DU CHOIX DES PLAQUES
B et F sont également sensibles. On s'en assurera du reste facilement en examinant les deux échelles qui suivront exactement une marche parallèle dans l'ordre des intensités.
^ Pour apprécier l'écart de sensibilité entre deux plaques, il suffira de comparer les teintes des échelles de façon à trouver les teintes équivalentes. Si, par exemple^ on trouve égales dans deux échelles la bande 3 et la bande 6, on sait que, pour obtenir la même action photographique, il faudra poser 3 dans un cas et 6 dans l'autre, c'est-à-dire le double. La première plaque est donc moitié plus rapide que la' seconde.
Observations. — Cette méthode, que nous avons indiquée il y a plusieurs années, donne, au point de vue pratique, des résultats très précis à condition d'observer certaines conditions indispensables.
1° Choix de la lumière. — Comme les opérations concernant l'exposition se font rigoureusement en même temps pour toutes les plaques en expérience, il n'est pas nécessaire d'avoir une source de lumière étalon absolument constante. Il suffit qu'elle soit assez régulière pour ne pas présenter de variations appréciables pendant la durée de l'expérience, qui ne dépasse pas d'ailleurs quelques instants.
Le mieux est de prendre une bougie de bonne marque et de ne commencer l'expérience que lorsque celle-ci est en pleine marche.
On peut employer aussi avec avantage la lampe à l'acétate d'amyle indiquée par le Congrès de 1889, ou tout simplement une lampe à essence dont on réglera la hauteur de la flamme.
Durée d'exposition. — Les temps de pose doivent être rigoureusement égaux entre eux. Aussi, au lieu
DES PRÉPARATIONS SKNSIBLES
de compter par secondes, ce qui est assez délicat, on peut opérer en prenant des intervalles plus long-s, cinq ou dix secondes, ce qui évitera les erreurs. Dans ce cas il faudra s'éloig-ner de la source lumineuse. Du reste, chaque opérateur, d'après la source de lumière employée, d'après le temps de pose adopté, et d'après la sensibilité des plaques, devra rég-ler la distance à laquelle il opérera. Il faut, autant que possible, n'avoir une impression avec la plaque la plus sensible qu'à la deuxième ou troisième bande de l'échelle.
Il nous a paru avantag-eux de laisser une bande non impressionnée à l'extrémité de l'échelle. L'examen de cette bande permet de voir si les plaques sont voilées ou non.
Comme bain de développement, nous préférons employer l'oxalate ferreux, qui permet d'opérer tou- 'jours d'une manière identique.
Deuxième procédé. — Ce procédé consiste à poser, à la chambre noire et d'une manière identique, les deux plaques à essayer et à les développer simultanément dans un môme bain et pendant le même temps.
Nous appliquons principalement ce procédé pour comparer deux plaques entre elles.
Pour avoir toute la précision désirable, il est indispensable de faire ces expériences avec des poses très courtes, et ceci en application de la loi de Janssen sur l'action croissante de la lumière sur les préparations sensibles.
Avec des poses un peu long-ues, la plaque la plus sensible pourrait arriver à la période de surexposition et donner une intensité moindre : ce qui entraînerait fatalement une erreur d'appréciation.
Avec des poses très courtes, il n'en est plus de même