‹ Aidemémoire général et alphabétique des ingénieurs (volume 2)Chapitre 58 sur 198 · BRIQUES · texte numérisé non relu

BRIQUES

du côté de l'axe, pour le diminuer de plus en plus vers la jante. La forme générale d’un bras, lorsqu’il est solidement cncastréâ scs deux extrémités, doit présenter la plus petite section en son milieu et des renflements égaux vers chacune de ses extrémités aux points d’encastrements Cette forme est celle que les anciens donnaient aux raies des roues de leurs chars. (Voyez Leçons de mécanique deM. Poncelet.)

BRIQUES. On employait autrefois la brique crue dans les pays méridionaux ; on remplace aujourd’hui la brique crue par le pisé dans les constructions économiques.

Les briques cuites, les seules qu’on emploie aujourd’hui, reçoivent des dimensions assez différentes, mais ordinairement leur longueur est double de la largeur, et l’épaisseur est moitié de celle-ci :

Les plus petites ont ordinairement 0m2 i ou plutôt 0.22 de long , 0.11 de large, 0.055 d’épaisseur.

Les grandes ont 01U32 de longueur, 0.16 de largeur, et 0.08 d’épaisseur.

Choix de la terre. Les meilleures terres à briques sont des terres grasses argilacées. Elles ne doivent pas contenir trop d’argile , car elles se fendilleraient au séchage ; ni trop de sable, parce qu'elles deviendraient trop fragiles. Comme, lorsqu’on recueille la terre à brique, elle est, en général, remplie de matières étrangères, dont il faut la débarrasser, on facilite cette opération en exposant celte terre à l’air longtemps avant de la mettre en œuvre. Elle mûrit alors et la préparation en devient plus facile et mieux faite. Pour avoir des briques de bonne qualité, il faut, comme on le dit, que la gelée ait passé sur la terre, c’est-à-dire qu’elle ait été exposée à l’air pendant tout unhiver. Il est très utile de la bêcher et de la retourner en toussons avant de la livrer à la fabrication.

Briques réfractaires. D’après le général Gassendi, l’argile qui contient plus de ~ de chaux, est impropre à la fabrication des briquesréfractaires. Si l'argile contient, en outre de la chaux, de la magnésie ou de l’oxyde de fer, il convient d’y mêler une certaine quantité de sable très pur.

Une brique est d’autant plus réfractaire qu’elle contient plus de silice, mais dès que la silice en forme les — la brique n’a plus de ténacité. '

Durée du travail. Six hommes, en dix heures de travail, font 175 briques de 0ID32 sur 0,n2 i et 0.08 d’épaisseur (Gassendi).

Un bon mouleur peut, dans sa journée de douze à treize heures de travail, mouler 9 à 10,000 briques de 0m-24 sur 0“13 et 0m06 d’épaisseur, mais il faut qu'il soit bien secondé par les ouvriers qu’il a sous lui. ( Dictionnaire technologique.)

Deux ouvriers et un petit manœuvre font 5 à 6000 briques par jour ( Aide mémoire des officiers du génie.)

BItONZE. 169

En Angleterre, on compte qu’un ouvrier peut, de cinq heures du matin à huit heures du soir, mouler environ 5000 briques.

Cuisson. Doit se faire lentement, et d’autant plus que les briques sont moins sèches.

Il faut 66 heures de feu, et 40 de plus si elles sont récemment faites.

Le refroidissement du four doit se faire lentement, et on n’en retire les briques que huit ou dix jours après avoir cessé le feu.

Consommations. Elles sont mal déterminées. Lorsqu’on cuit à la houille, on compte un hectolitre de houille environ pour 500 briques.

Perte de poids. Les briques perdent du moulage à la dessiccation complète 0.23, et de la dessiccation à la cuisson 0.05.

BKOAZE. Alliage de cuivre et d’étain qui contient en outre quelques centièmes de fer, de plomb, etc. Sa teneur en cuivreet en étain est, d’ailleurs, très variable. Dans les cloches, l’alliage est d’environ 78 cuivre -f- 22 étain } dans les bouches à feu, 90.91 cuivrc-(-9.09 étain. Ona trouvé dans une épéeautique 87.47 cuivre -f-i2.53élain, cl dans une autre épée antique 85 cuivre 1 5 clain ; les clous de la poignée de cette dernière, qui étaient flexibles, contenaient 95 cuivre -j- 5 étain. Enfin le bronze des statues diffère des bronzes ci-dessus, ainsi que de celui des médailles, etc., etc.

En général, le bronze est plus dur, plus tenace et plus fusible que le cuivre; il est d’une densité plus grande que la moyenne des métaux qui le forment. Légèrement malléable lorsqu’il est refroidi lentement, il devient très malléable par la trempe. Sous une assez forte épaisseur, il est imperméable à l’eau soumise à l’énorme pressionde 2000 atmosphères, propriété dont ne jouit pas la fonte qui, en dépit d’une forte épaisseur laisse suinter l’eau et le mercure sous des pressions de quelques atmosphères. On peut consulter l’article Alliage pour les moyens d’analyser les bronzes.

BROUETTE. Machine bien connue, qu’on emploie surtout au transport des déblais et des matériaux. On choisit de préférence, pour sa construction, le saule rouge, l’orme et le bois blanc. Sa contenance est d’environ ~ detnèlrc cube; son poids vide, d’environ 22kil.On compte, dans l’arme du génie, qu’une brouette est hors de service lorsqu’elle a effectué un transport de 2000 mètres cubes de terre à un relais ou 30 mètres de distance environ. II ne faut pas donner moins de 0m50 de diamètre aux roues de brouette.

Transports à la brouette. Lorsqu’on transporte des terres à la brouette, un atelier se compose de piocheurs, de chargeurs et de routeurs. Ces trois espèces d’ouvrier doivent être dans une proportion telle qu’il n’y ait pas de temps perdu (car, dans les main-

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