‹ Aidemémoire de mécanique pratique (volume 2)Chapitre 52 sur 197 · ROUES A PALETTES PLANES · texte numérisé non relu

ROUES A PALETTES PLANES

L’expérience directe, faite avec le frein, a donné le même résultat.

Les quatre exemples que nous venons de donner sont relatifs aux roues sur lesquelles ont été faites les expériences relatées dans le mémoire déj;\ cité, et qui ont servi à établir la formule pratique ci-dessus.

126. Comparaison de l’effet utile au travail absolu du moteur. La comparaison de l’effet utile de la roue au travail absolu du moteur montre que le rapport de ces quantités est pour

la roue de la fonderie de Toulouse, où la hauteur h

n’était qu’environ £ de la chute totale 0.40 h 0.45

la roue de la sécher ic artificielle de la poudrerie

de Metz, où h était £ de la chute totale 0.42 h 0.49

la roue de la manufacture d’armes de Chàtellerault, où h était § environ de la chute totale. . . 0.47

la roue de l’atelier des meules de Baccarat , où h

était £ de la chute totale 0 55

Ce qui prouve que ces roues utilisent une portion d’autant plus grande du travail moteur que l’eau est prise plus près du niveau.

127. Roues a palettes planbs, emboîtées dans un coursier circulaire sur toute la hauteur de la chute, et recevant l’eau par une vanne en déversoir. Les meilleures roues à palettes planes sont celles qui, exactement emboîtées, sur toute la hauteur de

la chute, dans un coursier circulaire, où elles n’ont qu’un jeu de quelques millimètres , reçoivent l’eau par une vanne en déversoir placée le plus près possible de la circonférence.

Toutes les fois que le volume d’eau admis dans chaque auget n’excédera pas la moitié ou les deux tiers de sa capacité, et que la vitesse de la circonférence de la roue n’égalera pas ou ne surpassera pas de beaucoup celle de l’eau affluente, l’effet utile sera représenté,

BOUES HYDRAULIQUES

à moins de ^ près, par la formule pratique suivante, déduite de plusieurs séries d’expériences faites sur deux grandes roues de côté, l’une de la force de 12 chevaux, et l’autre de celle de 25 chevaux, établies à la cristallerie de Baccarat (Meurllie): Pu = 797 Q [h, -f (V cosa — v) u]1"1.

Cette formule revient évidemment à la règle pratique donnée pour les roues précédentes , sauf le seul changement du multiplicateur 750, qui, pour le cas actuel, devient 797.

Elle montre l’avantage que l’on trouve à disposer la vanne en déversoir; mais c’est ce qui est rendu encore plus évident par la comparaison de l’effet utile au travail absolu du moteur : car le rapport de ces quantités s’élève, dans ce dernier cas, à 0.65 ou à 0.70 environ, tandis qu’il n’était, pour les roues précédentes, que de 0.55 au plus*.

Premier exemple. Quel est l’effet utile de la roue à aubes planes de l’atelier des tours de la cristallerie de Baccarat, dans les circonstances suivantes :

Largeur de l’orifice en déversoir 3m .90

Hauteur du niveau général du réservoir au-dessus de

la vanne Om .175

Volume d’eau dépensé en 1" 0mc.493

Chute totale.. 2m . 056

On a de plus

h= lm.935, Vcosa=lm.033, v = 0.728.

On trouve, pour l’effet utile cherché ,

Pu =797 X 0mc.493 ( lm.935 -■- * ^ ' --X0m.728j =769k"\

L’expérience directe faite avec le frein a donné 748ta. La chute totale étant de 2m.056, le rapport de l’effet utile au travail absolu

du moteur est — — - =0.758.

Deuxième exemple. Quel est l’effet utile de la roue à aubes planes de l’atelier des meules de la cristallerie de Baccarat, dans les circonstances suivantes ?

* Voyez le Mémoire cité, chapitres iv et v, pages 42 à 65.

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