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METHODE HUILLARD

Au bout d'une à deux minutes, on s'éclairera à la lumière blanche que l'on conservera jusqu'à la fin des opérations.

3" Opération. — Plonger la plaque dans le bain suivant :

Bicliromale fie polasse env. 10

Acide nitrique 20 à 30

L'imag-e disparaît rapidement. Laver pendant quelques instants.

4® Opération. — Plonger la 'plaque dans le bain suivant :

Eau 1000

Sulfite de souie anhydre •• . 100

La coloration roug-ebrun due au chromate d'argent disparaît et il reste une légère image sur le fond du bromure d'argent redevenu blanc. On lave pendant quelques instants.

5e Opération. — On développe alors de nouveau la plaque dans le même révélateur qu'au début : il faut pousser le dévelopement à fond et traverser au dos. — Rincer.

6« Opération. — Bien que théoriquement il ne soit pas nécessaire de fixer, puisque tout l'argent resté sur la plaque a été réduit, il est bon d'employer le bain suivant, qui durcit la couche et éclaircit l'image. :

Eau 500

Hyposulfite de soude 200

Bisulfite de soude liquide. env. 70

Eau 50

Alun

Dissoudre dans l'ordre indiqué. Un séjour de 5 à 6 minutes est suffisant. Ou termine par un bon lavage.

2^8 DU DÉVELOPPEMENT

Contretypes par surexposition. — Cette manière d'obtenir des contretypes a une grande importance au point de vue théorique.

Si on expose une plaque au g-élatino -bromure sous un négatif quelconque, pendant un temps suffisant en pleine lumière diffuse ou au soleil ég-alement, on constate que l'image s'imprime sur la couche et qu'elle est parfaitement visible.

Si alors on procède au développement, au lieu de trouver une image positive, on remarque que celle-ci disparaît pour faire-place à un nouveau négatif.

L'avantage de ce procédé est que l'opération ne nécessite aucun traitement particulier de la plaque et qu'elle ne dure que quelques minutes. Néanmoins, il n'est applicable pratiquement qu'aux opérations par contact.

Nous avons bien pu obtenir des contretypes directs à la chambre, mais les durées d'exposition sont démesurées.

Par contact, suivant la nature du négatif et l'intensité de la lumière, nous avons obtenu l'impression visible de la couche qui est pour nous le critérium certain du retournement dans des temps variant de I seconde (négatif de trait au collodion humide) à plusieurs minutes (négatif au gélatino-bromure intense).

Il n'y a du reste pas d'inconvénients à exagérer la pose, celle-ci pouvant, commenousl'avons constaté du reste, varier de i à lo sans qu'il y ait de différences appréciables dans l'intensité de l'image.

L'important est d'obtenir l'image très nettement imprimée, et l'augmentation de la durée de la pose ne fait qu'exagérer les oppositions et la limpidité du contretype.

La constitution des plaques et leur épaisseur pa-

CONTRETYPES PAR SUREXPOSITION

raisseiit avoir dans cette méthode une valeur indiscutable. Les plaques minces nous paraissent préférables et lorsque l'impression est visible au dos, on est dans d'excellentes conditions; les pellicules et papiers au gélatino-bromure marchent très bien, à cause de cette raison probablement.

Par contre, certaines plaques ne donnent que très difficilement ou pas du tout l'impression directe; dans ce cas le contretype est mauvais et l'image ne se renverse pas. D'autres au contraire présentent le phénomène avec la plus grande facilité, nous citerons principalement, dans cet ordre d'idées, les plaques Perron et Guilleminot.

Au point de vue théorique, ce phénomène très curieux du renversement de l'image est fort intéressant; il paraît lié à la formation d'une image visible sur la couche de gélatino bromure et il ne s'agit plus dans l'espèce des faits signalés par Janssen, qui ne se produisent que dans la période des expositions relativement très courtes dans lesquelles l'image est toujours latente.

C'est une question quenous avons d'ailleurs étudiée à fond et nous renvoyons à ce sujet le lecteur à notre Photographie Moderne (i).

Pelliculage des clighés. — Cette opération a pour but de détacher les clichés du verre et de permettre de les inverser lors du tirage par certains procédés qui exigent des négatifs retournés.

L'opération comportera deux parties : la première, qui consisterai renforcer la couche qui n'offrirait pas la résistance voulue, et la seconde, qui a pour but

(1) Paris, G. Masson, 1896.

DU DÉVELOPPEMENT

de séparer la pellicule renforcée de son support.

M. Thevoz indique le procédé suivant.

Le négatif est d'abord plongé pendant deux heures dans une solution concentrée d'alun de chrome et ceci dans le but de durcir la couche de g-élatine. On fait ensuite sécher, puis on recouvre d'une couche épaisse de collodion normal à 2 0/0 que l'on dégraisse, immédiatement après la prise, par un lavage à l'eau courante. Cette couche a pour but de maintenir la geilatine et de l'empêcher de se distendre dans les opérations subséquentes.

On prépare alors dans un flacon de gutta-percha la solution suivante :

Eau 1000

Acide fluorliydrique 23

On plonge le cliché dans ce bain jusqu'au moment où les bords commencent à se soulever; on retire alors la plaque, que l'on recouvre d'une feuille de papier souple un peu plus petite que le négatif, puis avec la pointe d'un couteau on renverse les bords de la pellicule sur le papier. On peut alors sans danger soulever la pellicule qui se trouvera ainsi transportée sur le papier. On l'applique alors sur une autre glace que l'on vient de collodionner ; il faut éviteravec soin les bulles d'air. Après dessiccation on collodionne à nouveau.

Lorsque le tout est sec, il suffît de donner un coup de canif sur les quatre côtés, et le cliché, emprisonné dans les deux couches de collodion, s'enlève avec facilité.

La pellicule obtenue ainsi n'est pas très résistante; aussi l'auteur conseille, avant le dernier collodionnage de couler sur le négatif une couche de gélatine.

Observation très importante. — L'aide fluorhy-

PELLIGULAGE DES CLICHÉS 25 1

drique est d'un usage très dangereux à cause des brûlures graves qu'il peut provoquer; il faudra donc éviter, d'une manière absolue, le contact avec les doigts. Cet acide attaque le verre, la porcelaine; c'est pour cette raison qu'on le conserve dans des récipients en gutta-perclia ou en plomb. Il paraît d'ailleurs que d'autres acides forts, tels que l'acide chlorhydrique ou sulfurique, donnent sensiblement les mêmes résultats et pourraient lui être substitués.

Autre procédé {Bolion). — On prépare :

Gélatine dure igg

Bichromate de potasse 4

Glycérine 96

Eau 1000

On fait gonfler d'abord la gélatine dans l'eau froide, puis on ajoute la glycérine et le bichromate; on fait fondre au bain-marie et l'on filtre sur une peau de chamois.

Les clichés sont, au préalable, passés à l'alun de chrome à i o o/o pendant au moins une heure, puis bien lavés. Après égouttage, on verse la solution tiède de gélatine, la plaque étant mise de niveau sur des vis à caler. Lorsque la gélatine a fait prise, on met sécher.

On expose alors à la lumière pendant quelques minutes afin d'insoler la gélatine. On lave à plusieurs eaux et on passe dans le bain suivant.

Acide chlorhydrique 50

On lave et l'on fait sécher.

La couche se détache ensuite facilement.

Procédé Massai. — M. Mussat a indiqué dernièrement un nouveau procédé de pelliculage qui est basé sur l'emploi de la formaline ou formol.

On développe, on fixe et on lave le cliché comme d'habitude. On le plonge alors pendant 3 ou 4 minutes

DU DÉVELOPPEMENT

dans de l'eau contenant i/io delà solution commerciale de formol à 4o o/o.

On rince jusqu'à disparition de l'odeur piquante du formol et on laisse sécher. — Une fois la dessiccation complète on incise la gélatine à i ou 2 millimètres des bords.

On place alors le cliché dans une cuvette de tôle émaillée à moitié pleine d'eau, que l'on fait chauffer sur un réchaud à gaz. On laisse la température monter jusqu'à 5o ou 60° en agitant constamment. 11 se forme alors sur le fond de la cuvette et le cliché lui-même des quantités de petites bulles, la couche se ride, les bandelettes externes se détachent alors toutes seules ; on les enlève et on retire du feu. La couche ne demande alors qu'à se séparer du verre, opération que l'on facilite avec un pinceau très doux.

Bientôt la pellicule complètement détachée flotte. Elle paraîtlégèrement retrécie; mais en laissant refroidir le liquide elle reprend ses dimensions. On glisse alors en dessous une glace collodionnée au préalable et l'on fait l'application à l'aide du pinceau. On laisse égoutter sans incliner trop au début pour éviter le glissement, et l'on met ensuite sécher le long d'un appui quelconque. Après dessiccation on recouvre d'une mince couche de caoutchouc et quelques minutes après de collodion normal. Après nouvelle dessiccation on incise et la couche se détache avec la plus grande facilité.

Pour donner plus de consistance à la pellicule, on peut doubler d'une feuille de gélatine avant le collodionnage.

Procédé G. Jioy. — M. Roj indique une autre méthode.

Le cliché est badigeonné pendant i5 à 20 secondes avec la solution suivante :

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