DÉBLAIS. — DÉCLINAISON
On trouvera beaucoup d’autres méthodes dans le Traité de Charpenterie de M. le colonel Emy.
DÉBLAIS. Voyez Terrassements.
DÉCLINAISON. La déclinaison d'un astre est la distance angulaire de cet astre au plan de l'équateur. Elle est boréale ou australe, et se compte de 0. à 90°, soit du côté du nord, soit du cété du sud.
Le méridien céleste qui passe par le centre d'un astre est son cercle de déclinai ton.
La déclinaison du soleil est boréale entre le commencement du printemps et la fin de l’été, australe depuis lccommencement de l’automne jusqu’à la fin de l’hiver, nulle aux deux points équinoxiaux, la plus grande possible aux points solsticiaux pour laquelle elle est = ±:23028 environ.
On prend positivement les déclinaisons boréales et négativement les déclinaisons australes.
La déclinaison d’un astre et son ascension droite suffisent pour déterminer la position d'un point sur la sphère céleste. Elles se tirent toutes deux de la connaissance des temps. L’Annuaire du bureau des longitudes donne aussi pour tous les jours de l'année la déclinaison du soleil à midi moyen, et à défaut de la connaissance des temps, on , peut calculer son ascension droite par la méthode donnée à ce mot.
On introduit la déclinaison dans les calculs en la rapportant à » l’heure de Paris, au moment des observations; exemple ;
On a pris la hauteur du soleil à midi, par 120° de longitude occidentale, le 21 janvier, je suppose; on veut introduire la déclinaison à cet instant dans un calcul de latitude; on voit facilement qu’au moment de l’observation, on compte à Paris huit heures du soir. Or, si la déclinaison du soleil, le 21 janvier, à midi, était, par
exemple 20° 5'46"
elle 22, à la môme heure. 19«ô2'30''
La différence pour 24 heures 0°13'l 6"
ou pour 8 heures ' • . 4'25"
La déclinaison pour le moment de l’observation est donc 20°5'46" — 4'25" = 20*1 '21".
La plus grande erreur de ce procédé pourrait s’élever à 3"5.
La déclinaison et l’ascension droites des principales étoiles sont données par la planche I.
DÉCORATION. Les constructions industrielles ne comportent d’autre décoration que l’aspect qui résulte naturellement des bonnes
proportions île leur ensemble, de la simplicité des lignes et d'une certaine apparence de convenance et de solidité. Un Ici aspect s’obtient presque toujours facilement et à peu de frais lorsqu’on a satisfait d'abord aux exigences bien autrement importantes d’une bouue distribution et d'une sage économie.
L’ingénieur chargé d’un projet d’usine doit donc s’attacher avant tout à sa distribution sans se préoccuper d’abord en aucune façon de l’effet plus ou moins monumental de ses constructions. Lorsqu’il sera parvenu à distribuer l'ensemble de scs bâtiments de telle sorte que les matières premières à mettre en œuvre entrent par un point •et sortent par un autre à l’état manufacturé sans avoir parcouru deux fois un môme chemin; lorsqu’il les aura disposés de manière à rendre faciles et promptes les communications indispensables au travail, impossibles au contraire celles qui pourraient provoquer les infidélités ou les pertes de temps; lorsque le bâtiment d’administration aura été placé de manière, à satisfaire à la nécessité d’une surveillance générale de chaque instant; lorsque par des ouvertures couvennbles et sans porte à faux il aura jeté la lumière du jour avecprofusion dans les ateliers qui la réclament, lorsqu’il aura facilité, s’il y a lieu, l'éclairage de nuit, le chauffage en hner, la ventilation dans toutes les saisons, évité les chant es d’incendie et d'accidents et satisfait avec économie à toutes les conditions de convenance que, à défaut de pratique, la méditation dirigée par un sens droit et de bons conseils lui indiqueront le plus souvent; alors, dis-je, mais seulement alors il pourra songer à la décoration de l’édilicc et, l’art ai-' dant, il lui sera facile d’en masquer les vices de forme, d’en mettre les qualités en lumière et de satisfaire de proche en proche à tous les degrés de vanité de l’ordonnateur. Un soubassement fortement indique, une corniche très saillante donneront seuls à l’édilicc un certain air de majesté. A-t-il trop do hauteur, des bandeaux d'étage formés de moulures plus ou moins riches atténueront ce defaut; sa longueur est-elle excessive? l’emploi des chaînes verticales, l’exclusion des bandeaux d’étages sembleront élever la façade en lui donnant de la légèreté. Les bossages, les refends, sur les parties en pierres de taille, en mettant celles-ci en relief, satisferont à ce principe des constructeurs qui veut que la solidité soit non-seulement réelle mais encore apparente. Que si ce n’était point assez d’avoir donné à l’ensemble tous les caractères extérieurs de la force, de la simplicité, de la convenance, et fait naître ainsi dans l’esprit du spectateur l’idée que le bon goût allié à une sage modestie, que l’ordre cl l’économie régnent a l’intérieur de. l'usine; que si l’on exigeait de l’ingénieur plus d’élégance, jdus de faste, alors ses moulures deviendraient plus riches, ses chaînes verlichles seraient décorées de pilastres, ses murs de pignons recevraient des frontons triangulaires; scs hangars des arcades, ses baies porteraient des moulures, enfin un portail d’une
belle ordonnance proclamerait au dehors la richesse et le faste du propriétaire.
J’ai cherché à réunir ici les moyens à employer pour satisfaire à ces diverses exigences, en les classant aussi méthodiquement qu’il m’a été possible.
Soubassement. Tout édifice doit reposer sur un soubassement solide en réalité et même en apparence. Ce soubassement, construit en pierres de taille, s’élève ordinairement jusqu’à hauteur d’appui des lenélres du rez-de-chaussée, ou si elles sont trop élevées, jusques à tm ou 1U1.50 au-dessus du sol, selon que la hauteur totale du bâtiment est moins ou plus grande. Le parement de ce soubassement peut recevoir les mêmes moulures que le piédestal ; on peut aussi l’exhausser sur des marches, ce qui donne à l'ensemble beaucoup de majesté.
Etages, leur hauteur relative. Si les hauteurs d’étages pouvaient n’étre réglées que par des considérations de grâce et de coup d’œil, on diviserait la hauteur totale du bâtiment en un nombre de parties indiqué dans la seconde colonne et l’on donnerait à chaque étage le nombre de parties indiquées ci-dessous; le rez de-chaussée compte pour un étage.
Nombre
d’étaçcs.
Divisez la hauteur totale en