‹ Aidemémoire général et alphabétique des ingénieursChapitre 128 sur 302 · MANÈGE · texte numérisé non relu

MANÈGE

conde, — il peut supporter ce Iravail tous les jours pendant 8 heures, divisées en 2 relais; d’où travail exercé en une seconde =40*“". 5, et travail total par journée =: 1 166100 km.

Le môme cheval, allant au trot, fait parcourir 2” par seconde au point d'application de l’effort moyen qu’il exerce; mais cct effort est réduit à 30 kil., et la durée du travail journalier doit elle— môme s’abaisser à 4 heures 1/2; d’où travail exercé en une sce,onde= 60km., et en une journée 972400 km.

En bœuf, attelé de mémo, exerce un effort moyen=60 kil., lorsqu’il fait parcourir au point d’application de cet effort 0”60 par seconde, et travaille ainsi huit heures sur vingt-quatre en deux relais; d’où travail exercé en une seconde = 36km, et en une journée 103G800 km.

Un mulet, attelé de môme, exerce un effort = 30 kil., fait parcourir au point d’application 0”.90 par seconde, et peut travailler ainsi huit heures sur vingt-quatre en deux relais, d’où Iravail exerce en une seconde — 27km, et en une journée 777600 km.

Un âne, enfin, exerce un effort moyen = 14km., fait parcourir au point d’application 0'".80 par seconde, peut travailler ainsi huit heures sur vingt quatre en deux rejais, d’où travail exercé en une seconde =1 1‘”.2, et en une journée 322300 km.

On ne connaît pas les rayons des manèges qui ont fourni ces résultats, et la longueur de ces rayons exerce une très-grande influence sur l’effet produit, et principalement sur la fatigue que l’animal éprouve. Obligé comme il l’est de laire un tour entier sur lui-mémc pour chaque circouférence qu’il fait décrire au point d’application île son elfort, il résulte, de ce doubla mouvement de translation et de rotation, ce que Dcsayulitrs appelait un entortilletnent qui doit lui causer une gène excessive dans les cercles à petits rayons, en diminuant encore l’effet produit par suite de l’obliquité du tirage.

Voici quelques observations un peu différentes de M. Hachette, et pour lesquelles les rayons des manèges sont donnés .

A Antony, prés Paris, un cheval exerçait un effort = 100 kil. sur l’extrémité d'un rayon = 3“‘. 575, faisait parcourir 0m.37 par seconde au point d’application de cet effort, travaillait ainsi dix heures par jour, d’où travail journalier dépcnsé=1332000km., il élevait ainsi du fond d’une carrière 36000kil. de plâtre de 23™. 4, d’où travail utile =812400 km — 0.63 X travail dépensé.

Trois chevaux, attelés à la fois au manège de la brasserie du Bon-Pasleur, dont le rayon 3™, exerçaient chacun uuefforl=l00 kil., et faisaient parcourir au poiul d’application 0ni.81 par seconde, ils travaillaient ainsi 4 heures 1/2; d’où travail journalier dépensé par cheval = 8 11"' X 16200*= 1312200 km.

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