‹ Aidemémoire général et alphabétique des ingénieurs (volume 2)Chapitre 1 sur 198 · AIDE-MÉMOIRE · texte numérisé non relu

AIDE-MÉMOIRE

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ABREUVAGE des fourneaux. La première fois que l’on met ou remet à feu un fourneau de fonderie, neuf ou refait, il absorbe de 1 à 1 { pour °/0 du métal mis en fusion.

ACIERS. L’acier ne présente rien de bien fixe dans sa composition. L’on appelle aciers toutes combinaisons d’environ 99 fer et 1 carbone, silicium ou autres métaux alliés accidentellement. Ce qui distingue surtout l’acier, c’est la propriété qu’il possède de durcir par la trempe et de se ramollir quand on le recuit, c’est-à-dire quand on le chauffe jusqu’au moment où sa surface se colore, et qu’on le laisse ensuite refroidir lentement.

L’acier est plus dur que le fer, même quand il a été refroidi lentement; mais quand on le chauffe au rouge et qu’on le plonge brusquement dans l’eau froide, il acquiert une grande dureté et devient capable de résister aux meilleures limes : cette dureté est d’autant plus grande, que la température de l’acier était plus élevée et que le refroidissement a été plus prompt. La trempe, car c’est le nom par lequel on désigne cette opération, rend l’acier plus dur, plus cassant, et moins dense.

Les effets de la trempe sont encore aujourd’hui des phénomènes que la science n’explique pas complètement. Elle durcit l’acier et elle ramollit le bronze d’une manière durable.

L’acier est blanc grisâtre; sa cassure est compacte, unie, douée de l’éclat métallique , mais à un moindre degré que celle du fer ; sa texture est grenue à grain fin , égal et serré : il ne devient jamais nerveux. Sa densité varie de 7.7 à 7.9; elle dépend du degré de martelage qui l'augmente, de la trempe qui la diminue.

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