PRINCIPAUX RÉVÉLATEURS
Pour éviter cette dureté, on peut se servir avec avantage d'un mélang-e de bromure et d'iodure.
Bromure de potassium g
lodure de potassium 3
(Fouitier.)
Accélérateurs. — On emploie le prussiate jaune de potasse, la glycérine, la teinture d'iode. L'addition de chlorhydrate d'hydroxylamine est également indiquée.
Alcalis. — On emploie indifféremment les divers alcalis, mais c'est encore la soude (oxyde ou carbonate) qui paraît préférable avec l'acide pyrogallique.
Bien que nous préférions d'une manière absolue les formules dans lesquelles les divers constituants du bain sont séparés les uns des autres, ce qui permet de faire toutes les modifications voulues, nous croyons devoir indiquer quelques bains que l'on peut préparer d'avance ou mélanger au moment de l'emploi. Ils peuvent être quelquefois utiles à l'amateur.
I** Acide pyrogallique et ammoniaque
Eau pure IOqq
Acide pyrogallique gg
Bromure de potassium 18
Acide azotique 3ttt
g j Eau pure 1000
( Ammoniaque 45
{Briiish-Journal.) Mesurer des quantités égales de A et de B. Plonger d'abord la plaque dans B pendant quelques instants. Mélanger ensuite A et B dans le verre à expérience, et reverser sur la plaque.
2° Acide pyrogallique, prussiate jaune de potasse
ET carbonate de SOUDE
U) Eau 1000
Sulfite de soude. ., ., ^ 100
DU DÉVELOPPEMENT
Acide citrique
Acide pyrogallique 120
Sulfite de soude 100
Prussiate jaune ^0
Carbonate de soude ^00
Au moment de développer, mélanger :
Eau
3° Acide pyrogallique et carbonate de potasse
Eau.
dOOO
Sulfite de soude ^00
^ ' { Acide pyrogallique
f Acide cilrique 1^
( Eau 1000
I Carbonate de potasse 400
Pour développer, mélanger :
Eau 24
4° Acide pyrogallique et carbonate de lithine
Eau iOOO
Sulfite de soude 25
Bromure de potassium 1
Acide pyrogallique ^
Carbonate de lithine 2
(Wicken.)
Faire dissoudre, d'une part, le sulfite, le bromure et l'acide pyrogallique dans 750 d'eau et de l'autre le carbonate de lithine dans
230 d'eau.
Mélanger aussitôt après dissolution.
Taches d'acide pyrogallique. — On reproche au développement à l'acide pyrogallique de colorer forlemenl les doigts et les ongles en jaune. On évitera ces taches en opérant avec une cuvette en verre qui
PRINCIPAUX RÉVÉLATEURS : HYDROCJUINONE 22 1
reposera sur le balance-cuvette en croix dont nous avons parlé précédemment et qui permettra l'examen du cliché sans le toucher.
Il est indiqué d'ailleurs d'employer des solutions fraîches de sulfite de soude.
Il peut être bon ég-alement d'avoir à côté de soi un récipient quelconque contenant une solution d'acide citriqueà lop.ioo.Ony plong-erales doig-ts après avoir touché la plaque. Il sera seulement indispensable de se laver ensuite pour ne pas introduire d'acide citrique dans le bain de développement.
On indique également la solution suivante, qui sera utile lorsqu'on aura négligé la précaution précédente.
Eau 1000
Acide chlorhydrique 180
Acide oxalique 50
A.cide phosphorique 50
(Formulaire classeur du Photo-Club de Paris.)
On frotte les parties tachées avec un linge ou une brosse imbibés do cette solution; on termine par un lavage au savon.
3° Hydroouiinone. — Révélateur lent, donne des images intenses. Energique, s'altère en présence de l'air. *
L'hydroquinone mélangé de sulfite de soude se conserve bien en présence des alcalis, ce qui a permis de faire des bains tout préparés.
Contrairement à ce qu'on a dit, la conservation de ces bains n'est qu'apparente, et même en flacons bouchés ils perdent de leur énergie journellement.
Le bain peut servir pour développer plusieurs clichés successivement, mais il donne des négatifs de plus en plus teintés et de plus en plus durs. D'autre part, les temps du développement s'allongent d'une façon' dé-
DU DÉVELOPPEMENT
mesurée; ceci tient à ce que le bain se charge de bromures solubles.
On n'aura |donc de bons résultats qu'en ajoutant, pour chaque plaque à développer, une petite quantité de bain neuf.
A priori, le développement à l'hydroquinone ne possède aucunement la souplesse de l'acide pyrog-allique ; à ce point de vue, il lui est absolument inférieur.
Il peut être cependant d'une g-rande utilité à cause de la commodité de son emploi dans certains travaux présentant une régularité d'exposition complète, mais il ne saurait suffire dans les cas difficiles, lorsqu'il faut pouvoir apporter au développement des modifications particulières en vue du but à obtenir.
Accélérateurs. — L'iconogène est l'accélérateur le meilleur pour l'hydroquinone ; le prussiate jaune de potasse et les borates réussissent également bien.
Modérateurs. — Les citrates sont surtout employés ainsi que les divers acides et, en particulier, l'acide acétique.
Alcalis. — On les emploie à peu près tous; cependant la soude paraît donner plus de^douceur, tandis que la potasse et la lithine caustiques semblent plus énergiques.
Nous allons indiquer les principales formules de bains d'hydroquinone. Le mode de préparation sera toujours le même. Dans la moitié de l'eau indiquée par la formule et chauffée à l'ébulHtion, on dissoudra l'hydroquinone, puis on ajoutera le reste de l'eau contenant des autres sels préalablement dissous.
La solution sera conservée dans des bouteilles bien fermées.
PRINCIPAUX RÉVÉLATEURS ! ICONOGÈNE
REVELATEURS A L'hYDROQUI.VONE (pOUK 1000 d'eAD)
Hydroquinono 14 4,2a 10 2 15
Sulfite de soude 74 25 300 » 75
Métabisulfite de potasse » » » 4 »
Bromure de potassium » 0,75 » « »
Prussiate jaune de potasse » » » » 10
Borax » » » « 2
Soude caustique » 4,25 » » »
Potasse » » » 5 »
Carbonate de soude 148 » 600 » 75
Carbonate de potasse » » » 16 25
(1) Oltenheim; (2) llford ; (3) Balagny; (4) Montefiore; (5) Fourtier.
4" IcoNOGÈNE. — Bon réducteur. — Action rapide. — Donne des clichés très doux et très brillants, mais un peu lég-ers.
Voici une formule de bain normal (Fourtier).
Eau 80
Iconogène 1
Sulfite de soude 4
Carbonate de soude 3
La solution doit être vert émeraude. Elle fonce peu à peu et devient brune. Souvent même elle se décompose spontanément en dégageant de l'ammoniaque et elle devient noir violacé. Dans cet état, elle n'a plus de pouvoir réducteur. On peut cependant régénérer le bain par l'un des procédés suivants :
1° Dissoudre l'iconogène noirci dans une solution chaude de sulfite de soude de façon à avoir une bouillie semi-fluide. Befroidir brusquement en agitant constamment,. Le sel cristallise aussitôt; après refroidissement, on décante. Le dépôt est lavé à l'alcool et séché à une douce température.
2° Dissoudre 20 grammes d'iconogéne altéré dans 100 d'eau. Befroidir la solution. Ajouterpeu à peu une solution à5 p.dOOd'acide tartriquc en agitant continuellement. La solution passe alors au
DU DÉVELOPPEMENT
rouge grenat, s'épaissit et prend l'aspect d'une pâte rosoe. Filtrer, I»ver plusieurs fois avec la solution d'acide tartrique, et faire sécher à l'abri de la lumière.
Conservateur. — Le sulfite de soude est absolument indiqué, quoiqu'on ait prétendu le contraire.
Accélérateurs. — Ils semblent inutiles ici, puisque rimag-e vient très rapidement. Cependant M. Fourtier sig-nale l'emploi du stannate de soude qui donne en même temps un peu plus d'opacité.
BÉVÉLATEIJRS A l'iCONOGÈXE (pOUR 1000 d'eAU)
(1) Vogel; (2) pour positifs sur verre
, doit
êire étendu
de 2 fois
son volume d'eau); (3j Mansfield.
5" Paramidophénol. — Ce nouveau révélateur paraît avoir certaines qualités qui le feront apprécier des amateurs. Il se conserve bien, donne des négatifs doux et modelés, d'une bonne teinte pour le tirage.
Voici les formules qui ont été indiquées par MM. Lumière :
Paramidophénol 12 20
Sulfite de soude 200 250
Carbonate de soude. 100 »
Lithine caustique » 5
Eau.. ' 1000 1000
La formule suivante due à M. Perron (de Màcon), donne également d'excellents résultats.