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Vêage de la table. — Supposons qu^il s'agisse de construire une Toûte dont la demi-oaverture soit Y = 8 mètres, et la hauteur X = 10 mètres, on cherchera dans la série des abscisses et des ordonnées de la table, celles y et x qui sont dans le rapport ci-dessus ; od trooTera que celles qui s'en rapprochent le plus correspondent à l'arc dont la longueur est 80, Tordonnée de cet arc 46.99 et son abscisse 58.81 étant entre elles :: ^^u ^^ sensiblement
Cela posé, si Ton suppose que la demi-voûte est partagée eD 80 parties égales, oa mieux en 79 parties plus la demi-clef, on aura les abscisses, les ordonnées et les sounormales correspondantes à chaque point de division, en multipliant les nombres correspondants de
la table par le rapport — = rj— =0.1702.
A Taide de ces nouvelles valeurs, on construira une chaînette moyenne, qu'on recoupera par des droites passant par tons les points de division et par des points pris successivement sur l'axe .des X à des distances respectives du sommet = abscisse -\- sounormale. Ces droites donneront la direction des joints des voussoirs. Prenant ensuite sur ces droites, tant en dehors qu'en dedans de la chaînette moyenne des distances égales à la demi-épaisseur des voussoirs, qu'on suppose ici assez faible, on obtiendra ainsi 80 points de la chaînette extrados, et 80 points de la chaînette intrados. On peut, au reste, se contenter de 10 ou iO points. Par exemple, dans le second cas, on aurait à prendre les valeurs do la table de 4 en 4, et à les multiplier par le rapport 0.1702.
On trouverait 25x0.1702 = 4.255 pour la valeur de t, dans la chaînette qui nous a servi d'exemple. 4.255 p. serait donc la poussée horizontale de cette chaînette.
Quand le rapport de la demi- ouverture h la hauteur ne se trouve pas exactement dans la table, otf emploie les proportions. Si par exemple la demi-ouverture devait être égale à la hauteur, ce cas tomberait entre les valeurs 60 et 61 de Tare, et Ton trouverait facilement qu'il correspond à la valeur 60.44, la hauteur et la demibase étant alors chacune = 40.40 en prenant 25 pour la poussée horizontale.
CHALEUR. (FoyfJi Calorique.)
CHALEUR TERRESTRE.— -Dé'^Vioit^. La température moyenne théorique est la somme des températures de chaque instant divisée par la somme des instants.
En pratique, on prend pour la température moyenne d'un jour la knoyenne des températures maximum et minimum de la journée ; pour la température moyenne (Tun mots, la somme des températures moyennes de chaque jour divisée par le nombre du jours; enfin , pour la température moyenne de Vannée, la somme des températures moyennes des douze mois divisée par douze.
On a observé que, même pour des latitudes très différentes, la moyenne d'octobre était fort rapprochée de la moyenne de l'année.
La température moyenne d'un lieu est la moyenne de toutes les !empératurcs annuelles.
Couche invariable. L'observation semble avoir démontré que,
CHALEUR TERRESTRE. fi7S
dans toas les lieux, il existe à udc certaiae profondeur ud point dont la température reste constante avec les années^ quelles que soient les variations qui se succèdent à la surface du sol.
La température du sol des caves de l'observatoire de Paris, située à 28 mètres au-dessous du pavé est déjà à très peu près constante. Sa moyenne égale aujourd'hui 11 <>. 834. toutefois elle a été du l^rjuif. let 1817 au 16 juin 1820 de llo.730; du 1er juillet i820 au 16 fé* vricr 1826 de 11<>.801; du l^r mai 1826 au 16 octobre 1828 de ll<».857;du l^r novembre 1828 au 18 janvier 1835 de llo950. Ces quatre moyennes sont croissantes.
L'ensemble des points de température invariable, forme la couche invariable. La courbure de cette couche n'est point régulière.
Dans nos climats, la couche invariable se trouve située à une grande profondeur, tandis que, dans les régions équinoxialcs, il suffit, d'après M. Boussingault, de descendre un thermomètre à la profondeur d'environ 0™.35 pour qu'il marque constamment le même degré à un ou deux dixièmes près, du moins dans les lieux abrités.
La température de la couche invariable s'écarte peu de la température moyenne annuelle.
Température de la couche superficielle. Jusqu'à 0™.05 de profondeur au-dessous de la couche superficielle, la température du sol est extrêmement différente de celle de l'air. Pendant le jour, la première surpasse considérablement la seconde, c^est le contraire pendant la nuit. Durant les chaleurs de l'été, dans nos climats, la température du sol s'élève souvent è 50O; M. Pouillet l'a trouvée une fois de 65o^ à Paris; pendant la nuit elle s'abaisse de 8 à 10® au-dessous do celle de l'air. M. Arago a trouvé au mois d'août 1826, h Paris, 54» pour la température donnée par un thermomètre couché horizontalement et recouvert de 0^.001 de terre végétale, et 46<' lorsquMl a été recouvert de 0'°.002 de sable de rivière.
La température s'élève lorsqu'on s'enfonce an-dessous de la surlace du sol ; elle s'abai^e ordinairement lorsqu'on s'élève sensiblement au-dessus de cette surface.
La loi de ce dernier décroissement est mal connue. On a trouvé que, an décroissement de 1^ correspondait à une élévation de 120, 160 et quelquefois 200 mètres. Toutefois, il arrive aussi que, suivant certaines circonstances mal étudiées jusqu'ici, les températures atmosphériques eroisieni avec la hauteur. Lorsque les hauteurs ne flont que de quelques mètres , la température croît ordinairement à mesure qu'on s'élève au-dessus du sol. Ainsi un thermomètre placé la nuit par on ciel serein sur l'herbe d'un pré marque 6 à 8 degrés de moins que lorsqu'il est suspendu dans l'air. Placé à 2 mèlres audessus du sol, il peut marquer 2 à 3 degrés de moins que suspendu à 1 5 ou 20 mètres dans l'air.
Température moyenne de divers points du globe.
Temp. moy. Exirèroes ■nnurlle. obaerTcs.
Le. Caire
Alger
Naples
Toulon
fuicques
Rome
Gènes
Nisnies
Taraseon (B.-du-
Alwilv« « • • • •
Perpignan. . .
Monlpelller . .
Arles
Marseille. ...
Rodez Aix. .
Venise.
Bordeaux .
Lisbonne.
Bologne . .
Milan. . . .
Ijon. . . .