ESSAI DES PLAQUES
et la moindre (lifférence de sensibilité est indiquée.
Mode opératoire. — On met dans un même châssis nég-atif les deux plaques à essayer ; on photographie alors un sujet uniformément éclairé, de façon à avoir le même éclairag-e sur chacune d'elles; ou bien on photographie un sujet quelconque en posant les deux plaques mises dans des châssis séparés. Dans cette seconde hypothèse, qui évite le coupage des plaques, il faut opérer aussi rapidement que possible, de façon à ce que les conditions d'expérience soient identiques. On évitera, en particulier, d'opérer lorsque les nuages viennent constamment modifier la lumière.
On fera les deux épreuves instantanément avec la même vitesse d'obturateur.
L'expérience est très concluante avec des poses très courtes parce qu'à cette limite les moindres différences sont sensibles; c'est pour cette raison que nous opérons toujours avec le maximum de vitesse et avec un
diaphragme d'au moins --. De cette manière, nous
avons une pose notoirement trop courte et on n'éprouve aucune difîîculté à distinguer la plaque qui a donné la meilleure image et qui, par suite, est la plus sensible (i ).
Il est bien entendu que les plaques doivent être développées, comme précédemment, dans le même bain et rigoureusement pendant le même temps.
Méthode Warnercke. — On se sert d'une sorte de
(1) L'esprit fie cette méthode consiste h tâcher d'opérer dans des conditions telles que l'une des plnques In plus sonsitile puisse donner une image plus ou moins salislaisanle, tandis que la moins sensible ne donnera rien ou presque rien. On devra donc rèf^ler In durée d'exposition et l'ouverture du diaphragme d'après l'éclairage existant au moment de l'opération.
DES PRÉPARATIONS SENSIBLES
table de Pylhag-ore formée par des cases d'opacité, croissante et portant chacune an numéro d'ordre absolument opaque. Ce sensitomètre étant placé sur la plaque, on expose pendant un temps donné à une distance toujours la même d'une source de lumière également déterminée. La sensibilité de la plaque est donnée par le dernier numéro perceptible sur la plaque.
C'est ainsi que les plaques les plus rapides connues actuellement marquent 25 au sensitomètre de Warnercke. L'auteur prend comme source de lumière une plaque phosphorescente qu'il a illuminée au préalable par la combustion d'un fil de magnésium de longueur déterminée.
Nous n'accordons aucune valeur à cette source de lumière, qui peut être fort variable suivant la nature, des substances phosphorescentes employées.
La confection des écrans translucides a prêté également à certaines critiques, à cause de la difficulté que l'on peut rencontrer à les obtenir identiques. Ceci empêche évidemment la comparaison des résultats obtenus par divers opérateurs avec des appareils qui peuvent n'être pas semblables. Mais, en ce qui concerne les expériences faites par un même opérateur avec le même sensitomètre, et en se servant d'une source de lumière constante, les résultats peuvent être très approchés dans la pratique.
MÉTHODE DU Congrès. — Cette méthode offre beaucoup d'analogie avec celle que nous avons décrite précédemment, mais elle nécessite un matériel spécial assez coûteux : la lampe étalon, le châssis pour exposer la plaque par bandes successives, et enfin une échelle de teintes spéciales qui permet d'apprécier la valeur