J ADHÉRENCE.— AÉROSTATION
désorganisant la peau, qu:il tache en jaune; rougissant vivement la teinture de tournesol ; poids spécifique i .51 3; bout vers 86», se fige à — 50° en une masse jaune ; se décompose à la température ronge, ou sous l’influence prolongée de la lumière, en acide nitreux et en oxygène. A l’aide de la chaleur, l’acide nitrique est décomposé par l’acide sulfureux qu’il fait passer à l’état d’acide sulfurique, en passant lui-méme à l'état d’acide nitreux.
L’acide nitrique hydraté le plus pur contient :
Acide nitrique sec 85.75
Eau 14.25
et l’acide nitrique sec est formé lui-méme de
Azole 26.15
Oxygène 73.85
L’acide nitrique dissout presque tous les oxydes, excepté les peroxydes d’étain, de plomb, d'antimoine, de manganèse et quelques autres. Ilsuroxydc, à l’aidedc la chaleur, les protoxydes de fer, d’étain, de cuivre, d’antimoine, de mercure, etc. II partage en protoxyde qui se dissout et en peroxyde qui ne se dissout pas, les deutoxydes de plomb et de manganèse; il ramène à un moiadre degré d’oxydation les deutoxydes de nickel, de cobalt, etc.
Préparation. L’acide nitrique s’extrait du nitrate de potasse en traitant ce sel par l’acide sulfurique concentré à une température élevée. L’acide sulfurique s’empare de la potasse, forme du sulfate neutre ou du bisulfate de potasse fixe et anhydre, tandis que l’acide nitrique, s’emparant de l’eau que renfermait l’acide sulfurique, se dégage sous forme de vapeurs qu’on reçoit dans des récipients.
ADHÉRENCE, force qui retient les molécules de deux corps de nature différente. Il y a adhérence entre les pierres et le mortier qui les unit. L’adhérence n’est point la cohésion, et se distingue aussi de 1’ affinité. ( Voyez Frottements.)
AÉROSTATION. Un aérostat n’est, en principe, qu’une capacité fermée et remplie d’un gaz dont le poids spécifique est moindre que celui de l’air dans lequel il est plongé. Le plus ordinairement, les aérostats sont faits en taffetas verni, et on les remplit de gaz hydrogène, dont la densité ou le poids du mètre cube est, à circonstances atmosphériques égales, ~ environ du poids du même volume d’air. Soient :
Q le volume apparent de l'aérostat,
I* son poids total,
A la surface de son grand cercle,
AÉROSTATIOX. 5
U sa densité moyenne = —
» le poids du mètre cube d’air dans lequel il se trouve,
P'=Q p, le poids de l’air que son volume déplace, v la vitesse de l’aérostat,
R la résistance de l’air — kp Ayy = 0.06253 k A t> ’, g la gravité,
n la fraction du volume d’air de l’aérostat qu’il enlraîoe dans son mouvement. ( Voyez Résistance des fluides.)
F la force dynamique totale qui agit sur l’ensemble du système.
On voit facilement que l’aérostat tend à s’élever avec une force P' — P qui lui imprimerait un mouvement uniformément accéléré; mais la résistance de l’air, ou R, diminue cette force, et l’on a en général,
F=P'— P— R= (p— n) Q -R= (P'-P) — kp k~
Celte force accélérante deviendra nulle, lorsque l’on aura
et le mouvement du ballon deviendra uniforme lorsqu’il aura atteint la vitesse limite
2ÿ (P'— P) kp A
La valeur de la force dynamique relative à ['unité de masse ou ^ s’obtiendra en divisant F par la masse totale en mouvement, d’où
*L=-f— (p- n— dl n +np V U /
Soit un ballon sphérique de 10™ de diamètre : son volume sera d'environ 523n,n“n. 6;
Le poids du volume d’air qu’il déplace = 643k.5,
En prenant;>=1k.227j
Celui du gaz hydrogène qu’il renferme 42k.94, en prenant 0k.082 pour la densité de celui-ci;
On aura pour le poids de la masse d’air que le ballon entraîne dans son mouvement 0.6 X 642.5=385k.5 ;
Prenant 350k pour le poids de la gondole, de la nacelle, des cordes, etc. ,
Il viendra R=4.911 kv1,
6 AEROSTATION.
Et pour la somme de toutes les masses en mouvement