ETAIN
verticaux cl l’on ttrisillonne entre ceux-ci. A mesure que les déblais deviennent plus profonds, on ajoute de nouvelles planches, de nouveaux montants clrésillonnés, et l’on doit même faire en sorte de substituer aux premiers montants des bois plus longs qui descendent du sol au fond des déblais.
Si la tranchée trop large ne peut être creusée en banquettes, on étaie les terres comme on étaic les murs, en donnant toutefois aux étais une inclinaison de 45° et assemblant leurs pieds dans des semelles retenues par des pieux ou contre-butées sur les parois opposées. Si le terrain est coulant, on emploie le garnissage en planches retenu par des montants verticaux et l’about des étais porte contre ces montants et s’y maintient par un embrèvement.
Voy. Rondelet, Art de bâtir, et la Charpenterie de M. le colonel Emy, pour l’étaiement des grandes constructions et en particulier pour les travaux d’étaiement du dôme du Panthéon, très habileineul exécutés par Rondelet, de 1798 à 1800.
ÉTAIN. Métal blanc d’argent très anciennement connu, et désigné par les anciens chimistes sous le nom de Jupiter. — 11 a une odeur et une saveur désagréables que le frottement exalte. — Il s*1 réduit en feuilles excessivement minces sous le marteau et peut être replié un grand nombre de fois sur lui-même sans se rompre. — Il fait entendre alors un craquement qu’on a nommé cri de l’étain, et qui est d’autant plus distinct que l’étain est plus pur. — Il est très mou, nullement élastique et par conséquent point sonore. — Il se laisse entamer par l'ongle comme le plomb, mais on peut y planter une forto épingle, ce qui n’a pas lieu pour le zinc. — Son poids spécifique varie de 7.28 à 7.29. — Ce poids augmente lorsque l’étain est impur. Les praticiens comptent 7.9. — Il fond vers 228° et se liquéfie avant de rougir. C’est le plus fusible de tous les métaux. L’étain se dissout dans la potasse liquide, dans les autres alcalis fixes caustiqncs et dans le sel ammoniac. Il s’allie à presque tous les métaux. Voy. Alliages.
L’étain forme deux oxydes : le protoxyde ou oxyde stanneux=zc tain 88.06 4- oxygène 11.94 qui joue le rôle de base faible, et le péroxide ou oxyde stannique =z étain 78.62 -(- oxygène 2t. 38 qui jouant le rôle d’acide faible est souvent désigné sous le nom d’acide stannique. Ces oxydes se réduisent facilement par l’hydrogène et les gaz du charbon. Quand ils sont dissous par des acides, le zinc, le plomb et le fer métallique les réduisent en précipitant l’étain de la dissolution. — Les dissolutions d' oxyde stanneux dans les acides donnent avec la baguette de zinc un précipité d’étain métallique sous forme de paillettes d’un gris blanc; les dissolutions stanniques dégagent ainsi de l'hydrogène sulfuré, et le précipité est blanc et gélatineux.
L’acide nitrique très concentré n’agit point sur l’itain; moins con-