois léger et spongieux qui conviendrait mieux à la meouiserie qu'à la charpente, s'il n'était sujet k Gurrir assez promptement. Cependant les aulnes^ les peupliers et ; laoîes de ces terrains, sont d'un bon emploi j il n'en est pas de Hiéffle des chênes^ des ormes, des châtaigniers ou des arbres rési- Deox.

Les arbres, autres que les arbres résineux, qui croissent dans les terrains maigres et pierreux, sont souvent noueux et rudes; ce qui convient à certains usages spéciaux. Ils sont assez bons d'ailleurs. Les arbres résineux de ces terrains sont généralement beaux et bons.

Dans chaque espèce, les arbres de ipoyenne dimension donnent de meilleur bois que les plus forts.

Les arbres de la lisière des bois sont préférés à ceux de l'intérieur; il en est de même de ceux des clairières ; toutefois , le chêne venu CD clairières, au milieu d*arbres résineux, est généralement de nanvaise qualité. Les arbres venus à l'exposition de l'est et du sud sont durs et bons, mais souvent tortueux 5 ceux du nord sont plus leanx, mais moins durs; ceux de Touest, surtout sur les côtes, sont souvent tordus.

La croissance dans les terres noires, mêlées de pierres et de grams, pas trop de branches, une tête non arrondie, à moins que Tesfèce ne le comporte, des branches longues, des feuilles vertes, vives et nombreuses, une écorce homogène de texture et de couleur, fine psrrapport à Tespèce, sont des indices de bonne qualité.

in contraire, les arbres qui présenteront les caractères suivants seront vicieux.

Les arbres morts sur pied ^ ils ne conviennent ni à la charpenterie oi à la menuiserie. Ils ne fournissent même que de détestaole bois dediauRage et de fort mauvais charbon.

Si les menus branchages les plus élevés de la cime sont desséchés, l'arbre est dit couronné^ c'est un signe qu'il est sur le retour. Il faut K hâter de l'abattre ; on peut peut-être alors en tirer quelques débris utiles; mais la masse générale en est mauvaise. L'arbre est encore plus ou moins vicieux : S'il a des ukéres ou chancres suppurants, si Ton 7 remarque de la carie dans certaines parties, s'il se fait un écoulement de sève par me gouttière, s'il a des gerçures ou fentes dans son écorce, s'il est Mdhm^, c'est-à-dire s'il présente des gerçures circulaires, accompagnées d'autres gerçures en rajons sur l'écorce, si Técorce et l'aubier présentent des crevasses, s'il est tordu, si Técorce se détache par feuillets, s'il a des tumeurs, des loupes, des dépôts, des abcès, s'il .MMormé, si les- feuilles se plient, se rident ou changent de couffeur avant la saison, s'il perd ses feuilles avant le temps, ou si l'on

ISS BOIS.

remarque nne excessive profusion de feuilles, si la tige et les feuilles se couvrent d'une poussière rouge ou d'une poussière blanche et fi. lamenteuse^ s'ilest couvert de monsses, de lichens, de champignons, d'agarics.

Cercles annuelsj cœur^ aubier. La section perpendiculaire à la longueur de l'arbre abattu présente une série de courbes concentriques dont le nombre mesure, dit-on, Tâge de Tarbre.

On distingue, au centre, la moelle qui disparaît quelquefois dans les vieux sujets, à la circonférence, lécorce qu'on doit toujours se hâter d'enlever, entre Pécorce et la moelle du côté de celle-ci, le bois parfait ou cœur de bois, du côté de celle-là Vaubier, qui forme une couche blanchâtre et molle, et dont il faut débarrasser l'arbre le plus promptement possible. L'auiter est quelquefois double, c'està-dire qu'on en distingue deux couches séparées par du bois parfait. Il faut les enlever toules deux.

Essai des bois. Elevez la pièce sur deux chantiers : frappez-la avec une masse ; si elle n'est point sonore, on peut être certain qu'elle est vicieuse.

Indices de mauvaises qualités dans les bois abattus. Les nœuds, les loupes, les boursouflures, les chancres, les plaies, môme celles qui sont cicatrisées; des champignons et agarics frais sur un arbre abattu depuis longtemps. — des changements de nuances subits dans la couleur générale de la section en travers. — Le double aubier, — Des fibres ondulées, tordues, annoncent un bois reiour^, qui ne convient u'à des travaux tout spéciaux. — De nombreuses fentes sont Finice d'un hois gétif-, elles pourront donner lieu à la pourriture. — De nombreuses ruptures de fibres perpendiculairement à leur direction. — De longues et profondes fissures parallèles à cette direction.

— Une multitude de petites fentes et gerçures en travers des fibres indiquent un bois en retour. — Des parties réduites en poussière. —

— La vermoulure. — Des cercles concentriques non adhérents, qui indiquent la roulure.

Indices de bonnes qualités dans les arbres abattus.. Odeur fraîche et agréable, si les bois sont nouvellument coupés. — Odeur presque nulle, s'ils sont coupés depuis plusieurs années, à moins qu'ils ne soient résineux, et, dans ce cas, ils doivent exhaler une odeur forte de résine. — Uniformité de substance. — Rectitude des fibres. — Ténacité. — Sonorité. — Elasticité. — Les copeaux qu'on en tire doivent être liants^ et doivent se séparer par filandres sans rompre sèchement.

Abattage des bois. Les bois employés dans la charpenterie doivent être abattus depuis trois ans au moins, ceux destinés à la menuiserie doivent être encore plus secs ^ ils exigent au moins quatre ans d'abattage, à moins qu'ils n'aient été desséchés artificiellement.

HOIS. iSI

Àkaitage. Ne point abattre, pour Tosage de la charpenterie, dea arbres qui auraient moins de O^'lS à 0.20 de diamètre.

Epoque de l'abattage. Ne suivre d'autre loi que les usages locaux. En France, Tusagc a prévalu, et avec raison, à ce qu'il paraît, de de n'abattre les arbres qu^après la chute des feuilles; en Espagne, en Italie, dont le climat favorise la prompte dessiccation de la sève, on coupe, au contraire, les arbres en été.

Lorsqu'on procède par coupes totaleà, il faut commence^ Pabat'* tage par la lisière et par le point le plus rapproché des routes» Ce travail exige beaucoup d^ordre, sous peine d encombrement.

Ecorcer immédiatement après Tabattage.

J'emprunte au bel ouvrage de charpenterîe du colonel £mj,

Diverseêméthodes d'abattage.

Abattre âvee la souche séparée des racines. Déblayer lés teihr^ atl' lourde la souche et les répartir tout autour de l'excavation. Déta-« cher la souche des racines avec la hache, ou, ce qui est plus prompt, avec la scie. Coucher Tarbre du côté on il fera le moins de dégât; le faire tomber h Paide de cordages nui dirigent sa chute» BempHr le trou avec les déblais pour s'en débarrasser*

Abattre en pivotant. Cette méthode ne s'applique qu'aux arbres

Îni ont un pivot ou grosse racine qui s'enfonce verticalement et pro'* mdément*

Dèblajer autour de la souche jusqu'à la profondeur nécessaire pour couper les racines latérales. Passer par dessous la souche des chaînes sur lesquelles on agit verticalement au moyen de crics ou de leviers. Continuer comme ci-dessus.

Arracher l'arbre avec toutes ses racines. Dégager les racineiï prin-» dpales des terres qui les recouvrent ; passer des chaînes sons ces r&-> dnes, en commençant par les plus faible3, et les soulever ainsi les nnes après les autres. Opérer ensuite sur la souche comme ci-déssqs, ou comitie suit :

Emploi de la poudre. On peut aussi soulever les souches par le moyen de la poudré. Pour cela, il faut déblayer assez de terre an-* tour de la souche et des racines pour diminuer la résistance du sol; placer sous la souche un petit mortier de métal à large base que l'on pose sur un plaieau de bois encore plus large; après qu'on a' mis la charge, on recouvre le mortier par une plaque épaisse en fonte, et Ton chasse une quantité suffisante de coins en dessus de cette pla* que, pour que Tefiort de la poudre se porte directement sur la souche; on met le feu au moyen d'une mèche lente, qui donne le temps de s'éloigner. SiTarbre n'est pas immédiatement rentersè^ l'explo* sion, du moins, avance considérablement le travail.

Couper un arbre au-dessus de sa souche. Faire avec la cognée, et !• plus près possible du sol, une profonde entaille du côté où l'arbre

I» BOtS.

doit tomber. Cette entaille doit atteindre beaucoup au delà du oœur de Farbre. Pratiquer une seconde entaille du côté opposé et l'approfondir jusqu^à ce qu'elle soit près de joindre Tantre. Il lie faut plus alors qu^un faible effort pour renverser l'arbre. Donner ensuite i la souche une forme en dos d'âne sans offenser le collet. Les entailles faites à la cognée ont le défaut de raccourcir la tige de 0*^40 i 0*60. La méthode suivante vaut mieux, sous ce rapport^ quoiqu'elle soit rarement employée.

AiiUiage au passe-partout. Creuser entre les racines de l'arbre deux trous assez profonds dans le sol pour placer les ouvriers qui meuvent la scie dite pa$3e partout. Ces trous doivent être assez profonds pour une leurs mains soient un peu au-dessus du collet. Mouvoir la scie dans un plan un peu oblique à l'horizon. Lorsqu'elle a dépassé le centre, chasser des coins dans le U'ait pour lui donner la liberté nécessaire à son jeu. Faire delà même .manière une petite entaille suivant le même plan, mais du côté opposé. Des cordages latéraux, disposés en haubans, retiennent l'arbre jusqu'au moment oà l'on fait agir ceux qui doivent déterminer sa chute. Polir le plan incliné de la coupe àl'herminette.

Prix eomparaiifj durée du travail. Hassenfratz &it remarquer que la méthode d'arrachement coûte douze fois autant que la coupe à la hache; que l'arrachement, en faisant pivoter ne coûte que le double, maisque, par l'use et l'autre méthode, on gagne beaucoup sur la longueur de l'arbre. Cette augmentation de longueur a quelquefois u|ie valeur qui est douze et dix-huit fois celle de TaugmeDtation de la dépense pour pivoter.

La méthode par arrachement doit toujours être préférée toutes les fois qu'il s'agit de défricher.

VéquarriisanerU des bois à la scie de long est généralement plus cher que celui fait à la hache : c'est la valeur locale des dosses ou flacheê qui déterminera la préférence quant à Pemploi de la scie ou de. la, hache. .

Les bûcherons et doleurs qui équarrissent les bois^ font chacan, iiaps une journée, 19°'°'.20 de surface d'équarrissage, tandis que trois scieurs de long oa font ensemble, dans la même journée, que i2''B.96, d'où il suit que chaque bûcheronjproduit un travail qui est près de quatre fois et demie celui d'un scieur de long (Hassenfratz^. D'un autre côté, les bûcherons ne laissent que des copeaux, tandis que les scieurs fournissent des dosses ou flaches dont on tire .quelquefois des chevrons.

, HéUt des hoti. Tout l'art consiste ici à combiner les traits de siâe de telle sorte qu'aucune des petites pièces ne soit perdue et qu* elles .puissent toutes trouver un emploi dans la localité. Il est impossible d'indiqner tous les modes de débit qui peuvent satisfaire à ces conditions.

Courier l€8 boî$. 1« Planchée. Les soumettre à des efforts fu» tendent à leur faire prendre la forme désirée; aider cette action par une immersion de deux heures dans Peau bouillante.

Si les pièces sont très fortes, les soumettre àdes efforts conrenablement dirigés pendant qu'on les expose à Faction de la vapeur d*eàu, durant huit heures environ, dans des étuves fermées où la vapeur est maintenue à une température de au moins iOS^.

On peut encore ramollir par Peau bouillante et la vapeur, puis courber et fixer la pièce sur des formes fixes au sortir du bain.

2o Fixer la pièce par nue extrémité ; charger l'autre extrémité d*un poids; la <4iaufTer en dessous par un feu clair et vif^ et mouiller en même temps le dessus.

11 paraU probable que la résistance des bois est altérée par ces opérations.

Conservation des bois. En général, il faut les défendre contre Phumîdité, les changements brusques, les courants d^air trop secs et trop vi&, les gelées, le soleil.

Ne les laisser jamais sur le sol.

1^ Enlever toutes les parties viciées, surtout les nœuds qui offrent la moindre trace de carie -, remplir les vides laissés avec du goudron.

Les empiler sous des hangars ou sous des toitures quelconques, en isolant chaque pièce de celles sur lesquelles elle repose par de petites cales parfaitement saines.

Le rang inférieur doit être élevé de près de 1 mètre au-dessus du aoL On doit avoir le soin d'aérer le hangar de manière à satisfaire toujours aux conditions ci-dessus. On emploie pour cela des paillassons, des planches, etc.

â<> Maintenir les bots complètement immergés trois à auatre mois, au pla8,dans Teau douce : Teau courante est préféranle de beaucoup à l'eau stagnante, et Teau claire à l'eau trouble.

3^ Les enfoncer dans la terre, le sable ou la vase.

40 Les maintenir complètement immergés dans l'eau de mer, s'ils ne sont point destinés aux constructions civiles; car, après cette immersion, ils attirent toujours l'humidité.

Les bois qui ont été immergés se dessèchent ensuite plus rapidement que les autres, mais on craint que leur résistance n^en soit altérée, ce qui n'est qu'un faible inconvénient pour la menuiserie.

U ne faut point réunir dans une même pile des bois d'espèces, d'essences ou de coupes différentes.

Il est très bon de paver ou bitumer le sol au-dessus duquel la pile repose; et de changer souvent les bois de place, mettant endessus ceux qui étaient dessous, etc. On profite de ces manœutres pour les visiter et pour retirer des piles ceux qui présentent la moindre trace de détérioration.

isé BOIS.

Oo ne doit jamais débiter les bois dans les hangars où on les conserve, et ces hangars ne doivent jamais recevoir ni sciures ni èporces,

S^ Les procédés proposés par M le docteur Boucherie pour la la conservation des bois, méritent aussi> à tous égards, d'être tentés. L'expérience n'a point encore prononcé sur leur efficacité.

Dessiccatim des bois. On est parvenu à dessécher parfaitementles bois de fusil (noyer) parla vapeur d^eau. Ce procédé est aujourd'hui en usage dans toutes les manufactures royales d'armes^ il ne parait pas praticable pour les bois dun fort équarrissage. Ce mode de dessiccation se compose de trois opérations successives, savoir : le lessi-^ vage, Ye^soragç, Vetuvage.

1® Le lessivagcy pendant lequel les bois sont soumis à l'action de la vapeur à faible tension dans une chambre en maçonnerie, non re^ vêtue intérieurement de pièces métalliques qui seraient bientôt dé-* truites, Le fond de cette chambre en maçonnerie doit avoir une légère pente qui amène Peau de condensation ainsi que les parties solubles enlevées aux bois vers une ouverture qui leur donne issue par qn tqyau 4'écoulement partant d'une cavité dans laquelle ces liquides se rassemblent. Cette cavité a une légère contre-pente vers l'intérieur, et la vapeur est ainsi retenue par une petite colonne d'eau qui ta laisserait s'échapper si la tension dépassait le terme convenable,

Les bois 9ont arrangés dans cette chambre de manière ft ne se toucher entre eux que par le moins de points possible, à n'en point toucher les parois, à n'être jamais baignés par l'eau de condensa^ tion. Il suffit, pour cela, de les élever de 0™.l au-dessus du fond.

La vapeur pénètre dans la chambre par la partie inférieure; elle doit y acquérir et y conserver une température de lOQo. On reconnaît que la vapeur a produit son effet lorsque l'eau de condensation sort limpide, sans couleur, ou seulement avec une légère teinte jaune paille. Il ne faut pas prolonger sqn action au delà de ce terme, qui se présente ordinairement au bout de 20 à 2 i heures.

Le lessivage terminé, on ferme à la vapeur et on ouvre la chambre et le récipient pour laisser refroidir, au moyen d*un courant d'air. Ce refruidisssement doit durer environ 8 heures.

Essorage. À leqr sortie de la chambre à vapeur, on expose les bois dans^nn local sec, bien aéré, mais non chauHe, pendant environ un mois, en ayant soin qu'ils ne reçoivent point de courants d'air trop .vifs. ,

Exposition d Vétuve. Après l'essorage on porte les bois dans une étuve où ils doivent séjourner encore un mois environ. La température deTétuve, portée d'abord à 25*, doit avoir acquis progressivement celle de 32o au bout de 15 jours. On chauffe l'étuve en y introduisant 4e l'air chaud. Il faut faire en sorte que la température

aoH partout égale, etqne rarrangement des bois laisse la plus grande partie de leur surface en contact avec l^aîr chaad.

Après aroîr subi ces préparations, les bois de huit mois de coupe ont perdu 0.!23 de leur poids, tandis que ces mêmes bois ne perdent ordinairement que 0.15 à 0.18 en trois ans de séjoor dans les magasins. Il faut encore laisser les bois^ préparés à la Tapeur, pen^ dant trois mois dans les magasins^ pour les rendre plus faciles à tra- Tailler.

En somme, on obtient aujourd'hui par ce procédé, en m mois au

1)Io8, ce qu'on n'obtenait point en trois années. La dépense, suiTant e prix de la houille, s'élèTC à euTiron 0 fr 05 c. par bois de fusil; les rebuts ne sont qne de 4 pour 100. (Voyez notice de M. le lieutenant colonel Piron, Mémorial de VartiUeriey tome IV.) Il ne me parait pas douteux qne des procédés analogues ne puissent être employés aTCcde très grands aTantages dans l'industrie priTée.

Résistance des bois. Les forces extérieures qui agissent sur les bois peuTent lo les écraser lorsqu'elles tendent à refouler les fibres ; 2o les comprimer lorsque, agissant perpendiculairement aux plans des fibres, elles tendent à rapprocher celles-ci; 3o les arracher lorsque , agissant dans le sens des fibres, elles tendent à rompre celles-ci par traction ; 5» Enfin, elles peuvent encore tordre les bois; 6^ les rompre par des efforts perpendiculaires à leur longueur, efibrts appliqués en des points quelconques de cette longueur ^ 7» les fléchir.

Dans les cas 5, 6 et même 7, il faut avoir recours à la théorie de la RÉSISTANCE nES MATERIAUX pour déterminer les efforts maximum auxquels les pièces de bois peuTcnt être soumises dans les constructions. Les résultats de l'expérience suffisent seuls dans tous les autres. Nous ferons remarquer, toutefois, que ce n'est qu'aTec prudence, ou mieux aTec une certaine méfiance; qu'il conTient aux isgéoieurs d'euTisager les résultats fournis par la théorie de la ré* ibtaDce des matériaux, en tant qu'on l'applique aux bois. Cette théorie suppose, en effet, que les corps sont homogènes, et les bois de ndéme espèce ne le sont jamais. En outre les nœuds et les autres maladies peuvent altérer considérablement leur résistance dans certaines parties. Enfin, le sens suivant lequel une pièce de bois est placée, ainsi que la durée des efforts, ont une influence non douteuse sur les ruptures.

BuffonaTU rompre deux pièces de bois de O^'.ISO d'équarrissage au bout de deux heures sous une charge, au milieu, de 4405 kilog. Deux autres pièces, de même dimension, ont rompu sous une charge de 2937 kil. ; Tune au bout de 5 mois et 25 jours, l'autre au bout de 6 mois et 17 jours. Enfin, deux autres pièces toutes semblables , chargées de 2202 kil. pendant deux ans, avaient fléchi considérablement, mais sans rompre.

Yoici maintenant ce que Pexpérience seule a appris sur Vécrase-

t58 BOIS.

meni, la eompresiion, Varrwhemênt des bois et 3ur les lob des flexions. (Voyez pour les autres cas Tarlicle Hèsistaucs 9es hatkaiAux. )

Eeramnmi par un efibrt dans la direction des ibres» V étant partout évalué eu kilog. par ceolimétre oarrè^ on a pour lo

Gbéne 385^ à 463 d'après Rondelet.

271 Réunie.

Sapin 46fi à 538 Rondelet.

Sapin blanû i 35 Réunie.

Pin d'Amériqne 113 id.

Orme 90 id.

Ces chiffres supposent que la pièce est cubique. On peut , d'après Rondelet les étendre jusqu'aux cas où la pièce de bois n'a pas nue hautenr 7 i 8 fois aussi grande que le cdiè de Tëquarrissage de sa base. Dès que celte hauteur relative atteint 10, la pièce de bois peut céder en pliant, et il admet que, la résistance à Técraseuient étant prise pour unité, lorsque la hauteur relative est 1 ou que la pièce est cubique, elle devient

I si la hauteur relative est 12 ^ si elle est 24

D*où Ton voit qu'une pièce de chêne qui porterait 424 kil. si €tte n*avalt que que 0.03 de hauteur, porterait k peine 17^.09 par emtimétre carré, si sa hauteur était portée à 2"*.16.

Compression par un effort qui tend à rapprocher les fibres. Selon Gauthey, si l'on veut que les fibres de la surface pressée ne eèdeol pas à la pression perpendicnlaire & leur direction, il ne faut pas que cette pression dépasse 160 kil. par centimètre carré pour le chéoe non humide. Tredgold donne 108 kil. pour le même bois et 78 kil. pour le sapin.

On a vu dans une pièce de bois soumise à une énorme compression, toutes les couches annuelles perdre leur adhérence mutuelle, et se détacher les unes des autres à peu près comme les diverses parlies d'une lunette longue-vuct (Erection de robélisaue du Luxor.)

Arrachement sous une traction dans le sens des iiores. L*arracfae* ment a lieu sous un effort en kilog. par centimètre carré égal , voir :

980 pour le chêne d'après Rondelet.

id.

Bariow

sapin.

id.

fréoe.

id.

hêtre.

îd.

teak.

id.

buis.

id.

poirier.

id.

acajoa.

id.

La limite d'élasticité du cbéue ne parait pas être atteinte lorsqu'il s'allonge de^, ce quia lieu è peu près sous Faction d'nn effort de 213 kiL par centimètre carré. L'adbésion latérale des fibres du sapin on l'effort nécessaire pour séparer une pièce de sapin en deox parties par le glissement de l'une sur l'autre, parallèlement aux fibres, est de 41^ par centimètre carré d'après Barlow.

Elle est de 57^ pour le frêne, d'après Minard et Désormes; celle da cbéue m*est inconnue.

Torsion. Il ne parait point avoir été fait d'expériences sur la torsion des bois.

Flexions. Ce sont snrtontles résistances à la flexion qu'il importe de considérer dans les constructions. Voici ce que l'expérience a fait connaître snr leafl^ions des bois, d'après M. bupin :

Les pièces fcposant librement sur deux appuis borizontanx» par leurs eixtrémilés, et étant soumises à Faction de^ poids très faibles, par rapport à ceux qui en auraient déterminé la rupture^

Les flèches de courbure sont proportionnelles aux poids agiskant sur le miliea des pièces.

Pour des bois d'espèces différentes (chénê, cyprès, hêtre, Mpin)» Tordre des pesanteurs spécifiques est aussi celu des résistances à ta flexion.

Pour le même poids accumulé au milieu d'une pièce, ou reparti uniformément sur toute son étendue, les flèches sont entre <dles

Entre lès mêmes appuis, les flèches sont réciproquement comme les cubes des épaisseurs.

Deux pièces d'égal équarrissage se plient suivant des arcs dont les flèches sont proportionnelles aux cubes des distances des appuis.

Donc, pour deux pièces de bois de la même espèce, soutenues par leurs exti^mités, et avant leurs dimensions homologues proportion nelles» les flèches qui naîtront de l'effet de leur propre poids seront directement proportionnelles aux carrés des longueurs des pièces.

Quelle que soit la grandeur absolue de ces pièces, elles auront toutes un seul et même rajon de courbure à leur milieu.

160 ËOIS.

Ce résultât subsisterait encore si l'on chargeait les pièces par deg poids accumulés ou répartis^ mais proportionnels au poids même de ces pièces.

Les efforts nécessaires pour rompre les bois n*ont aucun rapport avec ceux qui produisent les flexions. Le hêtre, Torme, le noyer, le sapin, opposent peu de résistance à la flexion et beaucoup à la rup-* ture; le cyprès et Facajou opposent beaucoup de résistance à la flexion et peu à la rupture. Le pin de Corse et le chêne offrent beaucoup de résistance à la flexion et à la rupture.

Emploi des diverses espèces.

Ae^acta (faux acacia) robioter. Uni, dur, pesant, susceptible d^oa beau poli, résistant Bien à l'humidité, et ne se laissant pas attaquer facilement par les vers -, donnant de bons pilots pour les travaux sous Teau, des chevilles pour vaisseaux : il convient à la charpenterieet à la menuiserie. On en fait des chaises communes très légères et très résistantes. Il convient à certaines parties de la charpen* terie navale.

Poids spécifique de Tacacia vert 0.820.

Alisier. Convient à la charpenterie de machine lorsqu'il est par^ faitement sec^ donne régies, trusquins, éqaerres, dents de roue, filseaux de lanterne, coussinets, poulies de puits, alluchons, pilons.

ilmoiufter. Excellent bois pour petites pièces de machines; extrêmement dur, mais sujet à se fendre, si on Remploie avant qu'il soit parfaitement sec.

Àrbatmer. Excellent bois pour les petites pièces de machines; il donne le meilleur et le plus dense de tous les charbons de bois que j'aie jamais vus; c'est un excellent bois de chauffage.

Aulne. Ne s'emploie pas pour les charpentes,* parce qu'il se eorrompt facilement à l'air; il a une très longue durée sous l'eau; donne de bons pilotis, des tuyaux de conduite, des corps de pompe.

L'artillerie l'emploie pour les fusées de bombes^ les sabots à boalets et à cartouches.

Il convient très bien à certaines menuiseries^ parce qu'il ne se fend pas aisément et se polit bien.

Les loupes d'aulne, c'est-à-dire les excroissances qui se dévelop^ peut sur cet arbre sont assez recherchées par les ébénistes.

Son écorce est employée en teinture.

Poids spécifique, 0.555; après trois mois de coupe j'ai trouvé 0.680.

Bouleau. Médiocrement dur, se travaille bien, donne poutres, chevrons, s'emploie dans le charronnage.

Poids spécifique, 0.720.

Buts. Bois Uant^ se (ravaillaDt bien^ propre à tous les oQTrages qui exigent une grande résistance; excellent pour dents de roue, poulies, vis, et surtout écrous. Il est employé pour une foule d'autres objets.

Prix des fortes branches, environ 0 fr. 60 c. le kilog. gros bois de choix, 1 fr.

Les loupes ont une valeur plus élevée.

Cerisier. A les qualités du merisier, mais à un moindre degré; trouve son emploi chez les tourneurs, miroitiers, etc.

Charme. Grain fin et serré, bois dur, raide et liant, d'une longue durée, convient très bien à la charpenterie des machines pour dents de roue, fuseaux, lanternes, leviers, vis, poulies, cames. On en fait aussi de bons essieux, des flèches, des timons On l'emploie peu en menuiserie, parce qu'il se rabote et se fend difficilement ; cependant il donne de bons manches d'outils, des maillets. La marqueterie en fait usage, cases blanches de damier, etc. Assez bon bois de chauffage.

Châtaignier. Le prélendu châtaignier des anciennes charpentes est un véritable chêne peu cultivé en France. Le châtaignier est sujet à la vermoulure ; il devient dur et cassant en vieillissant. Il se pourrit facilement dans la maçonnerie; il convient donc très peu à la charpente. Il n'est guère plus propre à la menuiserie; car il se rabote mal et est peu susceptible de poli.

Il fournit, toutefois, d'excellents pieux pour les constructions où il est constamment immergé; de bons tuyaux de conduite, des cercles, des échalas, des manches d'outils.

Il donne de très bons charbons de forge.

Poids spécifique moyen admis 0.875. J'ai trouvé 0.780.

Chêne. Il y a un très grand nombre de variétés qui conviennent toutes à divers degrés aux travaux de charpente et de menuiserie , à l'exception du chêne vert et du cAéna liège,* parmi toutes ces variétés on distingue surtout :

Le chêne à gros glands, solitaires, ou groupés deux à deux au plus; il donne la meilleure qualité de bois pour la grande charpente, les combles, les planchers, la menuiserie.

Le chêne à petits glands réunis par bouquets de 3, 4 ou 5, dont le bois est plus pesant, plus dur, mais moins droit et moins élastique que le premier; il est aussi généralement plus durable, mais se gerce quelquefois lorsqu'il est débité. Il convient surtout aux fondations des édifices, et à toutes les constructions exposées à l'air extérieur et à l'humidité du sol.

Poids spécifique qui varie de 1 .231 à 0.616. Le plus dense est généralement le meilleur.

Chêne h'ége. Son écorce fournit le liège. Il ne convient ni à la me-

nuiserie ni à la charpente. L'acide gallique quMl contient attaque

les ferrures avec lesquelles on le met en contact.

Poids spécifique, 1.237 lorsqu'il est encore frais.

Chêne vert ou yeuse. Dar, compact, tortueux, brusque, peu propre à la charpente et à la menuiserie; convient au charronnage et aux machines, essieux, poulies, rais ; longue durée.

Excellent bois de chauffage et de charbonnage.

Poids spécifique des chênes verts de la Corse, après six mois de coupe, 1.26t . Ce chiffre est important, car on avait projeté de faire flotter ce bois sur les torrents pour le conduire de la montagne à la mer, et Ton voit qu'il ne flotte point.

Cormier. Fort cslimé pour les machines ; donne fûts de varlopes, rabots bouvets... Il se coupe assez bien; il se fend et se tourmente beaucoup quand il n!est pas parfaitement sec.

Cyprès. Excellent bois de construction, qui jouit en outre d'une sorte d'incorruptibilité indéfinie, à la mer et dans les lieux humides.

Erable. S'emploie surtout dans la menuiserie et rébènisteric; il prend un très beau poli , mais il est sujet à jaunir avec le temps. On en fait de très beaux bois de fusil de luxe, des violons, guitarres, harpes, meubles.

L'érable gris ondulé vaut 0 fr. 40 c. le kilogramme.

Les feuilles de loupe d'érable blanc argenté se vendent 6 fr. Ja pièce, lorsqu'elles ont 1™ carré environ, et qu'elles oflrent de beaux dessins.

Poids spécifique, l'échantillon étant encore un peu frais, 0.800.

Fi^éne. Peu propre à la charpcnterie, convient mieux au charronnage. Dur, pesant, promptement piqué par les vers, il casse très facilement à l'endroit des nœuds, donne manches d'outils, hampes, brancards, rames, leviers, échelles; chaises très-bonnes. Il se rai>ote bien et forme des assemblages de menuiserie très solides.

Son écorce donne un tan estimé.

Poids spécifique 0.811 à 0.690, j'ai 0.764.

Guignier. Plus dur que le cerisier et même que le merisier. On en fait des dessus de tables, des buffets, des comptoirs. Il ne doit être employé que parfaitement sec; il est un peu sujet à la piqâre lorsqu'il n*'e8t pas ciré et poli.

Hêtre. Sujet à se fendre, à se laisser attaquer par les vers, casse aisément, s'amincit beaucoup en se desséchant ; peut être employé avec avantage, lorsqu'il doit être complètement plongé dans l'eau, dans la charpenterie de moulins, par exemple. On en fait aussi jantes de roues, essieux, varlopes, outils, sabots à boulets. Les ferrures en contact avec ce bois, se détériorent promptement. Il est préférable aux autres bois dans les constructions exposées à une grande chaleur : manches de marteaux de forges.

Le menaisicr en meubles en fait un assez grand usage, ponr bois de fauteuils, canapés, lits, armoires, commodes, quoiqu'il ne se polisse pas très bien.

Il sert à la boissellerie.

Poids spécifique 0.696 à 0.800.

Houx. Bois très fin, très blanc, prend le plus beau poli, mais se rabote assez difficilement. Il est très recherché pour la marqueterie, donne d'excellents manches de marteau et de haches. Il ne travaille point quand il est bien sec.

Son écorce donne la glu.

Poids spécifique 0.800.

Jf. Conyient à la charpenterie, à la menuiserie et à Tébénisterie. Il prend facilement un très beau poli.

Uarronnier d^Inde. Mauvais bois qui se tourmente beaucoup d'ailleurs, mais qui ne se laisse pas attaquer par les vers. Mauvais bois de chauffage ou de charbonnage. On l'emploie quelquefois dans la menuiserie.

Mélèze. Excellent pour la mâture, les grosses poutres et la charpenterie en général; il est pour ainsi dire impérissable dans l'eau. Le bois de mélèze se distingue du sapin par sa couleur rouge et ses veines foncées. Le mélèze doit avoir conservé toute sa résine.

Merisier. Très bon bois de charpente et de menuiserie, prend bien le poli, la teinture; se rabote bien, fait de bons assemblages, mais il devient sujet à la vermoulure en vieillissant.

Mûrier. Ne convient guère qu'aux tourneurs, qui en font d'ailleors peu d'usage. Il est difficile à polir.

Néflier. Dur, fin, égal, convient aux machines lorsqu'il est parfiiitement sec ; se polit très bien.

Noisetier. Fort, léger, flexible, trop tendre pour recevoir un très beau poli. Ses baguettes sont très recherchées'. Le tourneur, le me* noisier, le tonnelier et le vannier l'emploient. Son charbon est recherché pour la fabrication de la poudre.

Noyer. Peu d'usage en charpenterie; s'emploie quelquefois dans les machines; liant et doux, ne se gerce ni ne se tourmente; donne des moyeux de roue, et principalement des bois de fusil; prend un très beau poli et convient particulièrement bien & la menuiserie de tout genre.

Un pied de noyer noir se yend environ 150 fr.

La loupe de noyer est recherchée.

Poids spécifique 0.920.

Olivier. Bois très bien veiné, d'une odeur agréable, prenant très bien le poli, et fort estimé des tabletiers et des ébénistes. Il est souvent tortueux et sujet à la roulure.

La loupe d'olivier est très recherchée.

Orme. Peu propre à la grande charpenterie, sujet à être piqué

par les Tcrs ; nVst employé en menuiserie que pour cerlaîos objets;

difficile à polir, se vernit mal.

Fournit vis, écrous, tuyaux de conduite pour les eaux, poinçons, moyeux, jantes, flasques pour les afliûts de campagne, dessus de table, d'établi, billots, pompes.

C'est un bon bois de chaufTage et de cfaarbonnage; ses cendres sont rîcbes en potasse.

Poids spécifique 0.763 à 0.553, quelquefois 0.905.

Peuplier, Bois léger, un peu mou, facile à travailler, susceptible de prendre un beau poli, portant bien le placage ; sert à là charpente ordinaire et h la menuiserie. Il donne des planches pour la caisscrie, des tablettes^ fonds de tiroirs. D'après le général Gassendi, ce bois est le plus propre et le plus ordinairement employé pour les corps des caissons de rartillerie.

Poids spécifique 0.374 à 0.511 et plus.

Pins. Environ trente variétés. Le plus beau et peut-être le meilleur de tous les pins d'Europe est le Pîn Lariciro , ou pin de Corse, où il acquiert des dimensions considérables. J'en ai mesuré tin qui avait 42™ d^élévation et 2'°50 de diamètre dans la forêt de Marmano.

Ils conviennent tous à la charpentcrie et particulièrement bien à la charpenterie navale ; donnent mâts, bordagcs, planches.

Poids spécifique 0.679, 0.622.

Le pin maritime , qui a des dimensions beaucoup plus faibles, est également employé dans la charpenterie; il donne en outre de la résine, mais aux dépens de la qualité du bois.

Poidsspécifique 0.630, 0.396.

On emploie peu le pin dans la menuiserie, si ce n'est pour la caisserie.

Les pins sont sujets à être piqués par les vers si on ne les écoroe pas aussitôt qu'ils sont abattus, et si on ne les sort de la coupe.

D'après M. ringénieur Lefebvre^ le pin maritime résiné a une très grande durée lorsqu'on l'emploie en pilotis. Mais sa durée se réduit à 5 ou 6 ans au plus pour les parties où il est exposé aux variations atmosphériques. On le voitalors, dit-il, pourrir et se piquer des vers. Quand les planches, au contraire, proviennent d'arbres très âgés, renfermant beaucoup de goudron, ce qu'on reconnaît à la couleur brune du bois , les planchers et les meubles ont une durée presque égale à celle des bois durs.

Platane. Se laisse aisément attaquer par les vers, mais il se conserve bien dans l'eau. Son grain fin lui permet de prendre un beav poli, et sa compacité le rend propre à recevoir des moulures délicates; son bois forme et doux, agréablement nuancé, se coupe bien dans tous les sens , ne se tourmente pas quand il est bien see et

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