ÉTABLISSEMENT DES HOUES A PALETTES PLANES
la moitié ou des deux tiers de leur capacité. Dans les proportions ordinaires cet abaissement sera compris entre 0"'.l5 et 0n,.25.
io7. Canal de fuite. Pour les roues à aubes courbes et à augets , il conviendra d’élargir le canal de fuite en aval de la roue pour faciliter le dégorgement des eaux.
Pour les roues à aubes planes emboîtées dans les coursiers circulaires, et qui doivent marcher à des vitesses supérieures à lm.00 en 1" à la circonférence, on prolongera les joues du coursier, avec le môme écartement, à quelques mètres au delà de la verticale de l’axe de la roue. On lui donnera une pente réglée par la formule du n° 60, et telle que l’eau puisse y conserver une vitesse moyenne U égale à celle avec laquelle elle quitte la roue.
Cette disposition a pour but de profiter de la force vive que possède l’eau quand elle quitte la roue pour dégager celle-ci des eaux d’aval, et d’éloigner le remous qui se forme à sa rencontre avec le liquide contenu dans le canal de fuite.
Un peu plus loin on augmentera la profondeur et la largeur du canal de fuite autant que les circonstances locales et l’économie le permettront, pour diminuer sa pente et par conséquent la perte de chute qu’elle occasionne.
188. Cas ou l’on est exposé a de hautes eaux d’aval. Lorsque la roue sera exposée à être fréquemment noyée par de hautes eaux d’aval, on devra tenir le fond du coursier des roues à aubes planes ou courbes et des roues à augets à une hauteur telle, que les chômages ne soient pas trop longs. La connaissance des localités indiquera ce qu’il faudra dans chaque cas sacrifier ainsi de la chute disponible.
Cette circonstance devra souvent déterminer à préférer les turbines à toutes les autres roues hydrauliques.
Iü9. Roues a palettes planes, emboîtées dans des coursiers circulaires. L’expérience, ainsi que la théorie, montrant que ces roues fonctionnent plus avantageusement quand elles reçoivent l’eau par des orifices en déversoir, on adoptera une vanne de ce genre, qu’on placera le plus près possible de la circonférence extérieure de la roue. Le rayon de cette circonférence ne
RODES HYDRAULIQUES
devra jamais être moindre que la hauteur totale de la chute. Sauf cette condition, on pourra le déterminer d’après des considérations particulières à l’usine et le nombre de tours que 1 ’on voudra faire faire à la roue en 1'.
II convient que celte vanne s’abaisse de 0n,.20 à O1”, 25 audessous du niveau général du réservoir. Cet abaissement étant fixe, on déterminera, d’après la règle du n° 49, la rencontre du filet moyen avec la circonférence extérieure de la roue.
La vitesse d’arrivée V de l’eau sur la roue sera la vitesse due à la hauteur du point de rencontre, ci-dessus déterminé , audessous du niveau du réservoir. Sa direction, et l’angle a qu’elle forme avec la tangente à la circonférence extérieure de la roue en ce même point, s’obtiendront par le tracé des tangentes à la parabole décrite par le filet moyen, et à la circônférence à leur point de rencontre (49).
La vitesse v de la roue peut varier depuis 0=0.30 V jusqu’à v = V sans inconvénient ; mais, pour la facilité de l’introduction de l’eau, il convient que la vitesse de ce liquide excède notablement celle de la roue, et l’on fera
D’après cela, dans la formule pratique (n° 127) des roues de côté avec vanne en déversoir,
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les quantités h, V, v, cos a, seront connues ; il ne restera plus que l’effet utile P« ou le volume d’eau à déterminer.
11 peut se présenter deux cas dans les applications : le premier est celui où la force que la roue doit avoir, ou l’effet utile qu’elle doit transmettre , est donné; il faut alors déterminer le volume d’eau à dépenser en 1".
Le deuxième est celui où, le volume d’eau Q dont on peut disposer étant donne, on veut déterminer la force ou l’effet utile de la roue.