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V. — Accélérateurs

Ils s'emploient soit en bain préalable soit par addition au révélateur.

Gomme bains préalables, on emploie :

1° Solution d'hyposulfite de soude au — l — (Au-

dra); spécial au révélateur au fer;

2° Solution ammoniacale d'argent au — — ;

3° Solution de phosphate de soude au ■ — .

Comme accélérateurs ajoutés au révélateur, nous citerons :

L'iode et les iodures ;

L'acide formique ;

Le prussiate jaune de potasse (i) ;

Le borax pour l'iconogène et l'hydroquinone ;

L'acétate de plomb pour l'acide pyrogallique.

Principaux révélateurs

lo OxALATE FERREiux. — Révélateur énergique, agit rapidement. Donne des clichés à contrastes. Perd son

énergie en peu de temps.

Préparation :

l Oxalate neutre de potasàc 30

^° / Eau distillée 100

' Sulfate ferreux 30

2» J Eau distillée 100

( Acide tartrique 0,50

(1) Le prussiate jaune de potasse, que l'on voit employé et parmi les retardateurs et les accélérateurs, a surtout pour but do favoriser l'action générale en empêchant l'empâtement des blancs et en donnant des négatifs très purs.

RÉVÉLATEURS OXALATE : FERREUX

Ou prend trois parties do 1 et une partie de 2, en ayant soin de verser 2 dans 1,

Observations. — Lesulfate ferreux est très oxydable à l'air; aussi la solution, qui est vert émeraude, passe peu à peu au jaune sale. C'est pour cette raison que dans la formule ci-dessus on fait une addition d'acide tartriquc.

La solution ainsi faite doit rester exposée à la lumière et elle se conserve alors parfaitement bien.

Régénération des solutions altérées. — Lorsqu'une solution de fer est passée à la teinte jaune, on la revivifie en y ajoutant quelques gouttes d'acide chlorhydrique ou bien encore i gramme d'acide tartrique par litre de solution. Dans ce cas, on garde le flacon à la lumière.

La réaction est favorisée par la chaleur. Ce dernier procédé a même été indiqué pour régénérer les bains de fer ayant déjà servi.

Modérateurs. — Solution de bromure de potassium. Citrates, sucre et borax.

Accélérateurs. — Solution d'iiyposulfite de soude à

— -. L'emploi de ce bain préparatoire ne doit être fait

qu'en cas d'exposition très courte.

Solutions uniques. — On a proposé diverses solutions uniques dans lesquelles, à l'aide d'un préservateur, l'oxalate ferreux est conservé à l'état de sel au minimum.

En voici une indiquée par W. Lord :

Solution saturée d'oxalade de potasse... 175 Suilîle de soude 10

Après dissolution on ajoute :

Solution saturée de sulfate de fer SO

DU DÉVELOPPEMENT

On ajoute alors de l'acide sulfurique goiilte à goutle jusqu'à ce que l'on perçoive l'odeur de l'acide sulfureux, ce qui demande au moins d centimètre cube.

Pour les clichés posés, on étend de 10 à 15 volumes d'eau suivant les cas.

Ce révélateur est très énergique et peut servir plusieurs fois, II est d'une bonne conservation.

Emploi de l'eau distillée. — L'eau distillée est indispensable pour la préparation des bains d'oxalate ferreux; à défaut, on peut prendre de l'eau de pluie; en tout cas, il faut rejeter d'une manière absolue les eaux calcaires; on obtiendrait en effet un abondant précipité blanc d'oxalate de chaux qui voilerait l'épreuve (i). C'est pour cette raison que nous croyons bon, après le développement, de laisser le cliché se dégorger dans une cuvette remplie d'eau distillée ou non calcaire.

Enlêuement du voile d'oxalate de chaux. — Au cas où le voile se serait produit, on l'enlève par un passage de quelques instants dans la solution sui- * vante :

Eau 1000

Acide clilorliydriquc 5

2° Acide rYROGALLi^)UE. — Révélateur très énergique, agit rapidement. Donne des clichés très fins et très détaillés. Souplesse très grande.

On prend :

1" Acide pyrogallique en poudre

£0 Eau 100

Sultltc de soude. 25

(I) On peut employer néanmoins une eau quelconque pour la préparation du bain de fer, à condition de laisser déposer l'oxalate de chaux et de n'utiliser que la partie claire du liquide, celle-ci étant recueillie soit par filtrage, soit par décantation.

RÉVÉLATEURS : ACIDE PYROGALLIQUE 2l5

3» Eau 100

Carbonate de soude ôO

4' Eau 100

Bromure de potassium 10

Le développement de l'acide pyrogalliquc est celui que nous préférons à cause de sa grande souplesse et de sa maniabilité.

Avecles quatre produits dont nous venons de parler, et par leur emploi raisonné, on arrive à conduire le cliché exactement comme on le désire.

Voici la marche générale. On prend une cuiller à moutarde d'acide pyrogallique (i) que l'on met dans un verre à expérience, on ajoute 20 centimètres cubes de sulfite de soude, quelques gouttes de bromure et environ 80 centimètres cubes d'eau. La plaque est plongée dans ce bain et y séjourne environ une minute. On ajoute alors quelques gouttes de la solution de carbonate de soude en ayant soin de faire cette addition dans le bain reversé au préalable dans le verre à expérience. On fait ainsi des additions successives jusqu'à ce que l'on ait tous les détails, mais en ayant soin d'attendre un moment après chaque addition pour laisser l'action se produire.

On constate que l'addition de l'alcali donne les détails et celle du réducteur l'intensité.

Les variations à apporter au développement peuvent provenir de l'exposition qui a été faite, celle-ci étant commandée d'une manière certaine par la nature même de l'objet.

Si l'objet est bien en valeur et ne présente pas d'oppositions, il faudra se rapprocher de la pose théorique exacte, car une sous-exposition ou une surex-

(1) Environ 0'-'',13 à 0",20 d'ucido pyrogalliquo.

DU DÉVELOPPEMENT

position pourj'aicnt enlever au modèle le caractère d'harmonie qu'il présente naturellement.

Au contraire, le sujet a-t-il des oppositions trop fortes, il y aura intérêt évident à appliquer la méthode de la surexposition, qui seule permettra d'éviter les contrastes trop prononcés.

A l'inverse, le sujet manque-t-il d'oppositions, estil trop plat, on diminuera la pose pour donner de la valeur et du ton.

Il est évident que dans ces diverses hypothèses le développement ne pourra être conduit de même.

Il faudra de plus savoir exactement ce que l'on veut obtenir; alors, par la conduite du développement et par l'addition de telle ou telle substance faite à propos, on arrivera sûrement au résultat cherché.

Il y a donc entre la nature du modèle, la durée du temps de pose, les modifications à introduire dans la composition du bain, la conduite du développement et le résultat cherché des rapports très étroits.

C'est ce que nous avons cherché à résumer dans le tableau (pag-e 217) emprunté à notre Traité pratique de développement.

Inversement si, étant devant un objet quelconque, nous désirons obtenir un cliché d'une nature déterminée en vue de telle ou telle application, le tableau suivant (page 218) nous montrera les modifications qu'il faudra apporter au temps de pose, à la composition du bain et à la conduite du développement pour obtenir le résultat cherché.

Modérateurs. — Lebromure depotassium à lop. 100 est le plus souvent adopté. Les citrates et les borates agissent également comme retardateurs, mais ils donnent encore plus de dureté que le bromure.

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