‹ Aidemémoire général et alphabétique des ingénieurs (volume 2)Chapitre 59 sur 198 · BROUETTE · texte numérisé non relu

BROUETTE

d’œuvre, c’cst surtout le temps qui se paie). Ainsi, d’une part , il no faut point que le rouleur ait jamais à parcourir un espace tel que le chargeur l’attende; de l’autre, il ne faut point que le chargeur attende que le piocheur ait ameubli la quantité de terres nécessaire au chargement de la brouette du rouleur. Le problème consiste donc à faire en sorte que tous travaillent à la fois et sans

interruption. ... ,

Le rouleur ne pouvant parcourir qu’un certain chemin pendant que le chargeur remplit une brouette, la moitié de ce chemin qui forme la longueur de l’allée ou du retour est ce qu’on nomme un relais. Avant de la déterminer nous remarquerons que le relais dépend de la capacité de la brouette, qu’il augmente avec elle, et que, lorsque l’on connaîtra la longueur du relais qui convient à une espèce de brouette, une proportion donnera celle du relais qui convient à une brouette d’une autre espèce.

Or, en prenant une moyenne entre divers résultats, M. le capitaine du génie Vaillant a trouvé 34"'50 pour une brouette chargée de — de mètre cube de terre. Et comme les capacités des brouettes varient en France, de telle sorte qu’il en faut de 20 au moins à 35 au plus pour contenir un mètre cube do déblai, il a formé en nombres ronds la table suivante :

Lorsque 1 mètre cube de déblai est contenu dans

20 brouettes, le relais doit être de 50 mètres.

Le tableau ci-dessus suppose, d’ailleurs, que le chargeur prendra à la pelle et chargera dans des brouettes 15 mètres cubes de déblai dans sa journée, ce qui a été maintes fois confirmé par une foule d’observations. ( Voyez Locchbt.)

Ainsi, quant au temps employé, c’cst la même chose de remplir une brouette qui est le ^ du mètre cube, ou de rouler cette brouette

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