OBTURATEUR LONDE ET DESSOUUEIX
est démasquée dès le début dans son entier. Mettre ce type d'obturateur en avant ou en arrière de l'objeclif amènerait fatalement une tache centrale par suite de la surexposition de l'imag-e en cette partie.
Formes de l'ouverture. — L'ouverture de la lamelle de l'obturateur doit être faite de la manière suivante :
Obturateurs à guillotine. — Ouverture rectangulaire.
Obturateurs circulaires. — Ouverture en forme de secteur.
Obturateurs centraux. — Ouverture circulaire. On réalise aujourd'hui très bien cette forme d'ouverture au moyen d'un dispositif analog-ue au diaphrag-me-iris.
Dimensions de l'ouverture. — Lorsque l'obturateur fonctionne devant ou derrière l'objectif, son ouverture ne doit jamais être inférieure au diamètre des lentilles, car on supprimerait des rayons et l'on n'utiliserait pas tout le pouvoir lumineux de l'objectif. Pour les mêmes raisons, lorsque l'on opérera dans l'objectif, l'ouverture ne devra jamais être inférieure au plus grand diaphragme fixe.
Ce diamètre minimum de l'ouverture est généralement admis. Par contre, il y a toujours intérêt à avoir des dimensions d'ouvertures supérieures, car l'admission de la lumière se fait dans de meilleures conditions, les temps d'ouverture et de fermeture diminuant d'autant plus que les dimensions de l'ouverture aug-mentcnt. Mais en pratique on est vite arrêté dans cette voie par l'aug-mentation des dimensions de l'appareil qui en est la conséquence naturelle, et parla difficulté que l'on rencontre à faire passer une ouverture aussi grande en un temps suffisamment court.
En général, donc, dans les obturateurs portatifs, la dimension de l'ouverture de la lamelle est rarement A. LoNDE, Photographie. 6
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supérieure au diamètre des lentilles ou du plus grand diaphragme suivant l'emplacement de l'appareil.
Obturateurs Londe et Dessoudeix. — Nous avons été conduit, par suite de nos travaux spéciaux, à nous occuper de la question des obturateurs à l'époque où ces instruments étaient encore peu utilisés dans la pratique photographique. Les problèmes intéressants que nous pensions pouvoir aborder dans notre laboratoire de la Salpêtrière avec un obturateur rationnellement établi nous ont décidé à créer un type répondant aux services que nous attendions de lui. Nous avons trouvé en la personne de M. Dessoudeix un constructeur hardi et habile qui, après avoir établi les instruments dont nous avions besoin, a fondé une maison spéciale pour la fabrication de ces appareils qui ont été justement appréciés par les amateurs. Notre obturateur a du reste été copié et imité fréquemment, et c'est, à notre avis, la meilleure consécration du succès. Mais ces imitateurs n'ont pu arriver au degré de précision qui est atteint dans la maison Dessoudeix. Il faut en effet un matériel important et des outils spéciaux pour arriver, comme l'a fait M. Dessoudeix, à une fabrication de précision dans laquelle toutes les pièces de l'obturateur sont faites mécaniquement et sont interchangeables. C'est une justice à rendre à notre collaborateur que de faire savoir qu'il a été le premier à introduire dans la fabrication des obturateurs un tel degré de précision (i).
(1) M. Dessoudeix, dont la santé avait été ébranlée par son labeur opiniâtre, a dû, plutôt qu'il ne l'aurait voulu, céder sa maison et prendre bien à regret sa retraite. Son successeur. M. Bazin, ingénieur des Arts et Manufactures, avec le concours de M. Lucien Leroy, a continué les traditions de son prédécesseur et crée divers appareils donl nous aurons à parler par la snite.