‹ Aide-mémoire pratique de photographieChapitre 127 sur 201 · C. Pour clichés faibles · texte numérisé non relu

C. Pour clichés faibles

Eau distillée IQOO

("rélatine tendre 20

Chlorure d'ammonium 8

Acide citrique 15

Carbonate do soude sec 20

Ne pas chauffer au delà de 5o deg'rés.

Pour étendre cette émulsion sur papier, voici le mode opératoire.

On coule la couche sur un verre très propre bien silicaté ; lorsqu'elle a fait prise, on recouvre d'une feuille de bon papier humide coupée de la même hauteur que la plaque, mais plus large, de façon que les deux bords opposés puissent être rabattus en-dessous de la g-lacc. A l'aide d'une raclette de caoutchouc, on appuie doucement le papier et l'on fait sécher. Le

PAPIER ARISTOTYPE

séchag-e terminé, on coupe avec un canif les deux bords du papier replié, et l'on détache la feuille qui entraîne la couche de gélatine.

Tirage du papier arsitotype. — Les épreuves doivent être beaucoup plustirées que les épreuves sur papier albuminé car elles descendent davantage dans les bains de virage et de fixage. Il est recommandé de pousser jusqu'à la métallisation des noirs.

Virage du papier aristotype. — On emploie les bains de virage et de fixage combinés dont nous avons donné les compositions précédemment.

Quoique l'on indique la possibilité de se servir indéfiniment de ces bains, à condition d'y rajouter de temps en temps un peu d'or, nous croyons que c'est là une faute, et c'est à l'emploi de bains trop vieux qu'il faut attribuer le ton jaunâtre que l'on rencontre souvent dans les épreuves aristotypiques.

Voici cependant un mode d'opérer qui nous a été indiqué par M. Bouillaud (de Mâcon) et qui convient parfaitement au papiér de MM. Lumière. Grâce à un fixage préalable, le bain de virage et fixage se conserve beaucoup plus longtemps. Ce bain a d'ailleurs l'avantage de donner des tons très chauds et très artistiques.

On prépare :

A. Hyposulfite de soude 200

Alun 14

Sulfocyanure d'ammonium 14

Acétate de soude 17

Acide pyroligneux 9

Eau 1000

Puis :

B. Chlorure d'or .... 0,50

Nitrate de plomb 1,50

Acétate de plomb 1,50

Eau distillée iO

DU POSITIF

On dissout à chaud, dans la nioilié de l'eau, l'hyposulfite, le sulfocyanure et l'acétate: puis, dans un autre récipient, l'alun dans le restant de l'eau. On mélange et, après avoir agité énergiqueinent, on laisse refroidir.

On décante alors et l'on ajoute la solution B.

Les épreuves lavées doivent être fixées pendant cinq minutes dans un bain d'hyposulfite de soude à 10 o, o, puis lavées et plongées dans le bain de virage et de fixa^'e jusqu'à ce qu'elles aient le ton voulu.

Après le lavage définitif, M. Bouillaud recommande de passer sur toutes les épreuves une peau de daim mouillée qui enlève mécaniquement tous les produits que le lavage n'aurait pas éliminés. Les épreuves sont ensuite séchées à l'air libre, puis rognées, collées et satinées comme d'habitude.

Emaillage du papier aristotijpe. — Après lavage, faire sécher le papier; puis l'appliquer sur une surface bien unie au moyen d'une raclette de caoutchouc ou d'un rouleau de même nature.

On emploie soit les glaces, soit les feuilles de tôle préparées spécialement pour la ferrotypie, soit enfin l'ébonite.

Ces supports doivent être parfaitement nettoyés et recouverts, au moyen d'un tampon de flanelle, d'encaustiques spéciaux.

Voici trois compositions qui vont également bien :

1" Benzine 10

l'araffine 1

2" Cire blanche 10

Résine 20

Térébenthine iOO

3* Benzine 100

Cire 2

(Bouillaud.)

l'APIEK AU PLATINE 287

Après avoir étendu une petite quantité de l'une ou l'autre de ces compositions, il faut frotter la plaque avec une flanelle bien propre.

Collage du papier arisiotijpe. — i" Le papier étant appliqué sur un des supports précédents, on peut le renforcer au moyen d'une ou plusieurs feuilles de papier que l'on superposera exactement, comme on fait pour l'émaillage des épreuves à l'albumine, mais on perd le brillant.'

Collage des épreuves à sec. — 2° Il est indispensable de faire le collage à sec pour ne pas perdre le brillant de l'épreuve. A cet effet, il faut se servir d'une colle très épaisse, gomme arabique ou colle forte. On enduit le dos de l'épreuve, et l'on applique sur carton. Eviter les bavures qui tacheraient l'épreuve.

Photocopies positives sur papier au collodio-ehloruro d'argent

Dans ce papier, le véhicule, au lieu d'être de l'albumine ou de la gélatine, est du collodin. Eder a donné les formules suivantes :

On prépare à chaud.

A. Chlorure do lithium

Acide citrique ^^""^

Alcool

Puis à froid.

B. Ether

Alcool

Coton poudre

Et :

G. Azotate d'argent

Eau distillée chaude

On ajoute après dissolution : alcool

DÛ POSITIF

On mélange A ou B pour obtenir le collodion chloruré, puis on éinulsionne en ajoutant C par petites quantités. On introduit 4 à 6 gr. de glycérine et l'on étend son papier.

On trouve du reste actuellement des papiers de ce genre dans le commerce. L'un des meilleurs est le papier au pyroxylo-chlorure, de M.Gelhaye. Il donne des images très fines et très brillantes.

Pour le mode de traitement, suivre les indications déjà données pour le papier aristotype.

L'avantage du papier au collodion c'est d'être beaucoup plus résistant et de permettre d'opérer sans inconvénient même par les plus grandes chaleurs, ce que l'on ne saurait faire avec les préparations à base de gélatine.

Photocopies positives sur papier au platine

Ce papier donne des épreuves d'un ton noir très artistique et d'une grande stabilité, celles-ci étant formées de platine métallique. A ce titre, il mérite d'être employé par l'amateur.

On lui reproche cependant d'être d'une préparation très délicate ; mais ceci a peu d'importance, car certaines maisons le fabriquent maintenant d'une façon industrielle ; ce qui est plus sérieux, c'est que son prix très élevé en restreint forcément l'usage ; enfin il est d'une conservation difficile. Il doit, en effet, être soustrait d'une manière absolue à l'humidité. Aussi est-on obligé de le conserver dans des tubes contenant du chlorure de calcium desséché. Lorsque celui-ci a absorbé de l'humidité, il faut le faire sécher à nouveau sur un feu vif. A cette condition seulement, on peut garder le papier au platiné pendant quelque tenips;

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