‹ Aide-mémoire pratique de photographieChapitre 118 sur 201 · COLLAGE DES ÉPREUVES A SEC · texte numérisé non relu

COLLAGE DES ÉPREUVES A SEC

vénients des coupes que l'on est obligé de faire actuellement pour tirer le meilleur parti du papier sensible est que les différents morceaux obtenus n'ont pas le même sens. 11 s'ensuit que l'on aura dans les différents bains des distensions qui se feront dans un sens ou dans l'autre suivant le sens du papier. Parmi les épreuves, les unes s'allongeront, les autres s'élargiront, et, quoique coupées sur un même calibre, elles présenteront, après le mouillage nécessité pour le collage, des variations de dimensions qui sont lom d'être négligeables.

Lorsque l'on voudra faire une collection d'épreuves identiques comme taille, il faudra donc n'employer que des papiers de même sens.

Procédés pour obtenir des épreuves ayant des DIMENSIONS rigoureuses. — Collaffe à sec. — On ne met pas les épreuves à tremper comme on le fait ordinairement; on les enduit de colle de farine très épaisse. Si l'opération est bien faite, les dimensions de l'épreuve n'auront pas varié ;

2'» On fait distendre un morceau de papier, puis, quand il est encore humide, on mesure exactement le format que l'on désire. On laisse ensuite sécher. Les dimensions du papier une fois sec indiqueront les dimensions exactes du calibre qu'il faudra employer pour avoir, après mouillage, le format que l'on désire ;

3» Le dernier procédé consiste à couper les épreuves mouillées, soit avec des ciseaux, soit avec une roulette d'acier ;

4° M. Dobler prépare des tissus spéciaux sensibilisés qui portent au dos une couche légère de matière adhésive à base de gutta-percha. Le collage se fait en promenant un fer chaud sur le dos de l'épreuve. Dans

DU POSITIF

ces conditions, on est assuré d'avoir des dimensions rigoureuses.

Exposition. — Le négatif bien nettoyé et épousseté est mis dans le cliâssis-presse, la couche en dessus

Fig. 53. — Châssis-presse pour positifs.

(fig. 53). On surperpose la feuille de papier sensible, la couche en dessous ; on met un matelas de feutre ou de papier Joseph, puis la planchette brisée que l'on maintient au moyen de barrettes spéciales.

Il est absolument nécessaire que le négatif, le papier sensible et le matelas soient absolument secs; sinon, l'on s'exposerait à voir le papier se coller sur le cliché, ce qui en entraînerait la perte à peu près certaine.

En effet, sous l'influence de l'humidité, il se produit, entre la gélatine et le sel d'argent, une combinaison très stable qui se traduit par des taches jaunes, presque impossibles à enlever. C'est pour cette raison qu'il ne faut pas laisser de châssis au dehors à la tombée du jour et que l'on doit les rentrer la nuit dans un endroit bien sec .

Page 1