PROPORTIONS
DUUES KT FORTKMKNT
TFNDRF.S
insoléfs
et sujets délicats
Ammoniaque . . .
qq. gouttes
La planche est mise de niveau sur un support à vis
{\) Se reporter, pour l'usage du pliolomèlre h ce que nous avons dit de cet appareil dans le procédé an charbon.
DU POSITIF
calantes et recouverte, suivant le cas, de l'un ou l'autre de ces bains. La durée du mouillag-e dépendra de la valeur du nég-atif, de la durée de l'insolation et de la nature de la gélatine. - •
On reconnaît que le mouillage est suffisant lorsqu'au doigt on sentla disparitionàpeu prèscoinplète durelief-
On enlève alors le liquide au moyen d'une épong'e fine puis on place la planche sur la machine en interposant un matelas de papier buvard de la même taille.
La planche étant fixée solidement, on la tamponne avec un linge fin pour enlever toute trace d'humidité. On procède alors à l'encrage.
Encrage. — On met une petite quantité d'encre bien broyée sur le marbre et, avec le rouleau de cuir, on l'étend jusqu'à ce que la couche soit bien égale.
On passe alors le rouleau sur la planche jusqu'à ce que l'encrage soit suffisant. On encre alors le rouleau deg-élatine sur le marbre et on le passe sur la planche pour obtenir les demi-teintes.
Grâce à l'emploi successif des deux rouleaux et leur passage plus ou moins rapide, on encre plus ou moins, on fait venir les demi-teintes, on pousse ou l'on descend certaines parties et l'on amène la planche au point voulu.
On place alors la cache qui a pour but de protég'er les marges; par-dessus on dispose une feuille de papier qui a été repérée au moyen de lignes tracées sur la cache ; on rabat le blanchet destiné à ne faire porter la pression que sur les parties nécessaires, on fait alors fonctionner la presse. On relève ensuite le blanchet et on enlève la feuille de papier avec la plus grande facilité. On répète les mêmes opérations pour avoir de nouvelles épreuves.
Le côté délicat du tirage résulte de la mise en train
PHOTOCOLLOGRAPHIE
de la planche qui est quelquefois fort longue et demande une certaine patience.
Une fois la planche en train, il est bon de temps en temps de la remouiller. A cet effet, on enlève l'encre avec quelques gouttes d'essence de térébenthine et un tampon de linge lin. On mouille alors avec le mélange d'eau et de glycérine, puis après un second tamponnage on encre à nouveau, et l'on reprend la série des opérations.
PnoTOcoLLOGRÀPmE SIMPLIFIÉE. — Après avoir décrit le mode opératoire complet de la photocoUographie, il nous paraît bonde signaler les simplifications qui mettront ce procédé à la portée de tous.
M. Marion avait déjà indiqué en iSyS l'emploi d'une pellicule de gélatine que l'on sensibilisait dans le bichromate de potasse à 3 o 'o. Après dessiccation, on l'insolait au dos pendant quelques instants, puis on exposait l'antre face sous le négatif.
Une fois l'insolation suffisante, ce que l'on constate en regardant la pellicule comme une épreuve ordinaire, on lave à l'eau froide et on fixe sur une plaque de zinc au moyen de vernis ou de- caoutchouc. On plonge ensuite dans un bain d'alun, on lave de nouveau et l'on effectue le tirage par les procédés habituels.
On peut employer également les plaques ordinaires au gélatino-bromure d'argent, procédé indiqué par M. Roche de New-York.
Enfin nous signalons le procédé de M. Tournier, qui consiste à employer les feuilles d'ivoirine du commerce (gélatine mélangée de sulfate de baryte).
L'application se fait sur une feuille de zinc et l'adhérence est obtenue en sondant les bords de la gélatine sur le métal au moyen d'un simple fer chaud.
DU POSITIF
Traitement des résidus
C'est là une question fort importante, car on emploie en photographie un certain nombre de produits chers.: l'arg-ent, l'or et le platine principalement. Voici les procédés à employer pour l'extraction des résidus.
Traitement des résidus d'argent. — On les réunit dans un récipient et on y verse une solution concentrée de foie de soufre (trisulfure de potassium). L'argent se dépose à l'état de sulfure noir. Lorsque l'on a recueilli une quantité suffisante de précipité, on procède au grillag-e de la masse pour éliminer le soufre qui est mélangé ; cette opération se fait en plein air, à cause de la production abondante d'acide sulfureux.
On mélange ensuite la masse avec son poids de salpêtre en poudre ; on chauffe un creuset au rouge et l'on y projette le mélange par petites portions ; à la fin on donne un coup de feu pour agglomérer le métal.
N. D. — Éviter de mettre aux résidus des bains contenant de Talun, car l'alumine serait précipitée avec l'argent.
Autre procédé (applicable aux vieux bains de fixage). — On place une lame de cuivre dans ces bains et l'argent se pose peu à peu par double décomposition. On détache l'argent par grattage et on le fond au creuset avec moitié de son poids d'acide borique et même quantité de salpêtre.
Traitement des papiers PHOTOGRAPmQUES. — Dans une maison importante, il peut être rémunérateur de traiter les rognures de papier, les épreuves manquées, etc.