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BRONZE

En Angleterre, on compte qa'uo ouyrier peut, de cinq heures du matin à huit heures du soir, mouler environ 5000 briques.

Cuisêoa. Doit se faire lentement, et d^aulant plus que les briques sont moins sèches.

Il faut 66 heures de feu, et 40 de plus si elles sont récemment faites.

Le refroidissement du four doit se faire lentement, et on n'en re* tire les briques que huit ou dix jours après avoir cessé le feu.

CcnsommatiùM, Elles sont mal déterminées. Lorsqu'on cuit à la houille, on compte un hectolitre de houille environ pour SOO briques.

¥erte de poids. Les briques perdent du moulage à la dessiccation complète 0.23, et de la dessiccation à la cuisson 0.05.

BRONZE. Alliage de cuivre et d'étain qui contient en outre quelques centièmes de fer, de plomb, etc. Sa teneur en cuivre et enétain est, d'ailleurs, très variable. Dans les cloches, Palliage est d'environ 78 cuivre -f- 22 étain^ dans les bouches à feu, 90.91 cuivre-f'9.09 étain.Ona trouvé dans une épée antique 87.47 cuivre4-12.53étaio^ et dans une autre épée antique 85 cuivre -^15 étain -, les clous de la poignée de cette dernière, qui éfaient flexibles, contenaient 95 cui« Yre -j- 5 étain. Enfin le bronze des statues diffère des bronzes ci-dessus, ainsi que de celui des médailles, etc., etc.

En général, le bronze est plus dur, plus tenace et plus fusible que le cuivre ; il est d*une densité plus grande que la moyenne des métaux qui le forment. Légèrement malléable lorsau'ilcst refroidi lentement, il devient très malléable par la trempe, âous une assez forte épaisseur, il est imperméable à l'eau soumise à l'énorme pression de 2000 atmosphères, propriété dont ne jouit pas la fonte qui, en dépit d'une forte épaisseur laisse suinter l'eau et le mercure sous des pressions de quelques atmosphères. On peut consulter l'article Alliagb pour les moyens d'analyser les bronzes.

BROUETTE. Machine bien connue, qu'on emploie surtout au transport des déblais et des matériaux. On choisit de préférence, pour sa construction, le saule rouge, Forme et le bois blanc. Sa contenance est d'enriron ^ de mètre cube^ son poids vide, d'environ 22kil.0n compte, dans l'arme du génie, qu'une brouette est hors de service lorsqu'elle a effectué un transport de 2000 mètres cubes de terre à un relais on 30 mètres de distance environ. Il ne faut pas donner moins de O'^SO de diamètre aux roues de brouette.

Transports d la brouette. Lorsqu'on transporte des terres à la brouette, un atelier se compose de piocheurs, de chargeurs et de rooleurs. Ces trois espèces d'ouvrier doivent être dans une proportion telle qu'il n'y ait pas de temps perdu (car, dans les main-

IfO BROUBTTE.

d'œavre, c'est snrtont le temps qui se paie). Ainsi, d'une part, il ne faut point que le routeur ait jamais à parcourir un espace tel que le chargeur l'attende ; deTaulrc, il ne faut point que leohargeur attende que le piocheur ait ameubli la quauiité de terres nécenaîre au chargement de la brouette du routeur. Le problème consiste donc à faire en sorte que tous travaillent à la fois et sans înterruption.

Le routeur ne pouvant parcourir qu'un certain chemin pendant

Se fe chargeur remplit une .brouette, la moitié de ce dbiemin qui ne la longueur de Pallée ou du retour est ce qa^oa nomme un relais. Avant de la déterminer nous remarquerons que \e relais dépend de la capacité de la brouette, qu'il augmente avec elle, et que, lorsque l'on connaîtra la longueur du relais qui convient à une espèce de brouette, une proportion donnera celle du relais qui convient à Une brouette d'une autre espèce.

Or, en prenant une moyenne entre divers résultats, M. le capitaine du génie Vaillant a trouvé 34"50 pour une brouette chaînée de ^ de mètre cube de terre. Et comme les capacités des brouettes Varient en France, de telle sorte qu'il en faut de 20 au moins à 35 au plus pour contenir un mètre cube de déblai, il a formé en nombres roûds la table suivante :

Lorsque 1 mètre cube de déblai est contenu dans

âO brouettes, le relais doit être de 50 mètres.

Le tableau ci-dessus suppose, d'ailleurs^ que le chai^cur prendra à la pelle et chargera dans des brouettes 15 mètres cubes de déblai dans sa journée, ce qui a été maintes fois confirmé par une foule d'observations. {Voyez Louchbt.)

Ainsi, quantau temps employé, c'e^ la même chose démolir udc broi|^ qui est le ^ du mètre cube, ou de roulélr cette Brouette

BROCBTTE. 171

pleine à 68**50 de distance enTiron^ ou ph» exaetement à 8tP99. Quant à la fatigue, Tobseryation tend à prouver que, dans un t^a- Yail de terrassement, les pioehenrs et tes chargeurs fittigueiit |»lqs que les routeurs qui parcourent cependant ainsi 3M09 inètres dtt&g leur journée^ moitié avec la brouette pleine, moitié avec la brouette vide. Aussi est-il d'usage qu'ils changent tous de rôle de temps en temps; les routeurs se mettant à charger et les piocheurs ou fouilleurs à rouler.

II reste à évaluer te résultat du travail des piocheurs, maig on seift parfaitement qu^il sera en raison inverse de ta dureté de la terfe, et que c'est seulement par Tobsertation directe qu'il fiiudra le constater pour chaque cas en particulier. En général, on fait piocher pendant one certaine durée, puis on observe te ietnps ifèe^ss^îre pofMr charger dans les brouettes la quantité de teire qui a ét^ ptoebéé , le rapport de ces deux terres donne celui du nombie de piochevi't an nombre de chargeurs, on le neaifare de pioclwwa fui pctti^at êdatservir wï obargeur.

Lorsqu'un piocheur .suffit k un ch^geuf ». w dit que ta tecr^ e$t àda^ ^oinm^^. Elle est ^ tm homme et demi Wrsau'ua pioc^cw f<^t tète à deux chargeurs ^ elle est à trois hommes lorsque deux |H<h chenrs alimentent un chargeur. En général, il ^ avaptageux^poor les ouvriers de charger beaucoup les broucttea, car ils iont n;iOftns de chemin pour transporter leurs 15 mètres cubes, et la difficulté de router n'augmente pas en proportion. Lorsque là distarice à taquette on doit rouler les terres surpasse un relais, il faut plusieurs rouieurç pour tenir tête à un chargeur^ on partage ^rs k ilistafiee tet^le à parcourir en relais de 30 mètres environ, et chaque rouleur ne parcourt que la longueur d'un reUis« au bout duquel il pose la brouette pleine et en prend une vide, qu'il ramène au point d'où il e$t parti. Dans un atelier bien réglé il doit toujours y avoir un nombre de brouettes égal à la somme des rouîeurs et des chargeurs, dfin que le chargeur ait constamment devant lui une brouette à rempli^.

Relais en rampe. Si le chemin que parcourt le rouleur n*esi pds horizontal^ ce routeur ne pourra plus parcoufî* 80 mètres éan^ te tenops que le chargeur reinpiitsa brouette.

L'expérience a enseigné qu'une rampe inclinée à ^ é(ail & peu près ce qu'il y avait de plus convenable pour router a/ors les terres à la brouette, et; que Sur une pareiHe rampe un routeor parcourt à peu près 20 mètres, mesurés horizontalement dans le même temps qu'il emploierait à parcourir ao mètres en plainte. Il aonvient donc de 6xer à 20 mètres le relais en rampe ^ et comme le douzième de 20 mètres = 1"60, il s'ensuit qu'au bout de chaque relais en raraipe le rouleur aura monté de cette quantité; en sorte qu'il sera indiffèrent éci meeitrer la distance patooiprue et de compter vu relais pour chaque espace de 20 mètres, en rampe au douzième^ ou dé compter

172 C4BESTANS.

UD relais pour chaque hauteur de l'^OO dont le rouleur deyra s^élever.

(Voyez un excellent mémoire de H. Vaillant^ dans le tome III du Mémorial de l'officier du génie.)

CABESTANS. Les cabestans (pi. XXIY, fig. 1^ S et 3) sont des TREUILS à axes verticaux^ et leur théorie est fort analogue.

P étant la puissaiice qui agit perpendiculairement à la barre des cabestans,

R la longueur de ce levier,

Q . Peffort appliqué à la corde horizontale qui s'enroule autour de l'arbre du cabestan,

r le rayon de cet arbre au point d'enroulement,

a l'angle formé pour une certaine position du système par les puissances P avec la direction invariable de Q,

M le poids de la partie de la machine qui porte sur le tourillon inférieur^

p le rayon du tourillon inférieur,

p' le rayon du collet supérieur,

d le diamètre de la corde,

i-JÎ+i-J.^ = la raideur de la comdb,

p, g, I, les distances respectives des efforts de P , de Q et da point A au point A',

N et N' les résultantes des efforts exercés respectivement sur les points d'appui A et A',

fif fi 9 f^^ coefficients du frottement aux points A, A' et à la partie inférieure du tourillon.

On a, d'après H. Poncelet (section III, Cahiers de Metz\

Nïs: 1 (/(Q g + Pjp COS. a)» -f-F p" sin.» « N- = î|/[Q(i~«)~PG+P)«».«f + I«(f+p)'sia.»«c

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