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VII. — Des pellicules photographiques

Les préparations photographiques sont étendues généralement sur des plaques de verre qui, à la planité, joignent l'avantage d'une transparence complète.

Malheureusement elles ont deux inconvénients très sérieux, ce sont le poids et la fragihté. Maintenant que l'appareil photographique est le compagnon habituel du touriste, du voyageur, de l'explorateur, ces deux inconvénients ne peuvent pas être passés sous silence, car le poids devient un obstacle sérieux pour les transports lointains et la fragilité fait que de nombreux documents peuvent être anéantis en un instant, par suite d'une chute ou d'un choc un peu violent.

On comprend l'importance qu'il y aurait à remplacer le verre par un autre support léger et incassable .

A l'heure actuelle, on trouve dans le commerce un certain nombre de pellicules qui peuvent lutter avec avantage contre les plaques.

Les premiers essais de ce genre remontent déjà loin et l'on paraît avoir renoncé à l'emploi du papier ciré comme support à cause de son grain qu'il est difficile de supprimer entièrement et qui nuit à la pureté des images. On a bien proposé de ne se servir du papier que comme support provisoire et dereporter ensuite le cliché sur gélatine. Cette manière de faire, qui peut donner d'excellents résultats dans des mains habiles, ne doit pas plaire à l'amateur qui se voit dans la nécessité» un fois le cliché terminé, d'exécuter de nouvélles opérations très déhcates dans lesquelles, par un faux mouvement, il peut annihiler tout son travail antérieur.

A priori donc, les pellicules qui se traitent comme les

DES PRÉPARATIONS SENSIBLES

plaques et ne demandent aucun traitement subséquent paraissent devoir être préférées.

Parmi ces pellicules, les unes sont constituées par de la gélatine et les autres par du celluloïd.

La gélatine destinée à servir de support doit être préparée de façon à devenir inextensible. Le plus souvent on utilise la propriété du bichromate de potasse, combiné à la gélatine, de rendre celle-ci absolument insoluble, sous l'influence de la lumière. Le bichromate éliminé, on obtient un support d'excellente qualité. C'est ainsi, croyons-nous, que les pellicules Planclion sont préparées.

Comme support, le celluloïd, dont l'emploi a été préconisé en France par notre collègue M. David, paraît devoir être très apprécié et actuellement bien des pellicules sont faites avec ce produit.

Des inconvénients des pellicules. — Les pellicules, si elles suppriment le poids, le volume et le danger de cass3, ne sont pas cependant à l'abri d'une critique impartiale. Leur principal défaut résulte de la difficulté que l'on trouve à les maintenir suffisamment planes dans le châssis négatif. C'est là une critique sérieuse, car la non-planité de la surface sensible entraine des flous préjudiciables à la netteté de l'image. Aussi a-t-on présenté de nombreux systèmes pour tendre les pellicules. Tous sont plus ou moins comphqués, et ne donnent que des résultats incomplets. Leplus parfait, cependant, qui ait été réalisé à notre avis est le stirator de Dessoudeix, qui donnait une tension parfaite mais avait le défaut d'être un peu lourd.

Un autre inconvénient non moins sérieux résulte de la constitution de la peUicule qui tend à se rouler

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