DES FACTEURS CHIMIQUES
Le tableau de la pag-e 174 donne les coefficients de sensibilité des diverses couches sensibles.
2° De l'énergie du révélateur.— L'énerg-ie propre du révélateur a une inlluence indiscutable sur la durée d'exposition ; plus elle sera grande et plus on pourra la diminuer et inversement. Malheureusement la détermination de Ténerg-ie d'un révélateur est une question bien délicate, celle-ci provenant non seulement de de la composition chimique du révélateur mais de sa température, de sa durée d'action, quelquefois même de la manière dont les constituants auront été mélangés les uns aux autres ou du moment précis de leur action sur la plaque.
D'ailleurs, en pratique, nous croyons qu'il est plus sag-e, surtout pour le débutant, de s'en tenir à un révélateur unique dont il arrivera à être maître rapidement; par suite, l'énerg-ie propre du révélateur n'aura plus la même importance. D'ailleurs, au lieu de régler la durée d'exposition en voulant faire intervenir comme coefficient cette énergie du révélateur, il est reconnu maintenant qu'il est préférable, le temps de pose étant d'ailleurs déterminé par les autres coefficients, de conduire le développement, quel qu'il soit, d'une manière rationnelle, ce qui permet de compenser les erreurs d'exposition inévitables dans la pratique.
Du halo photographique.
Le halo photographique est dû principalement à la réflexion des rayons lumineux sur la surface postérieure du verre qui porte les préparations sensibles et il cause autour des objets brillants, à la ligne de démarcation des parties très éclairées et très sombres d'un sujet, des auréoles ou des estompages d'un effet déplorable.
DÉTERMINATION DU TEMPS DE POSE
On éliminera ce halo en mettant derrière la plaque une substance dont l'indice de réfraction se rapproche de celui du verre.
M. A. Cornu prépare un mélange de six volumes d'essence de girofle et d'un volume d'essence de térébenthine. Dans ce mélange, s'il est bien réalisé, une petite lame de verre devient presque invisible. On incorpore alors du noir de fumée, de façon à faire une pâte qui sert à endu're le dos des plaques avec un pinceau ou une touffe de coton.
Procédé Henry frères. — On recouvre le dos de la plaque d'une couche de collodion normal contenant une petite quantité de chrysoïdine. Ce vernis, d'un indice de réfraction peu différent de celui du verre, supprime complètement le halo. Il est du reste employé par les auteurs pour l'exécution des clichés de la carte du Ciel. Il ne gêne en rien l'opération du développement.
On pourra également employer des substances qui absorbent les rayons actiniques et qui empêchent la réflexion à la face postérieure du verre. Des solutions de gélatine, de sucre additionné de terre de Sienne, de carmin ou d'autres matières colorantes répondent parfaitement à ce but.
Une des meilleures formules a été indiquée par M. Drouet. — L'auteur prépare à sec le mélange suivant.
Ocre rouge ordinaire 100 gr.
Dextrine 50 gr.
Il ajoute alors :
Eau 50 à 5b"
Glycérine 5«
La pâte obtenue est appliquée au pinceau sur le dos de la plaque, on fait sécher dans l'obscurité. —