EAU DE MER
OH JHÈTHE CUBE
des eaux ci - dessous , donne :
Sulfate
de
chaux.
carbonate de chaux.
Sel
marin.
Sels
déliques-
cents.
résidu
total
de
l’évapo-
ration.
de Belleville et de Ménilmontant , au regard de Saint-Maur. . . . .
des prés Saint-ficrvais, fou-
kil.
kil.
kii.
kil.
kil.
tainc du Chaudron. . .
de la Beuvronne , fontaine
du Ponceau, à Paris. .
de la Bièvre, avant sou en-
trée dans Paris. . . .
d’Arcueil, fontaine del’ln-
slitut
du canal de l'Ourcq. . .
de la Seine, sous Paris. .
de la Seine, au - dessus de
la Bièvre
Ces eaux renfermaient en outre environ 20 litres d’air par mètre cube et un peu moins d’acide carbonique.
On rend les eaux chargées de sels calcaires plus ou moins propres aux usages domestiques par l’addition d'une très petite quantité de carbonate de soude si elles sont chargées de sulfate de chaux, par quelques gouttes d’ammoniaque si c’est le carbonate de chaux qui les altère, et par le carbonate de soude et l’ammoniaque si les deux espèces de sels s’y trouvent réunies.
Consommation. On compte qu’il faut au moins quatre litres d’eau par jour et par habitant, pour boire, faire la soupe et se blanchir.
EAU DE MER. La densité moyenne de l’eau de mer à 8° de température a été trouvée = 1 .0286 ; elle contient, sur 1 00 kil. , de 3‘ à 3*77 de divers sels, savoir :
Chlorure de sodium
— de magnésium
Sulfate de magnésie
Chlorure de calcium
Carbonates de chaux et de magnésie. . .
Sulfate de chaux
O.UOO
Sulfate de soude
Acide carbonique
trace
La première analyse, due à Bouillon-Lagrange et à Vogel se rapporte à l’eau du golfe de Gascogne puisée près de Bayonne. L’anahs*
n° 2, duc à Murray, est celle des eaux duFriik of Forth près de Leith. La troisième, due au docteur Marcet, a porté sur des eaux recueillies au milieu de l’Oeéan atlantique uord.
Indépendamment de ces sels, l’eau de mer contient des traces d’iod ures, de bromures, et, d’après Wollaston, une petite quantité de potasse.
EAUX MINÉRALES. Les ingénieurs , dans leurs tournées, peuvent être appelés à reconnaître la nature des substances contenues dans les eaux minérales; j’ai, dès lors, jugé utile de réunir ici les moyens connus et assez simples d’ailleurs, de déterminer qualitati~ vement leurs principes constituants, renvoyant à la Chimie de M. Thénard et au traité d'analyse de U. Rose pour les méthodes d’analyse quantitative.
Lorsque les eaux contiennent :
De V acide sulfhydrique libre, ou un sulfure alcalin, ou un sulfhydrate ; elles ont une odeur et une saveur d’œufs pourris, plus fortes pour l’acide sulfhydrique que pour le sulfure ou l’hydrosulfatc. Elles précipitent en noir les dissolutions des sels de plomb, l’acétate...
De l'acide sulfhydrique libre , sans sulfure ni sulfhydrate ; elles perdent les propriétés précédentes à la suite d’une ébullition prolongée, opérée à l’abri du contact de l’air.
Un sulfure ; après l’épreuve précédente, elles conservent l’odeur et la saveur d’œufs pourris et précipitent encore en noir les dissolutions des sels de plomb.
Un sulfhydrate alcalin ; elles laissent dégager de l’acide sulfhydrique à la chaleur de l’ébullition ou du moins en y ajoutant la dissolution d’un sel neutre de manganèse ou de fer protoxydé, et précipitent en noir les dissolutions des sels plombiqucs, même après que l’ébullition a été longtemps soutenue. »
De l’acide carbonique ; elles sont aigrelettes, quelquefois mousseuses, rougissent faiblement le papier de tournesol, laissent dégager à la chaleur’de l’ébullition un gaz qui précipite l’eau de chaux ; mais, dans ce dernier cas, il serait possible que l’acide carbonique provînt de la décomposition des bicarbonates qu’elles contiendraient.
Des carbonates insolubles dans l’eau pure, c’est-à-dire des carbonates de magnésie, de chaux ou de fer ; elles se troublent ordinairement en les faisant bouillir, parce que l’acide carbonique qui tient ces carbonates en dissolution se dégage. Ce ne serait qu’aulant qu’elles ne contiendraient pas de carbonate de fer et qu’elles ne contiendraient que des traces de carbonate de chaux et de magnésie que le trouble n’aurait pas lieu.
Du carbonate de fer sans sulfate de ce métal; l'ébullition y fait nnî-
tre un dépôt d’hydrate ferrique, coloré en jaune; elles précipitent en vinasse ou en gris-noir par la teinture de noix de galle, — ne précipitent en bleu par le cyanure jaune de potassium eide fer que par l’addition d’un peu d'acide, — cessent de précipiter ainsi par ces deux réactifs après avoir été chauffées et filtrées.
Du sulfate de fer; si, après avoir été soumises à l’ébullition, elles conservent la propriété de précipiter en gris noir et en bleu, comme il est dit ci-dessus.
Du carbonate de chaux ou de magnésie sans carbonate ni sulfate de fer ; elles ne précipitent ni en gris-noir ni en vinasse parla noix de galle, ni en bleu par le cyanure; — elles laissent, par la chaleur, déposer une poudre blanche, si le carbonate est en quantité très sensible.
Des carbonates solubles (de soude ou de potasse ); elles font effervescence avec les acides étendus, du moins après les avoir concentrés, ou même évaporés presque à siccité.
Il est vrai que les sulfures alcalins sont également décomposés avec effervescence par les acides, mais, dans ce cas, le gaz dégagé répand l’odeur des œufs pourris.
Si ce cas avait lieu, il faudrait répéter l’expérience en versant dans l’eau minérale un petit excès d’acétate de plomb, dont le métal s'unirait au soufre; et si alors l’effervescence avait eucore lieu avec les acides, ce serait une preuve que l’eau contiendrait réellement un ou plusieurs carbonates.
Des sulfates ; elles forment avec le nitrate de baryte ou le chlorure de barium un précipité blanc, insoluble dans un excès d'acide nitrique ou hydrochlorique.
Des chlorures avec ou sans bromures ; si, après y avoir versé une dissolution de sulfate de cuivre pour précipiter le soufre du sulfure hydrique ou des sulfures alcalins qui pourraient s’y trouver, et avoir acidifié la liqueur filtrée avec un peu d’acide nitrique, le nitrate d’argent y fait naître des flocons blancs, sur lesquels l’acide nitrique est sans action et que l’ammoniaque dissout promptement.
Desiodures ; elles communiquent à l’amidon une couleur bleue ou violette plus ou moins foncée, en y ajoutant du cblore peu à * peu.
Du fluorure de calcium; évaporées à siccité, elles laissent un résidu qui, chauffé avec de l’acide sulfurique dans un creuset de platine, recouvert d’une lame de verre, laisse déposer des vapeurs qui dépolissent la surface de cette lame.
Des nitrates; elles peuveul dissoudre l’or après addition d’aeide chlorhydrique, en sorte que la liqueur acquiert ainsi la propriété
de donner lieu à du pourpre de Cassius avec le protochlorurc d’étain.
Des phosphates (de chaux ou d'alumine) ; évaporées à siccité, elles laissent un résidu qui, lavé à l’eau, puis calciné avec du potassium, décompose l'eau en dégageant un gaz qui s’enflamme immédiatement à l’air, ou du moins répand l’odeur alliacée du gaz phosphure d’bydrogène.
Du borate de soude ; après avoir été concentrées par l’évaporation, elles laissent déposer, en ajoutant de l’acide sulfurique, des paillettes cristallines qui colorent en vert la flamme de l’alcool, et fondent en un verre transparent.
De l’acide borique libre ; elles laissent déposer des paillettes de même nature en les évaporant sans addition d’acide.
De la silice; le résidu de leur évaporation à siccité, traité par l’eau et l’acide chlorhydrique, laisse intact ce composé que la potasse dissout. Lorsque les eaux sont alcalines, il faut, avant de les évaporer, y verser un petit excès d’acide chlorhydrique, afin de mettre l’acide silicique en liberté.
De l'acide sulfureux ; elles rougissent fortement le tournesol, — laissent précipiter du soufre par l’acide sulfhydrique, — elles ont ou peuvent avoir une odeur de soufre en combustion, — elles donnent par la distillation une eau acide qui mêlée avec une dissolution de chlore, forme avec celle des sels de baryte un précipité insoluble dans les acides.
De l’acide sulfurique ; si après avoir été légèrement acidifiées par de l’acide hydrochloriquc une dissolution de chlorure de barium y détermine un précipité qui soit insoluble dans tous les acides étendus.
De l'acide chlorhydrique; elles donnent par la distillation une eau acide qui produit avec le nitrate d’argent un précipité blanc insoluble dans l’acide nitrique et très soluble dans l’ammoniaque.
Des sels de potassium ; elles donnent un précipité jaune par le chlorure de platine, aussitôt quelles sont suffisamment concentrées. Dans le cas où elles contiendraient des sels ammoniacaux, il faudrait les évaporer h siccité, calciner le résidu pour décomposer ou vaporiser le sel ammoniacal, puis redissoudre la matière et l’éprouver par le chlorure de platine.
Des sels de sodium ; elles laissent par l’évaporation un résidu qui colore en jaune la flamme du Chalumeau.
Des sels calcaires; l’oxalate d’ammoniaque y produit un précipité blanc. Si les sels calcaires sont autres que le carbonate, l’oxalatc les précipite également avant et après l’ébullition.
556 EAUX MINERALES.
Des sels magnésiens autres que le carbonate ; ou reconnaît ces sels en versant dans les eaux du hi-oxalatc de potasse pour en séparer la chaux, les faisant bouillir, les filtrant, les laissant refroidir, puis y versant du bi-carbonate de potasse ou de soude, les filtrant si elles se troublent et les faisant bouillir de nouveau : alors la magnésie se dépose sous forme de poudre blanche à l’étal de carbonate.
Des sels ammoniacaux autres que le carbonate ; elles fournissent par l’évaporation un résidu qui mélé avec la chaux laisse dégager une odeur vive et pénétrante d’ammoniaque.
Du carbonate d’ammoniaque ; elles donnent à la distillation une eau qui est alcaline.
Des sels iCaluminum; si, après avoir été très concentrées par l’ébullition et filtrées, l’ammoniaque y produit un précipité dont la potasse caustique dissout une portion, laquelle se sépare de la liqueur par l’addition successive d’acide chlorhydrique et d’ammoniaque, et se colore en bleu par la calcination après avoir été humectée avec une dissolution d’azotate de cobalt.
Des sels de fer; elles forment un précipité vinasse ou gris noir avec la teinture de noix de galle, sinon de suite, au moins au bout de quelque temps, — un précipité bleu avec le cyanure jaune de potassium et de fer.
Des sels de cuivre ; elles deviennent bleues par l’ammoniaque, et ne tardent point à recouvrir de cuivre un barreau de fer poli qu’on y plonge.
Des sels de manganèse ; le résidu de leur évaporation donne un manganate vert en le calcinant avec la potasse ou la soude.
Des sels de zinc; il faut, dans le cas où elles contiendraient en même temps du cuivre, du fer, du manganèse, etc., 1° y faire passer du gaz sulfhydrique pour en précipiter le cuivre; 2° les faire bouillir pour en chasser l’excès de gaz sulfhydrique, les filtrer et péroxyder le fer par une addition de chlore, puis précipiter le fer par l’ammoniaque en excès; 3° filtrer la liqueur, y faire passer un nouveau courant de gaz sulfhydrique, qui en précipitera le zinc et le manganèse à l’état de sulfures; 4° dissoudre ceux-ci dans l’acide azotique et verser la dissolution dans une dissolution étendue de potasse caustique, l’oxyde de zinc seul restera dessous; on le séparera de la dissolution filtrée en la neutralisant par l’acide sulfurique, l’évaporant à siccité, calcinant et lessivant le résidu.
Oxydes métalliques. On peut séparer d’un seul coup tous les oxydes métalliques proprement dits à l’état de sulfures, en versant dans les eauxdusulfhydratc d’ammoniaque, après les avoirsaturéesau moyen de l’ammoniaque, si elles étaient un peu acides. Afin d’éviter l'accès de l’air atmosphérique, on opère la précipitation dans un flacon qui
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