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RETOUCHE ARTISTIQUE

Gomme arabique. Sucre

On ajoute à ce produit de l'encre de Gliine très épaisse et l'on silhouette au pinceau. Ce procédé est employé également pour le silhouettage des projections lorsque l'on veut faire détacher un objet sur un fond parfaitement noir.

Retouche artistique. — Cette retouche est nécessitée non plus, comme la précédente, par des défauts du négatif mais bien par les imperfections du modèle. L'objectif photographique reproduit avec une fidélité parfois trop grande les défauts du modèle, défauts de la peau, taches de rousseurs, rides, cicatrices, verrues, etc. Il faudra donc atténuer ces défauts, ou même les faire disparaître complètement, pour que l'œil de l'observateur ne soit pas attiré par ces imperfections au détriment de l'aspect général de la physionomie.

Malheureusement, et la pratique est là pour le montrer, il est très facile de modifier la ressemblance du modèle d'autant plus que la retouche est faite généralement par des industriels qui ne le connaissent même pas.

Les amateurs négligent presque tous de

Fig. 52. — Pupitre à retouches.

faire ce travail euxmêmes. C'est évidemment là un tort, car, connaissant leur modèle, l'ayant fait poser, il leur serait très possible, après quelques études spéciales, d'ar-

DU POSITIF

river à faire des épreuves beaucoup plus artistiques que celles qui sortent des mains du retoucheur de profession.

La retouche se fait sur un appareil spécial, le pupitre à retouches. Le cliché est posé sur un verre dépoli incHné qui est éclairé au moyen de la lumière réfléchie par une g-lace horizontale (fig-. 62).

Pour faciliter le travail, on monte le nég-atif à retoucher dans un cadre mobile, ce qui permet de lui donner toutes les inclinaisons voulues par rapport à la main de l'opérateur. Une règ-le-guide peut se déplacer ég-alement par-dessus ce cadre et donner à la main toute la fixité nécessaire.

Des divers procédés positifs

Il faut les diviser en deux g-randes classes : ^ h^s procédés photographiques, dans lesquels l'action de la lumière est nécessaire pour l'obtention de chacune des épreuves;

has procédés mécaniques, dans lesquels la lumière intervient seulement pour faire une planche qui sera tirée ensuite par les procédés ordinaires de la lithographie, de la typographie ou de la g'ravure en tailledouce.

Les premiers peuvent tous être mis en œuvre par l'amateur; les seconds sont plutôt du domaine industriel, à l'exception de la photocollog-raphie, qui peutêtre abordée par lui avec un matériel suffisamment simple.

Photocopies positives sur papier albuminé au chlorure d'argent

Choix du papier. — On emploie le papier de Rives, dont la rame pèse 8, 10 ou 12 kilogrammes, suivant la force.

1'IV0CI-:dÉS l'IlOTOGRAPHIOUES

Le format ordinaire est 44 X 67. On fait également 5o X (>5 et 75 X 108.

On fait aussi des rouleaux de 10 mètres sur 67, 76, 100 et io5 centimètres de large.

On emploie ce papier ou simplement salé pour épreuves mates ou albuminé pour épreuves brillantes.

Papier salé. — On prend du papier de Rives, et on le fait flotter pendant trois à cinq minutes sur le

bain suivant :

Eau lOrO

Sol marin 30

On fait sécher et l'on sensibilise dans :

Eau 1000

Nitrate d'argent , 10

Pour les clichés heurtés, diminuer le titre du bain de chlorure, l'augmenter au contraire pour les clichés mous. Dans ce dernier cas, on peut aller jusqu'à 5 0/0 de chlorure, et on porte le bain d'argent à 12 0/0.

Les fumigations ammoniacales sont indiquées avec ce papier.

On remplace beaucoup actuellement le papier salé par les papiers à Varrow-rooton gélatinésqui donnent également des images mates, mais avec l'avantage que celles-ci sont superficielles et non pas noyées dans l'épaisseur du papier.

Voici diverses formules :

Papier à farrow-root:

Monckhoven.

Vogel .

Liébert.

DU POSITIF

On sensibilise une 1/2 minute sur un bain d'argent à 10 ou 12 0/0. Les fumigations ammoniacales sont indiquées.

Papier gélatine. — On prépare le papier g-élatiné en le faisant flotter sur l'un des bains suivants :

Eau ; 480 480 1000

Chlorhydrate d'ammoniaque. 6 à 8 10 15

Gélatine \ \ 5

Citrate de soude 10 » »

Chlorure de sodium 2 à 3 » »

Au bout de deux à trois minutes on fait sécher. On traite comme le papier à l'arrow-i^oot.

Papier albuminé. — Bien que l'on trouve ce papier tout préparé dans le commerce, voici quelques formules :

Hardwich. Abney. Kleffel. Liesegang.

Albumine 72 72 900 800

Eau 24 22 300 200

Chlorhydrate d'ammoniaque. 2 1 à 2 18 15 à 20

Chlorure de sodium » » 7 „

Alcool , 2 1/2 50 »

Le papier est teinté en rose ou en violet, au moyen du violet de méthjle ou de la fuchsine. Pour obtenir certains effets de nuit, on colore le papier en bleu au moyen d'un mélange de vert de méthyle et de bleu de méthylène.

On met soit une couche d'albumine, soit deux; dans ce dernier cas, le papier est dit double albuminé. Il donne des images beaucoup plus brillantes.

Sensibilisation. — On sensibilise le papier dans le bain suivant filtré au préalable :

Eau 1000

Nitrate d'argent 100 à 120

Solution de carbonate de soude à 10 0/0 10

Ce bain sert jusqu'à épuisement. On ajoutera après

PAPIER AtBUMINÉ

chaque feuille 45/5 1, 2 grammes de nitrate d'arg-ent. Pour éliminer les matières organiques qui, à la longue, salissent le bain, on emploie l'un des deux procédés suivants :

1» Ajouter 20 grammes de kaolin par litre de bain d'argent et bien agiter. Filtrer après repos ;

2° Ajouter du permanganate de potasse jusqu'à ce que la coloration rose du réactif persiste. Exposer au soleil, puis filtrer.

Conservation du papier. — Le papier sensibilisé ainsi ne se conserve pas; il faut l'employer dans les vingt-quatre heures. Pour obtenir un papier qui se conserve comme celui que l'on trouve dans le commerce, on emploiera un bain acide. Voici une bonne formule :

Eau 100

Nitrate d'argent 8

Acide citrique 8

Alcool 10

Les papiers avec addition d'acide virent difficilement.

Voici cependant une modification indiquée par Willis et qui permet un virage plus facile. Le papier une fois sensibilisé et à peu près sec est mis à flotter par sa face postérieure sur la solution suivante, et ceci pendant dix secondes :

Eau.... 1000

Acide citrique 1^

Ce papier se conserve bien et vire presque aussi rapidement que celui sans acide.

Procédés pour conserver le papier albuminé du commerce. — 1° L'enfermer dans des étuis métalliques contenant du chlorure de calcium; il faut seulement l'exposer à l'air ambiant avant de s'en servir ;

2° Tenir le papier à plat ou enroulé très serré etl'en-

1>U POSITIF

velopper d'un morceau du même papier qui servira toujours et préservera le tout.

Coupe du papier sensible. — La feuille ordinaire a 49/57-

Format 9/12. — Découpez sur le grand coté quatre bandes de 12 centimètres de large, qui donneront chacune cinq épreuves. Il reste une bande de 9/45, sur laquelle on fera trois épreuves 9/12, et il restera une épreuve 9 9.

Total 23 morceaux 9/12 et i morceau 9/9.

Format i3 18. — Découpez sur le petit côté une bande de 18 centimètres, qui sera divisée en quatre, et deux bandes de i3 centimètres qui seront partagées en trois.

Total 10 morceaux i3/i8.

Format i5/2i. — Découpez sur le grand côté deux bandes de 2 r centimètres que vous partagez en trois et une bande de i5 centimètresque vous divisez en deux.

Total 8 morceaux i5 x 21,

Format 18/24. — On ne peut obtenir que quatre épreuves pleines et il y a un déchet considérable. En divisant par six on obtient des feuilles ayant 18 X 22 1/2.

Il résulte de ce que nous venons de dire que le format 49/57? qui est purement arbitraire, n'est avantageux que pour le i3/i8 et que pour le format 18/24 il entraîne des pertes considérables. Maintenant que le 18/24 est le format normal, il serait à désirer que la feuille de papier sensible fût exactement un multiple de 18x24.

Distension du papier sensible. — L'un des incon-

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