PHOTOCOPIES AUX SELS DE FER
B. Eau.. 100
Citrate do fer ammoniacal 50
G. Eau 100
Perchlorure de fer sublimé 50
Pour former le bain, on prend :
Ce bain s'épaissit rapidement en se troublant. On choisit un papier fortement encollé à la g'élatine, puis on l'enduit de Ja solution avec un large pinceau plat.
Le séchage doit être rapide. Le papier se garde bien à l'abri de la lumière et de l'humidité.
L'exposition doit durer jusqu'à ce que l'image apparaisse en blanc sur fond sombre; au soleil, elle sera engénéralde quinze àvingt minutes. Pour développer, il suffit de passer à la surface du papier un pinceau
imbibé de la solution suivante :
Eau 100
Fcrrocyanure de potassium 20
Les traits apparaissent de suite en bleu. On lave, puis on plonge dans :
Eau iOOO
Acide clilorhydrique 100
On lave ensuite et l'on sèche. On obtient aus^i des traits bleus sur fond blanc.
Photocopiks augallatr de fer. — Ce procédé donne
des traits noirs sur fond blanc et a de plus l'avantage de produire un positif d'après un positif. On prépare les solutions suivantes :
nu POSITIF
A. Eau..,,. ,. 500
Gomme arabique oO
B. Eau • 200
Acide tartrique 50
G. Eau 200
Sulfate ferrique . , 30
On verse C dans B. On agite vivement et l'on verse dans A . On ajoute alors :
Perchlorure de fer à 45* Baumé 100
On filtre et on conserve dans l'obscurité. On étend sur papier comme précédemment et l'on fait sécher rapidement. Ce papier ne se conserve pas bien, même à l abri de la lumière et de l'humidité. Aussi ne fautil pas le préparer trop longtemps d'avancé.
Derrière un positif l'image apparaît en jaune sur fond blanc.
Pour développer, onfait flotter sur le bain suivant :
Eau 1000
Acide oxalique 0,1
Acide galliquo 3
Les traits jaunes deviennent noirs. Il n'y a plus qu'à laver et à sécher.
Papier Boivin. — M. Boivin a indiqué dernière-
ment un papier à base de sels de fer, qui, par sa stabilité, son faible prix de revient, sa commodité d'emploi, ]^eut rendre bien des services.
L'impression au châssis doit être arrêtée lorsque l'on aperçoit de légers détails dans les grandes ombres qui apparaissent en rouge violacé. On sort alors l'épreuve et on expose le côté sensible du papier sur de la vapeur d'eau. L'image vient alors avec tous ses dé-
PROCKDE AU CHARBON
tails. On peut même, par simple insufflation de l'haleine, faire monter telle ou tefle partie.
Lorsque l'épreuve par l'un ou l'autre de ces procédés est arrivée au point voulu, on lave à plusieurs eaux jusqu'à élimination de la teinte jaune du papier et on la plonge dans le bain suivant :
Eau 1000
Hyposulfite de soucie 50
Chlorure d'or à l 0/0 20cc à 40cc
Ce bain se g-arde très long-temps ; il suffit de le fdtrer de temps en temps. Suivant la durée du séjour, l'épreuve prend les tons, pourpre, sépia, platine et noir chaud.
On termine par un lavage soigné comme d'habitude.
Photocopies positives à la gélatine bichromatiSo (Procédé au charbon)
Ce procédé donne des images très artistiques et d'une grande stabihté. S'il n'est pas plus répandu à l'heure actuelle, cela tient à certaines difficultés de tirage et principalement à la nécessité d'employer des négatifs retournés, ce qui amène l'opération du double transfert dont nous allons parler, opération qui ne laisse pas que d'être assez délicate.
Cependant, grâce aux procédés pclliculaires qui se perfectionnent tous les jours, le procédé au charbon nous paraît devoir être mis en pratique fréquemment par l'amateur.
Principe du procédé. — C'est à notre compatriote Poitevin que l'on doit l'étude complète des propriétés de la gélatine bichromatée, et la loi suivante qu'il a formulée contient en substance le principe du procédé au charbon.
DU POSITIF
« La gélatine bichromatée, sous Vinjliience de la lumière, s' insolubilise dans l'épaisseur de la couche, et ceci proportionnellement à l'intensité de la lumière qui l'a pénétrée.
Si dans celte gélatine bichromatée coulée sur papier on a incorporé au préalable une matière colorante quelconque à l'état de poudre finement divisée, les parties devenues insolubles emprisonneront la matière colorante et ceci, proportionnellement à l'action de la lumière qui a traversé le négatif, tandis que les parties restées solubles seront éliminées par un dissolvant approprié.
L'imag-e sera donc constituée par des épaisseurs plus ou moins fortes de gélatine colorée.
En pratique, on a reconnu qu'il fallait développer l'image par la face opposée à celle qui a reçu l'action de la lumière; en effet, la couche inférieure est restée soluble, et sa disparition amènerait la destruction fatale de l'image insolée qui n'est qu'à la partie supérieure. C'est dans ce but que l'on opère le transfert qui a pour effet précisément de reporter l'épreuve sur un autre support et de permettre ainsi de la développer par la face inférieure.
Le papier au charbon et les papiers de transfert se trouvant couramment dans le commerce, nous ne décrirons pas la fabrication que l'on n'aura pour ainsi dire jamais à réaliser dans la pratique.
La maison Monckhoven livre le papier mixtionné en rouleaux de 3'", 80 sur o"',76 de large, en deux qualités, papier bleu ou gris fer ; ce dernier renferme plus de gélatine et de couleur. Voici les numéros correspondant aux teintes les plus employées :
M» 1 Noir de gravure.
2 Noir chaud un peu violacé.