‹ Aidemémoire général et alphabétique des ingénieurs (volume 2)Chapitre 57 sur 198 · BRAI— BRAS DES ROUES · texte numérisé non relu

BRAI— BRAS DES ROUES

placé les matériaux. Un déclic, fixé à l’arbre, s'oppose à ce que le fardeau puisse jamais faire rétrograder le cheval. Dans cet étal, la machine prend le nom de bouriquet à cheval.

Il résulte des observations du colonel du génie Pinot, que, à l’aide de cette machine, un cheval peut, en dix heures de travail, chargements et déchargements compris, élever 96 fois, à la hauteur de 14 mètres, le plateau chargé de 0mn,,n.t32 de déblais, soit en tout 12n,am‘.67 qui, à raison du foisonnement de un sixième, fontà très peu près 10mn,,n. Le prix de machine est d’environ 300 francs.

Les localités ne permettant pas toujours au cheval de marcher en ligne droite sur un assez long parcours, on pourra remplacer le treuil par un manège de h mètres de rayon.

BOUSSOLE. (Uoye; Instruments.)

BOUTISSE. Toute pierre qui a en parement sa moindre dimension dans le sens horizontal. Sa plus longue dimension est la queue de la pierre. La boulisse a à peu prés les mêmes dimensions relatives que le carreau.

BRAI. Mélange de goudron liquide, de brai sec ou poix et de quelques matières grasses, telles que les suifs, et qu’on applique sur les ouvrages en bois exposés aux injures du temps . les ponts en bois, les roues hydrauliques, etc., etc.

Le mélange se fait sur le feu, dans une chaudière en fer; on l’applique bouillant, avec une grosse brosse. Pour qu’il remplisse bien son objet, il faut que les bois qu’on veut en enduire soient parfaitement secs. S’ils sont encore verts, le lirai, au lieu de les conserver, hâte leur destruction, parce qu’il renferme la sève et l’empêche de s’évaporer.

L’usage du brai, dans les grandes constructions, exige la plus minutieuse attention afin d’éviter les incendios pendant qu’on l’applique. Le pont de Dax sur l’Adour a été entièrement brûlé en 1822, immédiatement après son achèvement, et malgré toutes les précautions pour le brayer. (Le colonel Emy.)

BRAS DES ROUES. La forme et les dimensions des bras des roues se déterminent par la théorie de la Résistance dhs matériaux, et je n’aurais rien à en dire ici, si je n’avais cru utile de prémunir les ingénieurs contre les fausses applications que la pratique vulgaire en a faites.

Les bras des roues, des volants, etc., sont ordinairement encastrés du côté du centre, comme du côté de la circonférence. Lorsqu’un effort est appliqué de ce dernier côté, le bras tend à rompre aux deux points d’encastrement, et la section du bras qui est située à égale distance de ces deux points, est celle qui présente le moins de chance de rupture. C’est donc bien à tort que l’on grossit le bras

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