DES PRINCIPALES
Des courroies.
524. On emploie souvent, pour transmettre le mouvement d'un axe de rotation à un autre qui en est éloigné, des courroies en cuir corroyé noir passant sur des poulies ou tambours. La théorie et l’expérience montrent * :
1° Que, quand ces courroies sont convenablement tendues, elles ne glissent point et transmettent la vitesse dans un rapport constant et inverse de celui des diamètres des tambours ;
2“ Que, dans la transmission du mouvement d’un axe à un autre par des cordes ou courroies sans fin, la somme des tensions des deux brins reste constante; de sorte que, quand le brin conducteur se surtend, le brin conduit se détend de la même quantité, et que la somme des tensions de ces deux brins est la même que quand la machine est au repos;
3" Que l’effort T nécessaire pour faire glisser sur un tambour une courroie dont la tension est t, ou une corde sur la gorge d’une poulie, est donné par la formule
logT = logl-(-0,434/-5,
expression dans laquelle les logaritlimes sont ceux des tables, et où l’on représente par
f le rapport du frottement à la pression pour les courroies et les
* Expériences «ur le frottement ites axes de rotation, sur les variations de tension et sur le frottement des courroies de transmission du mouvemcnl,etc , faites à Metz en 1834, par A. Morin, lieutenant colonel d'artillerie.
tambours, et dont la valeur devra Être prise, d’après les expériences citées, égale à
0,47 pour des courroies à l’état ordinaire d’onctuosité sur des tambours en bois,
0,50 pour des courroies neuves sur des tambours en bois,
0,28 pour des courroies à l’état ordinaire d’onctuosité sur des poulies en fonte,
0,38 pour des courroies humides sur des poulies en fonte,
0,50 pour des cordes de chauvre sur des poulies ou tambours en bois,
S l’arc embrassé à la circonférence du tambour ou de la poulie,
R le rayon du tambour ou de la poulie.
La formule précédente revient à la règle suivante :
Pour calculer la tetuioii que doit avoir le brin conducteur d'une corde ou courroie enroulée sur un tambour pour faire glisser à sa surface le brin conduit soumis à une tension donnée ,
Èlultiplicz le rapport de l'arc embrassé au rayon du tambour par 0,434 fois le rapport du frottement à la pression; ajoutez le produit au logarithme île la tension donnée du brin conduit :
La somme sera le logarithme de la tension cherchée.
Nota. Celte règle montre qu’il est inutile d’augmenter démesurément le diamètre des tambours, dans la vue d' empêcher le glissement des courroies.
Exemple. Quelle doit être la tension du brin conducteur d’une courroie de cuir qui embrasse la demi-circonférence d’un tambour en bois de 0",35 de rayon, pour faire glisser le brin conduit soumis à une tension de 50 kilogrammes ?
La formule donne
logT = log50-f 0,434 X0,47 X 3,14 = 2,33947, et par conséquent
5215. Règle et table pratique. La règle précédente exigeant l’usage des tables de logarilhines, on a calculé la table suivante, qui donne la valeur de l’effort T capable de faire glisser une corde ou courroie sur une poulie ou Limbour quand on connaît la tension l du brin à entraîner, ou la résistance à vaincre, et le rapport de l’arc de la circonférence embrassé par celte corde ou courroie à la circonférence entière, ordinairement donnée par le tracé. En nommant K le rapport de la tension T à la résistance (, on a T = K(, et l'on trouvera les valeurs de K dans la table.
RAPPORT de Tare
Valeur du rapport K.
COCRROieS
COCRROies