‹ Aidemémoire de mécanique pratiqueChapitre 69 sur 192 · O.GO · texte numérisé non relu

O.GO

326. Usage de cette table. A l’aide de ces valeurs, il est facile de calculer la tension capable de faire glisser une corde ou courroie eu surmontant une résistance donnée, ou l’effort nécessaire pour soutenir cl laisser descendre lentement un poids donné.

Premier exemple. Quelle doit être La tension du brin conducteur d’une courroie ordinaire pour faire glisser sur un tambour en bois le brin conduit dont la tension est de 50 kil. , l’arc embrassé à la surface du tambour étant d’une demi-circonférence?

La table indique pour ces données que le multiplicateur K = 4,38; on a donc

La formule du numéro (324) a donné pour le même cas T = 218^,50.

Deuxième exemple. Quel est reffort qu’un tonnelier doit exercer pour soutenir une pièce de vin qui, en glissant sur un plan incliné, exerce sur chacun des brins de la corde qui la retient une tension de 250 kil., en supposant qu’il ait fait deux tours de chaque brin autour d’un treuil à surface polie, arrêté par un cliquet?

La valeur du multiplicateur est ici K = 63,23.

On a donc pour chaque brin

ou pour les deux brins 7‘",90.

Observation. On voit par ce dernier exemple quelle facilité le frottement des cordes donne pour modérer la descente des fardeaux ; mais, dans ces manœuvres, il faut avoir grand soin d’éviter les à-coup et d’opérer avec continuité.

L’expérience a aussi montré que la résistance des courroies au glissement est indépendante de leur largeur, et qu’il n’y a pas d’avantage à augmenter cette dimension au delà de ce qui est nécessaire pour que la courroie résiste aux efforts qu’elle doit transmettre.

r27. Règles pour établir une transmission de mouvement PAR DES coBDES OU COURROIES. Pour établir une transmission de mouvement par des cordes ou courroies sans fin, il faut d’abord déterminer la quantité de travail qui devra être transmise à la poulie ou au Jamhour. En la divisant par la vitesse que doit prendre la circonférence de ce tambour, on aura l’tffort Q qui

doit être transmis par les courroies, ou une valeur approxitnative de la différence des tensions T et J ; on aura donc

On calculera ensuite la plus petite valeur que Ton puisse donner à la tension t du brin conduit, au moyen de la relation

nc=T)’

ce qui revient à la règle suivante :

Cherchez dans la table du n® 32î5 la valeur du rapport K de la tension des deux brins au moment ou ils commenceraient à glisser^ selon Vêlât et la nature des courroies et tambours; de ce nombre K retranchez Vunité, et par le reste divisez Veffort 0 à exercer à la circonférence du tambour pour vaincre la résistance :

Le quotient sera la plus faible tension que Von puisse donner au brin conduit.

Dans ce calcul, on prendra pour Q la plus grande valeur qu’il puisse atteindre en tenant compte des frottements dus aux forces autres que les tensions T et t ; et, pour être sûr que, dans les variations accidentelles de la résistance ou.de la tension, la courroie ne glissera.pas, ainsi que, pour compenser approximativement rinfluence des tensions sur le frottement de l’axe dont la formule ci-dessus fait abstraction , on augmentera d’un dixième au moins la valeur donnée pour t par la règle précédente.

Connaissant t, on aura la plus grande des deux tensions

et par suite la somme des deux tensions T -f t, dont la moitié sera, au repos, la valeur de la tension de chacun des brins.

Exemple. Quelle doit être la tension du brin conduit d’une courroie en cuir enroulée sur la demi-circonférence d’une poulie en fonte de 0*”,30 de diamètre, la résistance à vaincre à la circonférence de cette poulie étant de 35 kilogrammes?

L’arc euibrassé par la courroie en cuir, à l’état ordinaire, sur

la poulie en fonte étant 0,50 de la circonférence, on trouve dans la table K = 2.41, cl par conséquent la règle ci-dessus donne

On devra porter celte tension à 27‘“,31, et la tension du brin conducteur sera

La tension naturelle ou au repos de chacun des brins sera

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