ATMOSPHÈRE
ATMOSPHÈRE. Air atmosphérique.
L’air atmosphérique est transparent, invisible, pesant, compressible et élastique. C’est en vertu de la pression que l’atmosphère exerce à la surface de la terre que le mercure reste suspendu dans le baromètre à des hauteurs qui ne varient guère que de 0.“ 70 à 0“. 79. La hauteur du baromètre est, en général, d’autant plus petite que le lieu où l’on place l’instrument est plus élevé au-dessus du niveau des mers : cela résulte surtout de ce que le mercure de l’instrument n’a plus à supporter le poids des couches d’air placées au-dessous de lui. On prend 0". 76 pour la pression moyenne à ce niveau , c’est-à-dire que le poids de l’atmosphère y fait équilibre à une colonne de mercure qui aO*. 76 de hauteur. C’est cette même pression que, dans l’application de la vapeur aux machines, on appelle une atmosphère.
La densité du mercure étant à celle de l'eau comme 13.586 : 1, il suffira, en général, de multiplier par 13.586 une hauteur donnée de mercure pour obtenir la hauteur de la colonne d’eau qui, à base égale, produirait la mémo pression. On trouverait ainsi que la pression atmosphérique, au niveau des mers, équivaut au poids d’une colonne d’eau de 10.“ 325 de hauteur. Tous les corps plongés dans l’air sont soumis à celle pression : il en résulte que le corps d’un homme de moyenne taille, dont la surface est d’environ 1““. 75, supporte des pressions dont la somme totale s’élève à 17500 kilogrammes.
L’air étant compressible, son volume diminue à mesure que les pressions qu’il supporte augmentent. L’expérience a démontré que les volumes occupés par une même masse d’air, sont en raison inverse des pressions quelle supporte, pourvu que la température du gaz reste la même pendant les variations de pression. Ce fait d’expcrience est connu sous le nom de loi de Mariotlc : il a lieu pour les pressions inférieures ou supérieures à celle de l’atmosphère, et s’exprime commodément, pour les calculs, par la relation suivante. V étant le volume de l’air sous la pression P, V’ celui qu’il occupe sous la pression P’ on a toujours
VP=VP' (a)
et comme les densités I), D' de l’air, sous les pressions P et P1, sont aussi en raison inverse des volumes V, V', on a encore
VD = V'D'. . . (b) ctDP'^D'P. . . (e)
Cherchons, pour appliquer ces formules, quel volume V' I air occupera dans le régulateur d’une machine soufflante , lorsque l’excès de la pression intérieure sur la pression atmosphérique sera mesuré par une colonne de mercure 0“. 0812. On prend poui