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AGRANDISSEMENT SUR PAPIER

Caractère des phototypes a agrandir. — Ils doivent être bien venus dans les ombres, bien détaillés, ne pas présenter d'oppositions trop fortes, posséder une intensité légèrement en dessous de la normale et enfin être dépourvus de toute colorat'on.

Surfaces sensibles à ewpfoi/er. — En laissant de côté le procédé au charbon dont nous avons donné déjà la description, nous n'aurons à parler que des agrandissements sur papier et sur plaque; suivant le but que l'on cherche, on aura à employer l'un ou l'autre de ces supports.

Épreuve unique. — Dans ce cas, on fait directement l'agrandissement sur papier d'après le négatif.

Épreuves multiples. — Il est plrs avantageux, dans celte hypothèse, de i'aire un positif sur veire puis d'agrandir cehii-ci sur plaque à la taille voulue et de tirer les épreuves par contact. Ce procédé est plus expéditif et permet de ne faire qu'une retouché sur le négatif agrandi au lieu de la faire sur chaque épreuve.

Papier au gélatino- bromure d'argent. — Ce papier, doué d'une rapidité assez grande et d'un ton qui imite assez bien le papier au platine, est éminemment propre pour faire des agrandissements; aussi est-il employé généralement. On reconnaît le côté sensibilisé parce fait que la feuille a toujours une tendance à se rouler la couche en dedans ; le loucher avec le doigl légèrement humecté permet également d'éviter toute erreur; en effet le papier colle au doigt du côté de la couche.

La disposition de la feuille de papier au gélatinobromure est assez délicate à faire. La plupart du temps, on effectue lamise au point sur une planchette bien dressée et recouverte de papier blanc. On fixe en-

DES nÉDUCTIONS

suite la feuille au moyen de punaises. Pour la placer convenablement, il est bon de tracer sur la planche une série de rectang-les qui correspondent aux divers formats de papier. Ces rectangles doivent être dessinés en hauteur et en largeur pour n'avoir qu'à mettre le papier dans un sens ou dans l'autre d'après le sens même du phototype original. Grâce à ce dispositif élémentaire, on pourra placer exactement le papier dans la position voulue.

Nous employons à la Salpêtrière un autre dispositif qui nous réussit très bien et qui permet d'opérer plus rapidement encore. Nous avons un grand châssis vertical, monté sur coulisses. L'avant de ce châssis, constitué par une glace absolument sans défauts, peut s'abaisser pour permettre de placer le papier sensible contre celle-ci. Une planchette de pression immobilise la feuille et l'applique énergiquement contre la glace; on relève le tout et l'on procède à l'exposition.

Nous ne pouvons donner aucune indication précise sur la durée du temps de pose à réaliser, celui-ci dépendant de l'intensité de la lumière, de la transparence du phototype, du diaphragme employé et enfin de

l'agrandissement cherché. Connaissantles modifications apportées à la pose par l'emploi d'un diaphragme ou d'un autre, par la taille de l'agrandissement et supposant la lumière identique, il y aura toujours une incertitude qui proviendra de la transparence du phototype et surtout de sa coloration.

Dès que le phototype a une coloration jaune, si faible qu'elle soit, la durée d'exposition se trouve notablement augmentée.

Nous croyons qu'il est toujours prudentde faire une première exposition sur un fragment de papier et de le développer pour voir si l'exposition donnée est sa-

PAPIER AU GÉLATINO-BROMURE d'aRGENT

lisfaisante. On corrigera le temps de pose, si cela est nécessaire et l'on procédera alors à la pose définitive.

Si l'on veut faire des épreuves dégradées, il suffira d'interposer en avant de l'image un écran en carton percé d'une ouverture convenable ; pour obtenir un dégradé bien fondu, il sera bon d'agiter constamment cet écran.

Le développement s'effectuera par l'un des révélateurs que nous avons étudiés, à l'exception de l'acide pyrogallique qui pourrait jaunir le papier.

Le sulfate de fer est employé fréquemment ; on se sert également de bains d'hjdroquinone et d'iconogène. Pour notre part, nous préférons le développement au métol et à l'hydroquinone qui nous a donné entière satisfaction. Quel que soit le développement adopté, il sera bon, croyons-nous, de faire un développement rationnel et de ne pas employer de suite un bain au maximum d'énergie.

Lorsque l'on emploiera le bain de fer, il faudra, après le développement. plonger l'épreuve dans le bain suivant :

Acide citrique 20

Ce bain a pour but d'éliminer complètement l'oxalate de chaux qui aurait pu se produire pendant le lavage.

Le passage au bain d'alun après le fixage est également recommandé pour éclaircir l'image et donner delà solidité à la couche de gélatine. Le séchage se fait de plus dans de meilleures conditions, car l'on peut éponger les épreuves sans inconvénients.

Le passage à l'alun devra être supprimé lorsque l'on voudra faire des retouches chimiques.

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