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Si k atteignait la valeur 0.6V cto celle de 8m.9t , la force accélératrice F deviendrait nulle aussi bien que l’accroissement de vitesse, et le mouvement, cessant de varier , se continuerait uniformément en vertu de la vitesse acquise par le ballon , si les circonstances atmosphériques pouvaient être les mêmes dans les régions supérieures de l’almosphère qu’à la surface de la terre. Voyez la Mécanique industrielle de M. Poncelet, d’ou cette théorie et celte application ont été tirées.
Direction des Aérostats , navigation aérienne. — On s’est occupé à diverses époques, mais jusqu’ici sans succès, des moyens de diriger les aérostats. Parmi les tentatives ou projets faits pour doter ces appareils du mouvement horizontal, deux seulement méritent d’être distingués: l’un assez récent, l’autre dû à Meunier, membre de l’Académie des sciences. Le premier consiste dans l'emploi de grandes ailes formées par des capacités remplies de gaz hydrogène , et d’un volume suffisant pour que la totalité du poids de l’homme et des ailes soit entièrement détruite; mais l’usage d’un appareil de ce genre ne semble point praticable, parce que l’on ne pourrait imprimer aux ailes la vitesse nécessaire pour sc procurer un mouvement continu par l’effet de battements alternatifs. (Voyez Vol.) il parait qu’un homme que l’on supposerait porté par un aérostat agirait sur l’air d’une manière beaucoup plus avantageuse en faisant tourner rapidement des roues. Ce genre de moteur adopté par Meunier, qui d’ailleurs ne l’avait proposé que pour sc placer dans les couches de l’atmosphère où la direction du vent serait favorable, consiste dans l’emploi de grandes roues portant des voiles ou palettes dirigées obliquement et semblables à celles des moulins à vent. En faisant tourner une roue de celle espèce, on exercerait sur l’air un effort qui tendrait à déplacer le système dont celte roue ferait partie. Mais comme l’effort dont il s’agit serait dirigé obliquement par rapport à l’axe de la roue, on peut concevoir que l’on emploie deux roues pareilles dont les axes sont parallèles, qui tournent en sens contraires, et dont les ailes obliques sont également placées en sens contraires. L’emploi de ces deux roues, auxquelles il faudrait joindre une rame ou voile servant de gouvernail,
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donnerait de la stabilité à la direction du mouvement, et permettrait de se gouverner facilement en imprimant à l’une et à l’autre des vitesses différentes. Tant que les deux roues auraient même vitesse, la direction du mouvement aurait lieu parallèlement à leurs axes. Ce système a été soumis au calcul par M. Navier j et la connaissance acquise des effets mécaniques produits par les moulins à vent, lui a permis d’apprécier avec une assez grande approximation, l’effort que les roues à ailes obliques pourraient exercer sur l’air, et par le moyen duquel on surmonterait la résistance que ce fluide oppose au mouvement de l’aérostat. Il est évident qu’en supposant l’appareil placé dans un air parfaitement calme, il ne faudrait qu’une force très petite pour lui procurer une vitesse également fort petite; mais la forco nécessaire, qui est, toutes choses égales d'ailleurs, proportionnelle au cube de la vitesse, augmentera très rapidement avec le mouvement imprimé.
La question consiste donc à rechercher quelle vitesse un appareil suspendu à un aérostat et mu par un certain nombre d’hommes , pourrait acquérir. Le résultat du calcul, dans lequel l’aérostat a été supposé sphérique, la surface des ailes égale à celle du grand cercle du ballon, où enfin on a négligé la résistance de la nacelle, est que la vitesse limite qu’on peut obtenir, augmente proportionnellement à la racine cubique du rayon de l’aérostat. Si l’on attribue à ce rayon une valeur de 10 mètres, qui est double de celle qui a lieu pour les aérostats ordinaires ; si l’on évalue à 1 50" le poids de chaque homme et de la partie correspondante de l’appareil, on trouve pour la vitesse maximum que des hommes pourraient imprimer à un ballon, dans un air parfaitement calme, la faible valeur de 2 m. t/3 environ par seconde. Encore ce résultat est-il plutôt trop fort que trop faible. Réciproquement, les hommes pourraient maintenir l’appareil contre la force d’un vent dont la vitesse ne dépasserait pas 2 m. par seconde; or, c’est à peu près à ce terme que les moulins à vent ordinaires commencent à travailler. On peut juger par là que dans l’état le plus ordinaire de l’atmosphère, il seratt impossible de se rendre maître d’un appareil du genre de celui dont il s’agit, et d’empécher qu’il ne fût emporté par les vents.
On ne peut espérer d’ailleurs obtenir des effets plus avantageux en substituant la force de la vapeur à celle de l’homme. En effet, il parait que dans les appareils qui s’exécutent aujourd'hui, le poids des machines ne peut pas être évalué à moins de 750 k. par force de cheval, estimée à 75 k. élevés à 1 m. par seconde, ce qui revient à 60 k. pour une force de 6 k. élevés à i mètre dans le même temps, correspondante à l’action d’un homme. On doit ajouter ensuite le poids du charbon et de l’eau, dont il faudrait faire provision, celui du ballon, de la nacelle et de l’appareil que la machine ferait marcher, enfin le poids des hommes qu’il faudrait embarquer. Ou