‹ Aidemémoire général et alphabétique des ingénieurs (volume 2)Chapitre 156 sur 198 · I.e rez- | de-chaussée aura · texte numérisé non relu

I.e rez- | de-chaussée aura

Le premier.

Le second.

L’altique.

20 parties

6 J parties

lô

Quand il y a un étage en partie enfoncé sous le sol, un bel étage et des mezzanines, on divise la hauteur totale en neuf parties, on en donne 1 £ au soubassement, 5 à l’étage et 2 J aux mezzanines y compris la corniche de couronnement.

Ces proportions conviennent au cas où la façade est décorée d’ordres, comme au cas où elle ne l’est pas.

Façades. Elles doivent être régulières, ou tout au moins symétriques. Les axes des vides seront donc également espacés dans chaque corps de bâtiment au moins, et si d’un côté de l’axe principal il existe une irrégularité dans cet espacement , il faudra reproduire symétriquement cette irrégularité du côté opposé, de telle sorte qu’il y ait toujours une parlaite correspondance entre le nombre, les dimensions et la position relative des parties situées à droite et à gauche du centre.

Toutes les lignes horizontales doivent être parfaitement continues d’une extrémité à l’autre et sans aucune déviation hors du plan ho-

montai qui les contient. Tous les appuis ou les linteaux des portes et des fenêtres seront donc rigoureusement à la même hauteur. Celte continuité des lignes horizontales doit même être observée entre les façades des bâtiments séparés les uns des autres, fussent-ils d'ailleurs de hauteurs différentes. '

Rapport de la hauteur à la largeur. En comptant la hauteur depuis le sol jusqu’au-dessus de la corniche, on peut donner une hauteur égale à la largeur aux façades qui ont des pignons, à celles des pa- * vidons isolés et à celles des pavillons en avant-corps; cependant ces dernières ont souvent des largeurs comprises entre j et J hauteur. Quant aux façades principales des usines, on peut porter leur largeur jusqu’à neuf fois leur hauteur. — Les façades centrales en arrière corps doivent toujours avoir plus de largeur que celles des bâtiments en avant-corps qui les flanquent.

Rapport de la largeur des pleins à celle des vides. Plus le plein est considérable par rapport au vide, plus l’édifice parait solide et grand ; il semble d’autant plus léger, au contraire, que les vides sont plus rapprochés, pourvu que ces vides aient de bonnes proportions;

j est un bon rapport moyen; plein = vide sc rencontre

fréquemment dans la construction des usines où l’accès de la lumière est souvent d’une grande importance ; plein= 3 vide est une limite vers laquelle la façade prend un aspect lourd et monotone, à moins que le bâtiment n’ait beaucoup d’étages.

Chaînes horizontales , bandeaux d'étage. Les chaînes horizontales ou bandeaux d’étages conviennent à la décoration des façades qui ont une grande hauteur par rapport à leur largeur. Lorsqu’au contraire un bâtiment est très long par rapport à sa hauteur-, il faut éviter l’emploi de ces bandeaux qui , en découpant la façade en bandes de peu de hauteur, feraient paraître la longueur encore plus grande; ce serait le cas alors d’employer les chaînes verticales.

Les bandeaux d’étages doivent avoir une hauteur égale au | ou

de la hauteur de l’étage qu’ils couronnent; .ils peuvent être ou tout unis ou ornés de quelques moulures ; dans ce dernier cas, leur saillie n’est que la moitié de leur hauteur; les moulures de la corniche des piédestaux leur conviennent assez bien. La partie prifteipale et prédominante de leur profil doit être la face verticale; ils devraient être placés à la hauteur des planchers et alors on prolongerait les jambages des fenêtres jusqu’à ces bandeaux ; mais le plus souvent on les place au niveau du bas des fenêtres et quelquefois au niveau de leur appui.

Lorsque les ouvertures d’une façade sont très rapprochées, il convient de supprimer ces bandeaux.

Chaînes verticales. Elles tendent à faire paraître les bâtiments plus

élevés qu’ils ne le sont en effet, cl conviennent dès lors à la décoration des façades dont la largeur est très grande par rapport à leur hauteur.

Les chaînes verticales doivent avoir une largeur égale au j ou ~ de la distance qui sépare les chaînes horizontales auxquelles elles aboutissent. Si les assises font harpe, les pierres saillantes sont plus longues de j que les courtes.

On peut varier beaucoup le dessin des chaînes verticales, les faire unies, les découper en refends, les transformer en pilastres auxquels on donne une saillie du £ de leur largeur en profilant autour de leur extrémité supérieure les moulures des bandeaux ou des corniches qu'ils soutiennent.

Fenêtres. On leur donne ordinairement une hauteur égale à deux fois leur largeur. Lorsque cette hauteur atteint \ largeur, la façade prend de l’élégance et de la légèreté ; elle devient lourde au contraire si ce rapport s’abaisse à J; en aucun cas il ne doit descendre au-dessous de -, excepté pour les fenêtres d’un étage en partie enfoncé sous le sol que l’on fait alors ou carrées ou plus larges que hautes. Ces règles s’appliquent également aux fenêtres cintrées et leur hauteur se compte de l’appui jusqu’au sommet du cintre. Lorsqu’on pratique à un même étage des fenêtres rectangulaires et des fenêtres cintrées, la loi de continuité des lignes horizontales exige qu’on s’efforce de placer les linteaux des premières au niveau des bandeaux d’impostes des secondes.

La largeur absolue des grandes fenêtres varie de 1".30 à i“.50 ; celle des fenêtres moyennes de t™. 10 à 1“*.20. et celle des petites de 0“.80 à t“. Il convient que l'ouverture monte à O®. 50 du plafond des logements qu’elles éclairent; leur appui intérieur se place au maximum à 0m.80 ou 1,D au-dessus du sol.

La distance entre une ouverture et l'angle d'un bâtiment isolé ou en avant-corps doit être au moins égale à celle qui sépare deux ouvertures. On peut réduire cette distance à moitié pour un bâtiment en arrière-corps.

Les pleins et les vides doivent se correspondre à plomb et bien exactement dans toute l’étendue de la façade, ce qui exige que les fenêtres aient toutes la même largeur; leur hauteur qui doit rester la même au moins pour chacun des étages peut diminuer proportionnellement à la hauteur propre de ceux-ci.

Si l’on a cru devoir faire emploi des ordres pour décorer une façade, le rapport de la hauteur à la largeur des fenêtres se règle d’après d’autres considérations : on divise alors la largeur du vide en six parties et sa hauteur est alors de onze de ces parties pour l’ordre toscan, de douze pour le dorique, de treize pour Yionique et de treize et demi pour le corinthien. La largeur du bandeau ou cham-

branle dont on les entoure doit varier aussi et diminuer à mesura que l’ordre devient plus riche; avec l’ordre toscan elle est de ’4 de la largeur du vide ; elle est de de celte largeur avec le dorique et ' l'ionique, et de ’ seulement avec le corinthien. Les moulures doivent dire celles de Varchitrare de l’ordre.

Lorsqu’on décore une fenêtre avec des colonnes il convient de -faire reposer les colonnes sur des piédestaux qui s’élèvent à la hauteur de l’appui de la fenêtre, afin d’éviter la rencontre de la tablette d’appui avec le fût des colonnes; c’est même à peu près le seul emploi convenable que l’on puisse faire des piédestaux. Les fûts des colonnes ou des pilastres doivent d’ailleurs laisser voir intact uu chambranle du \ de l’ouverture des feuétres. L’ne balustrade à jour ferme la baie entre les piédestaux.

Palustres. Les balustrades (planche Xl.ll, fig. 1) prennent alors la hauteur du dé du piédestal de l’ordre; la tablette d’appui ainsi que la base reçoivent les moulures de la corniche cl de la base du piédestal et quant aux halustres eux-mêmes ils ont des formes et des proportions très variées qu’il convient toujours de mettre en rapport avec le caractère de l’ordre. La distance entre deux halustres est ordinairement comprise entre le rayon et les J du rayon de la partie renflée ou panse, et l’on engage deux dcmi-balustres dans les dés des piédestaux.

Corniches des fenêtres. On ne doit point donner de corniches aux fenêtres du dernier étage d'un bâtiment, parce qu’elles sont suffisamment protégées par la saillie de l’entablement ; lorsque l’on donnera une corniche aux fenêtres des étages inférieurs, on peut la faire reposer immédiatement sur le bandeau ou chambranle qui entoure la baie ; mais le plus souvent elle en est séparée par une frise, et le bandeau lient alors la place de l 'architrave dans l’entablement qui se trouve ainsi complété. On divise l’épaisseur du chambranle en quatre parties; on donne trois de ces parties à la frise, cinq à la corniche et la saillie de la frise sur le nu du mur est le | de sa hauteur. Dans les bâtiments plus élégants on place au delà du chambranle une plaiebande en arrière-corps moitié moins large que lui et qui sert à placer des consoles dont le but apparent est de soutenir la corniche. Les consoles doivent descendre au moins jusqu'au niveau du dans-œuvre du linteau de la baie.

Portes. De même que pour les fenêtres, les fûts des colonnes et des pilastres devraient laisser voir intact un chambranle tout autour de la baie, mais il s’en faut bien que celte règle soit toujours observée.— La distance entre le plafond du linleau et celui de l’architrave se fait égale à une fois et demie ou à deux fois la largeur du chambranle, et la baie de la porte doit d’ailleurs avoir une hauteur qui

ne dépasse pas les ~ de l'élévation du plafond de l'architrave audessus du sol.

Quant à la hauteur des portes extérieures, si le bâtiment est décore d'ordres, Scamozzy lui donne un peu moins de deux largeurs avec le toscan et le dorique, deux largeurs exactement avec l’ionique, et un peu plus de deux largeurs avec les ordres riches. On peut au reste adopter les rapports qui ont été indiqués ci-dessus pour les fenêtres et pour leurs chambranles : leur largeur absolue se règle toujours pour les usines par les besoins du service. A l'égard des entablements qui les couronnent quelquefois, on leur donne ou - ou £ de la hauteur du vide selon que l'ordre est moins ou plus riche. Celle hauteur d’entablement est ensuite divisée en quinze parties, dont cinq sont réservées à l’architrave, quatre à la frise et six ù la corniche. Les moulures se font proportionnelles.

Moulures en général. La règle la plus sûre pour profiler de bonnes moulures lorsque l’on n’imite pas servilement les anciens, consiste à leur donner des mouvements très prononcés, à marier les moulures droites avec les courbes, à opposer des moulures extrêmement finies à de très fortes. Je donne ici les éléments constituants des moulures composées et leurs tracés.

Moulures. Le côté droit de la planche XL rappelle la forme des principales moulures; en les classant dans l'ordre alphabétique, on y distingue, savoir :

'L'astragale, petite moulure ronde dont la section a ordinairement la figure d’un demi-cercle ; quelquefois le contour de cette section forme les f ou les f d’une circonférence; l’astragale prend le nom de chapelet quand il est taillé en forme de petites boules qui ressemblent à des grains de chapelet, comme dans l’architrave et au haut de la frise de l’ordre corinthien, planche XLI.

Bossages, voyez Refends.

Cavet, quart de cercle rentrant dont la saillie est dès lors égale à la hauteur; la corniche de l'ordre dorique offre un exemple de son emploi.

Congé, courbe qui joint, par exemple, le nu de la colonne avec sa base. ,

, Denticules; membre carré recoupe par plusieurs entailles ou métoches et qu’on distingue facilement dans les corniches ionique, dorique et corinthienne, planche XXXIX.

Doucine ou gueule droite ; moulure sinueuse et dont la partie supérieure est concave et la saillie égale la hauteur; on en voit un exemple à la partie supérieure de la corniche ionique, planche XL. La figure 2 de la planche XLII indique son tracé. La saillie AC étant prise égale à la hauteur AB, on joint BÇ< par une droite qu’on

divise en deux parties égales au point D; sur les côtés BD, DC on construit, l’un en dedans, l’autre en dehors, deux triangles équilatéraux qui déterminent les centres 0 0' des arcs de cercle CDBqui forment la doucine.

Eicape, synonyme de congé.

Liitel, ourlet, petite bande ou bandelette. Planche XL.

Modillont; consoles ornées qui soutiennent ordinairement les parties très saillantes des corniches et en font un des plus beaux ornements. Les modillons semblent représenter les extrémités des chevrons de la toiture. Voyez la corniche corinthienne, planche XLI.

Ove, quart de rond , échine; moulure dont le contour est un quart de cercle convexe; c’est l’inverse du cacet. Le membre supérieur dé la corniche toscane*esl un ove.

Plinthe, membre carré et plat que l’on nomme quelquefois orle. Voyez la base des colonnes et des piédestaux.

Refends; on appelle ainsi, fig. 7 et 8, pl. XLII, les refouillcmenls creusés dans les parements des maçonneries de pierres de taille sur les joints horizontaux et verticaux ; on leur donne ~ de la hauteur d’assises en largeur et en profondeur.

Si l’on remplace les arêtes des refends par des pans coupés ou chanfreins, on a des bossages; ces derniers peuvent se faire arrondis, à pointes de diamants ou à pans; dans ce dernier cas, la largeur du chanfrein et du refends font ensemble le tiers de la hauteur de l’assise.

Scotie; partie creuse, placée ordinairement entre deux tores; les ouvriers la nomment nacelle. Les figures 3 et 4 de la planche XLII indiquent les tracés de cette moulure.

Tracer la scotie entre les parallèles MT mt tangente en leurs points respectifs T et t (fig. 3).

Par les points de tangence T, t et par un point n quelconque pris sur mt, élevez des perpendiculaires /O, Ti, nX.

Prenez Xy ~ { Xn et par y ainsi déterminé menez yi parallèle à XT qui déterminera le point» par son intersection avecT»’. Du point « comme centre et du rayon iT décrivez le quart de circonférence TK; sur le prolongement de yi portez io = * « k. Du point o, ainsi déterminé comme centre, et du rayon oK décrivez l’arc K II limité au point II déterminé lui-méme par la condition que sa corde KH soit égale à la corde de * arc KT. Tirez Ho indéfinie cl portez en arrière de o oz = j Ho. Le point z étant ainsi déterminé , portez s H sur la perpendiculaire (0 de t en Q; joignez z etQ; élevez une perpendiculaire sur le milieu m de zQ, elle rencontrera <0 en O qui sera ainsi déterminé. Tirez OzL, puis du point O comme centre avec

Of = OL pour rayon décrivez l’arc <L. Enfin de s avec sL = rII pour rayon achevez la courbe en décrivant l’arc LH.

Autre méthode (Jig. 4). Joignez T et /; sur Tf comme diamètre décrivez une demi-circonférence, menez autant d’ordonnées 10, 20, 50, 60 que vous voulezavoir de points delà courbe. Tirez par 1 , 2... 5, 6 des parallèles à MT mt, prenez respectivement sur ces parallèles 10' = 10 20' = 20 ... 50' = 50 60' =60 ... et joignez les points o' ainsi déterminés par une courbe.

Talon; moulure formée de deux arcs de cercle raccordés et qui se tracent comme pour la douane, à cela près que la partie supérieure de la moulure est convexe et la partie inférieure concave. La partie inférieure des corniches toscanes est un talon.

• Tore; gros anneau à la base des colonnes, dont le profil en saillie forme une demi-circonférence entière. Le tore parait tenir lieu de la frctle qui renforçait le pied du tronc d’arbre et l’empêchait de se fendre sous la charge, lorsque, à l’origine de l’architecture, les colonnes étaient en bois.

Les cinq ordres ( planche XXXIX, XL, XLI). Chaque ordre complet comprend le piédestal, la colonne et l’ entablement . On distingue dans le piédestal sa base, son dé cl sa corniche; dans la colonne, la base, le fût et le chapiteau ; dans l'entablement, l’ architrave , la frise et la corniche.

Chacun de ces membres est formé d’un plus ou moins grand nombre de moulures dont la hauteur et la saillie sont indiquées sur le dessin. Les chiffres de gauche y expriment les hauteurs, ceux de droite les distances à l’axe de la colonne. L’unité de mesure est la partie, c’est-à-dire le douzième du plus grand rayon de la colonne pour les ordres toscan et dorique, planche XXXÎX, et le dix-huitième de ce rayon pour les autres ordres. Ce plus grand rayon prend le nom de module et se trouve désigné par M. Ces dimensions, au reste, n’ont point la fixité qu’on leur attribue généralement; elles varient sensiblement avec les auteurs qui nous les ont transmises et il n’y a pas dès lors un grand inconvénient à les modifier un peu au besoin.

L 'usage de ces nombres est facile. Veut-on par exemple décorer une façade suivant l’ordre dorique et sans piédestal, l’ordre sans piédestal avant 20 modules, on divisera le nombre de mètres contenus dans la hauteur à décorer en 20 parties égales, 4 de ces parties formeront la hauteur de l’entablement, les 16 autres seront la hauteur de la colonne; l’une d’elles sera son plus grand diamètre, la moitié de ce diamètre sera le module M ; en le divisant en 12 parties, l’une d’elles sera l’imild en fonction de laquelle se trouveront exprimées toutes les hauteurs et toutes les saillies des moulures comme le montre la droite de la planche XXXIX. La distance d’une colonne

à l'autre ou Vmtre-colonnement est donné ci-dessous pour chacun des ordres. Cela posé, jetons un coup d'œil sur les parties constituantes des ordres, en commençant par la base.

Piédestal. Les piédestaux ne sont que des accessoires qui n’nnl d’utilité et que l’on ne doit employer que dans des cas très rares. On fait usage des piédestaux lorsqu’un portique ou péristyle doit être fermé par une balustrade à hauteur d’appui , afin d’éviter la rencontre de la tablette d’appui avec le fût des colonnes. Le piédestal a alors la même hauteur que la balustrade. C’est à peu près le seul cas où l'emploi des piédestaux soit excusable.

Colonne. La base. LesGrecs ne donnaient point de base à leurs colonnes; celle base cependant ajoute à la force et à fi» grâce. La base d’une colonne doit être et doit paraître solide et stable. Les moulures doivent diminuer de hauteur à partir du bas.

Le fût est la tige de la colonne comprise entre sa base et son chapiteau; le fût n’est point cylindrique; il diminue vers le haut de J environ, de plus il est souvent renflé suivant une sorte de coxchuidu qui porte le plus grand diamètre de la colouuc au tiers de sa hauteur a partir d’en bas.

Renflement des colonnes. Voici comment se trace ce renflement du fût ( planche XLIII, fig. 1) : la hauteur HC de la colonne et sou plus grand diamètre I)E étant connus, ainsi que le diamètre d’en haut AG, on trace le plus grand diamètre DE à la hauteur du tiers de la colonne à partir d’en bas cl l’on prolonge indéfiniment sa direction ; du point A comme centre et d’un rayon AN = le plus grand rayon DM, on recoupe l’axe HC de la colonne, ce qui détermine un point N; par A et N on mène une droite qui par sa rencontre avec la direction de DE donne le point F pôle de la eonchoïde; de ce point F tirez alors d’une manière quelconque et en nombre quelconque des droites indéfinies F d, F d1, F d"... Frf, F rf,; sur ces directions et à partir des points m m' m" ... m2 m, où elles rencontrent l’axe, portez les distanças md — m'd' — m" d" ... ~ m,rf, = m, rf, toutes égales entre elles et au plus grand rayon MD, lespoinlsrfrf,rf,'...rf,rf1 appartiennent tous à la génératrice du fût, et la courbe menée par ces points est celle du renflement de la colonne.

Chapiteau. Il est destiné à porter Varchitrave , on y distingue le tailloir ou l’abaque qui est carré dans tous les ordres, ce que le dessin n’indique pas. Les faces de ce carré sont è» idées dans le corinthien et le composite, suivant un arc de cercle (/>/. XLIII , fig. 8). C’est surtout le chapiteau qui diiïérenlie les ordres.

Entablement. Il contribue beaucoup à donner un caractère à la construction : massif, clic prend un air de force cl de solidité; moins il est épais au contraire, plus l’ordonnance acquiert de légèreté.

Dl&URAllUN. 507

Architrave. C’est la partie inférieure de l'entablement, celle qui repose immédiatement sur le ehapiteau des colonnes ou des pilastres. L’architrave occupe la place des longrines de bois qui reposaient sur les troncs d’arbres, les reliaient entre eux cl portaient le poids de la couverture, lorsque, à l’orignc de l’architecture, le bois seul entrait dans la construction des bâtiments.

L’architrave est donc une sorte de sablière] on ne doit jamais l’entailler par des fenêtres ni des jours quelconques, et elle ne doit ellemême cacher a la vue aucune partie des ouvertures pratiquées dans les murs en arrière de la colonnade.

Frise. La frise est l’espace qui sépare l’architrave de la corniche. C’est la frise seule qui doit recevoir les emblèmes et ornements qui caractérisent la destination du bâtiment.

Corniche ( corona ). Couronnement de l'édifice. La corniche est destinée à protéger les murs contre l’action des eaux pluviales, d’où i^suitquc sa partie principale est le larmier, membre nécessairement saillant; on le couronne d’une cymaise qui augmeute encore la saillie, et il est ordinaire ment muni inférieurement de quelques moulures creuses ou en relief destinées à empêcher les eaux de couler sur la frise. Une corniche s’adapte très bien aux édifices ordinaires, sans autre décoration d’ailleurs, et le bâtiment a uu aspect d’autant plus majestueux que la corniche est plus saillante.

Ordre toscan ( pl . XXXIX). Ordre simple, et môme rustique, dont le caractère dominant est la force cl qui ne supporte aucun ornement étranger. Si l’on était contraint de donner un aspect monumental à une usine, l’ordre toscan devrait être préféré. — L'entrccolonnemenl dans l’ordre toscan est de neuf modules d’axe en axe.

Dorique {pl. XXXIX). Ordre majestueux et déjà riche. L’enlrccolonnement est de sept modules et un tiers d’axe en axe.

Quand on veut l’embellir, il faut creuser les colonnes de vingt cannelures à vive arête décrites d'un rayon égal à la corde de leur arc, tailler des fleurs ou des feuilles en saillie sur le gorgerin du chapiteau et refendre son ove de vingt œufs qui répondent à plomb aux arêtes des cannelures.

Triglyphes. On distingue à la frise de l’entablement les triglyphes qui caractérisent essentiellement le dorique ; leur largeur est de douze parties ou un module; ils sont refendus par deux canaux qui ont chacun deux parties, et accompagnés de chaque côléd’un demi-canal; ils saillent d’une partie. Le creux des canaux est à angle droit, leur hauteur est de .seize parties.

Métope. La distance d’un triglyphe à l’autre et que l’on nomme métope doit avoir exactement dix-huit parties; en d’autres termes les métopes sont parfaitement carrés. C’est dans les métopes que l’on

place les emblèmes qui caractérisent l'édifice. Ces dessins doivent être toujours simples.

Gouttes. Au-dessous des triglypbes et dans l’architrave on distingue six gouttes disposées de telle sorte que leur largeur soit exactement celle du triglvphe. Leur saillie est égale à leur hauteur, soit 1 p. J.

Ionique ( pl . XL). Le caractère de l'ionique est l'élégance, il se distingue facilement des autres ordres par la volute de son chapiteau. — L’entre- colonnement pour cet ordre est réduit à six modules et demi d’axe en axe.

Tracé de la volute ionique {pl. XLIH, fig. 2). Tracez une droite A B d’une longueur égale à seize parties du module; prenez sur celte droite AË = 9 parties. E est le centre de l’œil de la volute, A son point le plus élevé , L le plus bas. Du point E comme centre et d’un rayon =1 particdécrivezI’œilCD; partagez le diamètre CD en quatre portions égales Cl =1 E = E 4 = 4 b; sur 1 , 4 formez le carré 1 2 3 4; du point E menez les droites E 2, E 3; partagez 1 E et E^ chacune en trois portions égales; par les points de division menez les ordonnées (5, 6) (8, 7) (9, 10) (11, 12) voy. fig. 3; enfin menez parallèlement au diamètre les droites (6, 7) (10, 11), vous aurez ainsi treize centres (1, 2, 3 ... 1 2, E) numérotés comme l’indique plus clairement la figure 3; cela posé, tracez par quart de cercle.

savoir ;

du centre avec le rayon l’arc

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