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ÉTABLISSEMENT DES USINES ET DES MOTEURS HYDRAULIQUES

149. Canal d’ arrivée. On calculera les dimensions qu’il convient de donner au canal d’arrivée par les règles des n°’ oi cl suivants de manière à ne laisser prendre à l’eau qu’une vitesse de fond qui ne puisse pas altérer le sol , et l’on devra donner à ce canal une section transversale au moins égale à 10 ou 12 fois celle de l’orifice à sa plus grande ouverture.

IdO. Étang ou réservoir. Si les moteurs doivent travailler par intermittences, et que les localités ainsi que les droits de l’usine le permettent, il sera avantageux d’établir le plus près possible un étang ou réservoir destiné à réunir et à conserver les eaux. Ces étangs servent aussi en temps de sécheresse à accumuler les eaux de la nuit et des intermittences du travail pour travailler par éclusées quand on en a le droit. L’amplitude des variations du niveau étant d’autant moindre que la superficie du réservoir est plus considérable, il conviendra de lui donner la plus grande superficie que permettent les localités et l’économie.

lui. Vannes de prise d’eau et de garde. Les canaux d’usines doivent être munis à leur origine de vannes qui servent à la fois à régler le volume d’eau qu’ils débitent, à empêcher l’arrivée des corps étrangers et à les mettre à l’abri des crues. Ces vannages sont toujours verticaux , et afin qu’ils n’occasionnent pas en temps d’eaux basses ou ordinaires une dénivellation trop sensible entre le réservoir supérieur et le canal, ils doivent démasquer de larges orifices que l’on calculera en conséquence.

io2. Vannes des moteurs hydrauliques. Pour diminuer, autant que possible, la perte de vitesse ou de force vive qu’occasionne toujours la présence des coursiers qui conduisent l’eau depuis l’orifice jusqu’à la roue, il faut disposer cet orifice et ses

ROUES HYDRAULIQUES

bonis île façon que la contraction y soit aussi faible que possible. A cet effet, les orifices avec charge sur le sommet devront avoir leur seuil et leurs côtés dans le prolongement du fond ou des côtés du réservoir, ou raccordés avec ses parois par des contours arrondis.

La vanne sera inclinée , s’il se peut , à 1 de base sur t ou 2 de hauteur.

L’orifice sera placé aussi près que possible de la roue, pour diminuer la longueur du coursier.

Les orifices en déversoir devront être placés immédiatement auprès de la roue.

lo3. Pente du coursier. La pente du coursier , placé entre l’orifice et la roue, devra être ^ à s’il est très-court, et s’il est long on la réglera par les formules des numéros al et suivants.

l 'ô'i. Jeu de la roue. Lorsque les roues devront être emboîtées dans un coursier circulaire, il conviendra que ce coursier soit construit en pierre de taille dans la partie que parcourent les aubes , et que la roue n’ait sur le fond et les côtés que le jeu strictement nécessaire pour la facilité du mouvement ; 4 ou 5 millimètres suffiront.

lîîlî. Ressaut du coursier sous la roue. Pour les roues à aubes courbes, il conviendra de ménager en aval de la verticale passant par l’axe de la roue un ressaut de Om.33 à 0"‘.40 au moins, et plus, s’il se peut, pour faciliter le dégorgement des eaux. Le sommet de ce ressaut sera placé au niveau des eaux moyennes.

loG. Coursier des roues a aubes planes. Pour les roues à aubes planes emboîtées dans un coursier circulaire, il conviendra de placer le fond de ce coursier au-dessous du niveau des eaux du canal de fuite, d’une quantité à peu près égale à la hauteur que l’eau occupe sous l’axe entre deux aubes consécutives.

On sc rappellera que les augets, ou le volume compris entre deux aubes consécutives, ne doivent pas être remplis au delà de

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