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PROCÉDÉ AU CHARBON

3 Brun foncé.

4 Brun.

5 Rouge chocolat pourpré (ton photographique) (1).

6 Crayon rouge.

7 Papier rouge chocolat (ou brun foncé pour agrandisse-

monts).

8 Papier noir à l'encre de Chine (pour positives transparentes).

9 Papier à l'encre de Chine (très riche en couleur pour négatifs).

On choisira tel ou tel numéro suivant la teinte que l'on désire ou le genre de travail à effectaer.

Sensibilisation. — On coupe le papier mixtionné de la grandeur voulue et on le plonge dans la solution suivante :

Bichromate de potasse ou de soude 20 à 30

Le bain doit être abondant, on enlève les bulles d'air qui peuvent se former à la surface du papier au moyen d'un blaireau ou d'un agitateur.

La température du bain ne doit pas dépasser i5 degrés.

Après un séjour de trois minutes, on sort la feuille; on l'applique avec une raclette sur une plaque de verre face en dessous pour enlever l'excès de bichromate de potasse; puis on la met sécher à l'abri de la lumière et de la poussière. On la suspend à des cordes au moyen de pinces en bois.

Observations. — Plus la quantité de bichromate est grande, plus le papier est sensible, mais moins il se conserve. En général, on diminue le titre du bain en été et on l'augmente en hiver. En aucun cas le titre de 5 o/o ne doit être dépassé.

(1) Cette teinte ne parait pas avoir toute la stabilité désirable.

DU POSITIF

Pour les clichés doux on recommande une mixtion riche en matière colorante, un bain faibleet une exposition plus prolongée; pour les clichés durs, le titre du bain devra être aug-menté.

Le bichromate ag'it lentement sur la gélatine, même dans l'obscurité, et le papier dans un endroit sec ne se garde pas plus de deux à trois jours.

L'action du bichromate de potasse sur les doigts est dangereuse; aussi évitera-t-on autant que possible tout contact ou, au cas contraire, se laver immédiatement.

Exposition. — La surface opaque du papier mixtionné empêche de suivre la venue de l'image comme dans les autres procédés ; aussi est-on obligé de se servir d'un photomètre.

Le photomètre se compose en principe d'un écran contenant des cases d'opacité croissante à travers lesquelles on expose une feuille de papier sensible. Chaque case porte un numéro faisant réserve ; on note, pour une bonne impression, le dernier numéro visible et on l'inscrit sur le négatif. Pour obtenir une épreuve identique, il suffît d'arrêter l'impression lorsque ce même numéro sera visible.

Lorsqu'on aura obtenu ce résultat pour un certain nombre de clichés types, il sera facile, par comparaison, d'apprécier assez exactemenj^ à quel numéro il convient de s'arrêter pour une série nouvelle.

Photomètre facile à établir. — On coupe dix bandes de papier dioptrique ayant i centimètre de large et 20 de longueur. On colle ces bandes les unes sur les autres et on les superpose en reculant chacune d'elles de I centimètre sur la précédente. Une fois le tout sec, on coupe par le milieu de la longueur et l'on obtient deux photomètres identiques composés

PnOCKPÉ Ai; CHARBON

d'épaisseurs de papier allant de i à 10. On inscrit sur chaque case le numéro qui correspond au nombre de feuilles qui la composent.

Chacun de ces photomètres, collé sur un verre, est garni d'une feuille de papier sensible et exposé en même temps que le papier au charbon.

Photomètre Fernande. — On trouve dans le commerce un petit appareil très bien compris (fig-. 56), qui peut être avantag-eusement utilisé pour le réglage de la durée d'imposition. Une petite échelle en teint-es graduées, montée surun cadre à ressorts, permet l'introduction d'une feuille de papier sensible. On expose à la lumière et lorsqu'une exposition a été reconnue bon ne, il suffit de noter le numéro de l'échelle correspondant à l'égalité de teinte obtenue sur le papier par rapport à la nuance voisine.

On recommence l'exposition et en Fig. 56. — Photo- , , . A . mètre Fernande.

S arrêtant a ce même numéro on sera

sûr d'avoir une exposition identique.

Autre procédé pour établir un photomètre. — Ce procédé, qui nous a été indiqué par M. Bellingard, l'habile artiste lyonnais, est susceptible de donner une plus grande précision. Il consiste à' employer dans le photomètre des bandes de papier gélatiné sensibilisé avecle bain même qui est employé pour la préparation du papier au charbon. Ces bandes de papier s'insolent au travers d'une ouverture décoiipée dans une feuille de carton portant une teinte déterminée.

On obtient ainsi des résultats bien supérieurs à ceux que donne l'ertiploi du papier albuminé qui ne se

DU POSITIF

comporte pas à la lumière de la même façon que le papier mixtionné.

Le temps d'exposition varie d'après l'intensité du nég-atif, le titre du bain et la température.

On consultera avec fruit le tableau suivant dressé par M.Vidal:.

Titre

du bichromate

Température

2"<oO'

rj5'

Ora^O»

Soit par exemple une température de 5 degrés et un • cliché doux qui exige un bain faible de bichromate, à 2 o/o par exemple: on posera trois fois autant qu'avec un cliché normal par une température de 25 degrés etavecun bain à 3 o/o.

Tous les clichés doivent être bordés avec du papier noir ou du papier d'élain sur une largeur de 4 à 5 millimètres, ceci dans le but d'empêcher toute action de la lumière et de faciliter par suite, l'action du développement.

Observation importante. — Le papier mixtionné, le négatif, le châssis et les matelas ne doivent pas être humides. On se sert souvent pour remplacer ces derniers de feuilles de caoutchouc.

DÉVELOPPEMENT. — Cette opération doit se faire le plus tôt possible, car la lumière continue son œuvre et au bout de quelques heures l'épreuve serait complètement insolubilisée.

Pour faire apparaître l'image, il suffira de la traiter par l'eau chaude ; toutes les parties solubles seront

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