ETA1EMENT. 7 H
Etrisillonnement. Lorsque le mur à soutenir est percé de fenêtres ou de vides quelconques, il faut préalablement les remplir par des étrésillons, c’est-à-dire par des pièces de bois toujours plus longues que la largeur du vide, disposées en zigzags entre des madriers appliqués contre scs montants verticaux. Chaque élrésillon est coupé à scs deux extrémités suivant des plans qui se rencontrent et forment ainsi des arêtes qui pénètrent un peu dans les madriers. Le plan des deux arêtes passe par l’axe de i’élrésillon et on l’incline sur le madrier d’un angle aigu de 70° au moins. On commence par poser le premier élrésillon; on le serre en le faisant glisser à l’aide d’uuc pince en fer. Ce n’est que lorsqu’il est convenablement roidi qu’on place le second en sens inverse, et ainsi de suite jusqu’au dernier. Si celui-ci uc croise pas complètement le reste du vide, on le serre fortement au moyen d’une cale en coin qui remplisse tout ce qui reste entre l’angle du vide et l’extrémité de l’étrésillon.
Chevalement . Le chevalement s’emploie lorsqu’il s’agit de percer dans un mur de nouvelles ouvertures de grandes dimensions, ou de le reprendre en sous-œuvre. On pratique alors au-dessus du nouveau vide à créer et dans un axe de pleins du mur, une ouverture par laquelle on introduit le bout de la solive qui doit former le corps du chevalet. Les pieds du chevalet s’assemblent par le haut à entailles dans cette pièce, et leurs extrémités inférieures toujours taillées en chanfrein des deux côtés, sont reçues par des semelles. On roidit bien également ensemble les pieds à la manière des étais, on leur donne la même inclinaison qu’à ceux-ci et l’on s’oppose à leur glissement par les mêmes moyens à l’aide de coins toujours placés aux angles obtus. Le corps du chevalet doit être placé bien horizontalement et perpendiculaire au plan du mur à soutenir. Il convient de donner à ses pieds une légère inclinaison vers le mur et même, si l’on craint quelque balancement, de relier ces pieds par des croix de saint André quis'opposentà Icurdéversemcnt.On multiplie d’ailleurs ces chevalets en raison de la largeur du vide. On peut alors procéder à la démolition des parties situées au-dessous des corps des chevalets; on pose les piédroits du nouveau vide, sa traverse ou poitrail qu’il convient de protéger par un arc en décharge, et l'on remplit l’intervalle entre cet arc et l’ancienne maçonnerie par une maçonnerie nouvelle, en enlevant les chevalets avec précaution.
Voûtes. On soutient les voûtes en y replaçant des cintrks, des couchis et des cales pareils à ceux qui ont servi à sa construction. On peut alors enlever telle partie de la voûte qu’on voudra sans qu’il en résulte de mouvement sensible dans le reste de l’ensemble.
Etalement des terres dans les travaux à ciel ouvert. Lorsque la tranchée est étroite et le terrain coulant, on appuie contre les terres un garnissage de planches horizontales soutenues par des montants