ÉTABLISSEMENT DES ROUES A AÜGBTS
ne le suppose, et l’eau n’entrera pas moins dans les augels. Seulement la perte de force vive produite par le choc sera un peu plus grande.
En général, il ne conviendra guère de démasquer plus de deux orifices, car on risquerait alors de remplir les augets au delà de la moitié de leur capacité.
II convient que les vannages de ce genre soient exécutés en fonte, pour que l’épaisseur des cloisons directrices soit réduite àOn\ 010 ouOm. 015. On les consolidera et on leur donnera la rigidité nécessaire par des diaphragmes ou nervures espacées de 0m. 80 environ.
Si la vanne est en fonte, ce qui n’est pas nécessaire, on sera obligé de l’équilibrer par des contre-poids.
Pour la facilité de l’exécution et pour assurer la rectitude du plan suivant lequel la vanne sera guidée, il faudra ménager aux portions de la tête d’eau sur lesquelles elle devra glisser une saillie de quelques millimètres sur le plan des bords des cloisons directrices et de leurs diaphragmes. On dressera ces saillies dans un même plan.
La vitesse v=0. 66 Y, adoptée ci-dessus pour celle delà roue, devra être la plus petite de toutes celles qu’elle puisse prendre.
Ces vannages permettent de prendre l’eau à des niveaux trèsdifférents : mais on devra néanmoins tâcher de restreindre ces variations à 0m.60 au plus, et l’on n’adoptera celte disposition que dans le cas indiqué. Les sujétions qu’elle entraîne doivent engager à ne l’employer que quand elle est tout à fait nécessaire.
Après avoir ainsi fixé les directions des cloisons directrices pour trois orifices, on les terminera inférieurement à 0'”.01 de la circonférence de la roue, et supérieurement à un plan incliné qui leur laisse des longueurs suffisantes pour assurer la direction de la veine fluide, comme il a été dit plus haut.
Ce plan déterminera la direction des coulisses et des guides destinés à conduire la vanne inclinée, qui, en s’abaissant, laissera passer l'eau dans l’un ou l’autre des orifices.
102. Observation relative a l’introduction de l’eau. Ce mode d’introduction de l’eau offre quelquefois l’inconvénient que l’eau affluentc gêne et empêche l’échappement de l’air contenu
HOUES HYDRAULIQUES
dans les augets, qui alors, ne peuvent se remplir. On remédiera à ce défaut en laissant une ouverlure à chaque auget dans l’intérieur de la roue. A cet effet, l’on prolongera la face intérieure au-dessus du fond de l’auget précédent de 0m.10 environ, en laissant à l’air un passage de 0m.02 à au plus. C’est ce qu’indique la figure 38.
195. Largeur de l'orifice. Pour établir une roue de force donnée, on essayera d’abord de régler la dépense d’eau, et par suite la largeur des orifices, de façon qu’il n’y en ait qu’un seul démasqué à la fois.
A cet effet, on calculera d’abord le volume d’eau à dépenser par l’orifice supérieur, par la formule et la règle du n- 186, par laquelle on connaît V, v, a et h, ainsi que Pu ou l’effet utile du moteur; puis on calculera la largeur L de l’orifice par la formule
- 0.75E y/2ÿH ’
dans laquelle
E sera la longueur de la perpendiculaire abaissée du bord supérieur de la vanne ou de la deuxième cloison sur la première cloison directrice opposée,
II la hauteur du niveau moyen des eaux au-dessus du milieu de cette ligne.
Si celte largeur n’est pas démesurée, et si les localités permettent de l’adopter, on la conservera pour la dimension définitive donner à l’orifice dans le sens parallèle à l’axe.
Si au contraire elle est trop grande, on admettra que l’orifice suivant soit démasqué en toutou en partie; et en appelant E' la perpendiculaire abaissée du sommet de la vanne sur la deuxième cloison,
H' la hauteur du niveau au-dessus du milieu de cette perpendiculaire, on calculera la largeur L de l’orifice par la formule